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Le Club de Mediapart mar. 27 sept. 2016 27/9/2016 Dernière édition

Le symbole Plaza de Mayo utilisé de la même manière que le symbole de la résistance palestinienne, pour satisfaire son ego?

Réédité le 4/02/2011 pour ajouter une précision sémantique qui montre ou bien la méconnaissance ou alors la confusion volontaire de genres et de symboles de la part de l'auteur du billet titre "PLAZA DE MAYO..." dans la réponse qu'il donne à l'un des commentateurs parlant des VIEJAS de la Plaza de Mayo. En Argentine comme d'autres pays d'Amérique du Sud: "Mi vieja", "Mi viejo", "Mis viejos" sont des appélatifs affectueux donnés à "Mon père", "Ma mère", "Mes parents", sans aucune connotation d'âge sauf, évidemment, la générationnelle. Continuer d'utiliser le combat de ces dignes VIEJAS pour soutenir dans le confort et derrière un clavier une demande si éloignée de leurs intentions et des sacrifices engendrées y comprise la perte de leur vie pour certaines, fusse-t-elle cette demande très raisonnable, me semble une insulte supplémentaire ou alors un désir de récrire l'Historie pour effacer le sens de la résistance citoyenne de leur mouvement. Personnellement, cette confusion volontaire ou involontaire, cette appropriation à de fins détournés, de symboles qui devraient rester inscrits dans le patrimoine de l'Humanité, me révolte et je le dis ici, tant qu'il me reste un peu de voix, comme ailleurs.   

Réédité le 4/02/2011 pour ajouter une précision sémantique qui montre ou bien la méconnaissance ou alors la confusion volontaire de genres et de symboles de la part de l'auteur du billet titre "PLAZA DE MAYO..." dans la réponse qu'il donne à l'un des commentateurs parlant des VIEJAS de la Plaza de Mayo.

 

En Argentine comme d'autres pays d'Amérique du Sud: "Mi vieja", "Mi viejo", "Mis viejos" sont des appélatifs affectueux donnés à "Mon père", "Ma mère", "Mes parents", sans aucune connotation d'âge sauf, évidemment, la générationnelle.

 

Continuer d'utiliser le combat de ces dignes VIEJAS pour soutenir dans le confort et derrière un clavier une demande si éloignée de leurs intentions et des sacrifices engendrées y comprise la perte de leur vie pour certaines, fusse-t-elle cette demande très raisonnable, me semble une insulte supplémentaire ou alors un désir de récrire l'Historie pour effacer le sens de la résistance citoyenne de leur mouvement.

 

Personnellement, cette confusion volontaire ou involontaire, cette appropriation à de fins détournés, de symboles qui devraient rester inscrits dans le patrimoine de l'Humanité, me révolte et je le dis ici, tant qu'il me reste un peu de voix, comme ailleurs.

 

 

 

 

 

Les cures de désintox, c'est connu, comportent pas mal de rechutes.

Très rigoureuse dans le suivi de ma propre cure depuis trois ou quatre jours, je ne sais plus, je suis venue ce matin profitant de mon attente de passage en gris, lire un peu ce que produit le Club.

Hélas, je ne suis pas allée très loin. Saisie d'écoeurement en ouvrant le billet titre "PLAZA DE MAYO..." j'ai tout de suite arrêté ma consultation maladive.

 

Mais, j'ai du mal à passer à autre chose. J'ai du mal à l'Humanité.

Pour édification de ceux plus jeunes qui ne savent peut-être pas, voici ce qu'est en vérité "la Plaza de Mayo":

"Une association de mères dont les enfants ont disparu sous la dictature en Argentine, voit le jour le 30 avril 1977. Cette organisation de protestation émerge comme la principale force de résistance au gouvernement de Jorge Rafael Videlaqui devra rendre des comptes sur les quelque 30 000 disparus de la «sale guerre», entre 1976 et 1983.
Désireux d'extirper les éléments subversifs, les militaires qui prennent le pouvoir en Argentine en 1976 exercent une sévère répression (la sale guerre). De 20 000 à 30 000 personnes sont enlevées ou simplement éliminées. Bien que toute assemblée publique soit interdite, des mères, dont les enfants ont disparu, s'entendent sur une stratégie de résistance.

Le 30 avril 1977, 14 femmes se réunissent sur la Plaza de Mayo, au centre de Buenos Aires. Habillées en noir, elles portent des mouchoirs blancs sur lesquels sont écrits les noms des enfants disparus.

Leur marche silencieuse d'une demi-heure marque la naissance de l'Association des mères de la Plaza de Mayo. Rapidement, elles deviennent des centaines à marcher ainsi chaque jeudi. Défiant la répression, elles captent l'attention de l'Argentine et du monde entier. Toutefois, certaines participantes, dont une des fondatrices du mouvement, Madame Azucena Villaflor, sont enlevées et disparaissent à leur tour. Les mères de la Plaza de Mayo sont des femmes ordinaires, certaines n'ayant même pas complété leurs études primaires. Aussi, les autorités peuvent difficilement les qualifier de subversives. Symboles de la lutte pour les droits de la personne, elles continuent, une fois la dictature renversée en 1983, à lutter pour que la lumière soit faite sur les enlèvements. En 1986, une faction radicale quittera le mouvement et s'engagera dans une lutte pour une révolution sociopolitique.

Le corps de Madame Villaflor, 1aaf69120080528143711046.jpgainsi que ceux de deux autres mères enlevées, seront découverts en 1985. Les cendres seront déposées au pied de la pyramide de la Plaza de Mayo.

Le combat de ces femmes pour le respect des droits humains sera récompensé à maintes reprises, notamment par le prix de l'éducation pour la paix de l'Organisation des Nations unies en 1999.

 

Source: http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=831

 

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Comment faire pour remettre ce monde à l'endroit?

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