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Billet de blog 13 janv. 2016

En attendant la justice sociale

un cortège funèbre s'ébranle avec son lot d'inédits, où se mêlent des ressentis désagréables et interrogateurs.

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La justice vient de rendre un verdict politique dans l’affaire des Goodyear. Jusqu’où cela va-t-il aller Mme la ministre de la Justice? Mais la justice n’est pas l’égalité. Pour cela il suffit de voir d’autres contentieux de différentes affaires plus économiques et financières où les traitements ne prennent pas la même orientation. La justice répond à plusieurs injonctions. Rappelons que dans cette affaire, c’est une commande du parquet, les plaintes ayant été retirées. Acharnement politique donc… et de la gauche et, il faut le noter, d’un certains binational en particulier, qui veut et qui instrumentalise le verdict en montrant un courroux et une outrance délirante à cette place de responsabilité tant claironnée, en cela qu’il le fait dans un espace médiatisé, soufflant sur des braises qui lui sont imaginaires. Mais parenthèses, il s’agit de symbolique, le symbolique devenant pour ce gouvernement, l’illumination suprême, dispensant de toute explication rationnelle et de toute cohérence dans la prise de décision. Mais cela permet ou justifie des accotés suicidaires, et en même temps permet des dérapages à tous les niveaux des forces de l’Etat, pardonnés par ceux-là même qui utilisent  le « Symbolique » incapables qu’ils sont de définir des missions, plutôt mus par une politique d’opportunité. De cette façon, ces faits regrettables, ne deviennent que "des incompréhensions" et "de mauvaises interprétations"des messages « symboliques » véhiculés, qui méritent  félicitations pour dévouement aux tâches accomplies, toujours difficiles, cela va de soi , et une petite explication en aparté pour le dérapage, car on ne désavoue pas les corps de l’état en public sous peine d'affaiblissement. « Tout est pardonné » et donc permis?

D’ailleurs n’assistons-nous pas par exemple, dans le cas des fraudes fiscales, à un déni de justice. Ces fraudes sont préjudiciables au fonctionnement de la République, 65 000 000 de personnes ; mais le règlement se fait en catimini, dans les bureaux feutrés du ministère des finances (ou des cultes), à l'écart. A peine voit-on fleurir dans les gazettes, une demi-phrase sur les centaines de millions, difficilement récupérés, alors que ce sont des milliards qui manquent à l’appel,  soit dit en passant. Là c’est la République qui est atteinte, et c’est la population qui devient la cible de ces carences financières : voir l’éducation nationale ou même les renseignements généraux de le police, pour ne prendre que deux exemples bien parlants dans le contexte d’aujourd’hui, dont les effectifs ont été réduits, pire leur service désorganisé. Ces fraudeurs sont-ils binationaux ? s’inscrivent-ils dans un autre monde que celui des djiadhistes, qui veulent détruire notre vivre ensemble, notre façon de vivre, « parisien », aparté non pas jaloux mais interrogateur de la centralisation, car tous nous avons convergé vers ces victimes  de « guerre », alors que peu en retour ne s’émeuvent des suicides ici ou là de nos concitoyens, et surtout pas l’Etat, tels les agriculteurs, ou mort de faim et de froid chômeurs, et même médecin en proie  à une avidité frénétique de contrôle des dépenses de quelques technocrates ou apparentés. Pour moi il s’agit bien d’un djiadhisme des riches, en cela que c’est une véritable religion, sans loi,  appelant  à plus de richesse pour les uns et la mort pour les autres, adeptes de l’orthodoxie financière pour nous et spéculative pour quelques uns. La valeur travail, ils chient dessus.  Voyez dans quel état est l’Europe, pour ne prendre que notre pré carré et ces états fascisants qui se développent, l’Europe qui fait des ponts d’or à ces fraudeurs et attaque les populations, développant la servilité ; pendant ce temps en France, sous l’encouragement d'impatients Européens, on va s’attaquer au code du travail comme solution à la récession et au chômage. Arrêtons nous un instant à ce constat, même si cela fait mauvais genre.  Mais à côté de cela que voyons nous sous les coups portés à nos concitoyens:   des coups de menton du premier ministre, une attitude et des mots de haine, une perte de contenance quasi hystérique, vu à la télé, une submersion d’émotion, peut-être factice, on connait cela dans le milieu politique, et l’orchestration de commémorations, certainement légitimes, qui va des attentats Parisiens,  jusqu’à  la mort de Galabru, le simple Michel, et même, d’une icône chanteur, qui se voit à son tour célébrée car planétaire, parée de tous les ornements de la créativité la plus aboutie de ces dernières années. Tout dans le symbole !!  Etait-ce bien un représentant de la fulgurance des lumières ?? 

La pensée est matraquée par l’événementiel mis en musique par des médias privatisés et/ou inféodés,  l’hystérie symbolique et les jeux émotionnels manipulent les foules . Sont-ce là les nouvelles pratiques politiques et gouvernementales pour amener l’encadrement ou la restriction des libertés et nous livrer pieds et poings liés au front national?,  répondre au chômage de masse avec des mesurettes  en place de condamner  la politique libérale qui n'offre aucune garantie au développement et la survie des êtres humains. Quant à la justice indépendante oui mais pour tous dans un monde d'égalité.

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