France: l'affaire Rokhaya Diallo, une forme datée de la ségrégation

Rokhaya Diallo : 'La déclaration du président du CRIF est ouvertement raciste et islamophobe.'

Photo: Rokhaya Diallo

L'attitude de la maire du 20ème arrondissement de Paris à l'égard de la militante et essayiste Rokhaya Diallo surprendra peut-être les non averti(e)s...et celles ou ceux qui feignent ne pas être au courant.

Mais force est de constater encore une fois, qu'une certaine gauche moralisante ne concède une toute petite liberté d'expression publique à la diversité noire africaine, uniquement lorsque cette dernière sert de relais fidèle et servile à une pensée unique; et/ou ne brille pas particulièrement par la pertinence de ses analyses et convictions propres (éminemment contestables). La préférence ira donc toujours à celles et ceux qui se cantonnent au remplissage des salles de meetings, aux tâches ménagères et de sécurité, voire au "racolage actif" voulu "solidaire" ici, "partisan" là, "militant" à n'en plus finir....

Bref l'affaire Rokhaya Diallo est ainsi le miroir grossissant de cette bonne vieille conception de la représentation politique chère à certain(e)s "grand(e)s camarades": une division ethnicisée du débat public, qui confine dangereusement à une forme datée de la ségrégation .

Chut.....Il ne faut surtout pas le dire!

Joël Didier Engo

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.