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Billet de blog 5 juin 2015

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"Zibig" et le "TITTYTAINEMENT" - ou "Quand les cons se mettent à penser".

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Une vidéo introductive très intéressante (pour ne pas dire incontournable : Michel Drac - Portrait de Brzezinski , l'inventeur du "tititainement"(https://youtu.be/j2mmkYBNInw )
Voir également sur ce sujet,  Michea : "l'invention de l'ignorance" 

 
(Ajoutée le 8 juil. 2013- L'intégralité de cette émission, parmi prés de 200 autres, en écoute et Podcast gratuit sur : http://meridienzero.hautetfort.com/ )

... Et un article Sur ALTERMEDIA:

Les outils du mondialisme: le "tittytainment"

Publié le août 22, 2009 | Par AMIFr

Le tittytainment est un terme désignant la propagande destinée à protéger les principes capitalistes et néolibéraux qui dirigent la mondialisation.

C’est une forme qualifiée de censure, propagande et désinformation dont l’objectif fondamental consiste à minimiser, aux yeux des citoyens des pays démocratiques occidentaux, les effets nocifs que le type particulier de mondialisation qui est développé dans le monde était en train de causer, dans la majeure partie de la population mondiale, ainsi que dans l’écosystème.

Le mot tittytainment fut utilisé en 1995 par le désormais célèbre Zbigniew Brzezinski, membre de la commission trilatérale et ex-conseiller du Président des États-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier « State Of The World Forum », dans l’Hôtel Fairmont de la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était de déterminer l’état du monde, de suggérer des objectifs et des objectifs désirables et proposer des principes d’activité pour les atteindre, et d’établir des politiques globales pour obtenir sa mise en œuvre.

Les leaders réunis à San Francisco (Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. 80% de la population restante ainsi s’avérera superflu, ne disposera pas de travail ni d’occasions d’aucun type et nourrira une frustration croissante.

C’est ici qu’est entré en jeu le concept exposé par Brzezinski. Ce dernier a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait sa frustration et ses protestations prévisibles. Le même Brzezinski explique l’origine du terme tittytainment, comme une combinaison des mots anglais « tits » (« poitrines » en jargon américain) et « entertainment » qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles, mais au contraire, comme allusif à l’effet endormant et léthargique que l’allaitement maternelle produit chez le bébé quand il boit.

Voici un extrait du livre « Le piège de la mondialisation » expliquant clairement le processus:

« L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».

Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.

Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.

Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour le survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires. C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.

L’expression « tittytainment », proposée par ce vieux grognard de Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »

(Hans-Peter Martin, Harald Schumann, Le piège de la mondialisation, Solin Actes Sud, page 12)

Ca fait plus de trente ans que ma télé me sert à regarder que du scientifique, des concerts et de me fendre la gueule sur la mise en scène des informations et de sa désinformation qui a pour but de vous mettre dans la terreur et la peur en permanence. Pendant ce temps d’autres sont devant le feuilleton de drâmes du monde des riches, des soaps, des jeux de fortune, big brother ou sercret story. Brzezinski a bien raison quand il parle de tittytainment. On essaye de dévier l’humain des problèmes réels de la vie et de la politique par des imbécilités de la sorte.

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