EDF : hausses massives de l’électricité​, conséquence directe de la privatisation.

En cause le projet « Hercule » d’EDF qui ne se cantonne pas uniquement à l’espace financier.

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Le procédé, prévoyant la scission de l’opérateur en deux, entraîne plus avant la privatisation et donc la hausse de la facture d’électricité pour les consommateurs.

En Effet, le projet conforte la marche vers un système concurrentiel, déjà synonyme de facture plus élevée pour les consommateurs. Et effectivement, après une hausse de 7% en 2019, la facture devraient à nouveau gonfler au 1er janvier 2020, de 3,5% à 4%, soit approximativement 60 euros par an pour les ménages se chauffant à l’électricité.

D'Après une information du Parisien. Les Français ont pu goûter, depuis dix ans, aux joies de la concurrence avec un kilowattheure bon marché .

Factuellement, alors qu’ une baisse générale des prix était promise, c’est au contraire un mouvement massif de hausse qui s’est produit. Les chiffres d’Eurostat, indiquent que l’électricité, était 30% moins chère que la moyenne européenne, en 2010, contre 17% en 2016.
Alors que la structure de production stagne depuis 2010 et reste à 85% nucléaire, le kilowattheure quant à lui a progressé de plus de 30%

Une transition écologique coûteuse.

Alors que les coûts de production et de commercialisation représentant 35% de la facture en 2017 sont restés stables, ses deux autres composantes : les taxes et les coûts de transport, se sont eux littéralement envolés.
Les taxes représentent à présent près de 35% de la facture et 30% pour les transports.
La cause de cette envolée n,’est autre que la politique de transition énergétique vers les énergies renouvelables, éolienne et solaire en proue.
Cependant le projet « Hercule » envisage d’aller plus loin dans cette mutation, grâce à une filiale en partie privatisée (EDF « vert »).
L’accroissement des taxes étant en grande partie affectée à l’ensemble du système de subvention des éoliennes, panneaux solaires et autres travaux d’isolation thermique.

Des milliards d’euros facturés par EDF aux consommateurs finissent ainsi dans d’autres caisses que les siennes.

Effectivement, RTE, gestionnaire du maillage électrique du pays, explique dans son rapport annuel que le tiers de ses investissements est aujourd’hui consacré à l’adaptation du réseau vers la transition énergétique .

L’ autre facteur d’ inflation renforcé par « Hercule » est la généralisation de la concurrence sur le marché électrique.

David Cayla, économiste à l’université d’Angers explique les effets du programme « Arhen » en ces termes: « Le marché de l’électricité est typiquement celui pour lequel la concurrence est moins efficiente. Mais qu’importe : sous la pression de Bruxelles, la France a dû créer artificiellement un marché concurrentiel de l’électricité. Or les deux énergies les moins chères que sont le nucléaire et l’hydroélectrique sont dans les mains d’EDF, ce qui complique les choses pour les concurrents, qui sont essentiellement des distributeurs qui achètent de l’énergie. Pour que cela fonctionne, EDF a été contraint de fournir à un prix coûtant son électricité nucléaire à ses concurrents ».

En clair pour la concurrence le calcul est simple, où le prix sur le marché européen est inférieur, et ils se fournissent sur le marché de gros, où alors il est plus cher et donc il frappent à la porte d’EDF.

En d’autres termes, dans tous les cas EDF sort perdant, lorsqu’ il pourrait vendre plus cher sa production sur le marché national ou à l’export, il doit la vendre à prix coûtant. Alors que quand c’est moins cher, de par sa production presque constante, il se retrouve avec des surplus dont personne ne veut.

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https://thevoxpopulichanel.com/2019/10/11/edf-hausses-massives-du-prix-de-lelectricite​-consequence-directe-de-la-privatisation

©Darius Fawkes avec journalisme 2.0 pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 11 octobre 2019 à 16:49

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