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Le Club de Mediapart ven. 29 juil. 2016 29/7/2016 Édition de la mi-journée

Maternelle « nouvelle génération » et prétextes comptables : que valent les enfants de ZEP ?

C’est une école maternelle de ZEP, au quartier des 4 chemins, à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Le mardi de la rentrée, 14 classes accueillent près de 300 enfants à l’école Jean Lolive. Vendredi, l’inspecteur estime que les effectifs justifient que l’on supprime une classe (entendre : refondre la composition de toutes les classes) et l’annonce aux parents.

C’est une école maternelle de ZEP, au quartier des 4 chemins, à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Le mardi de la rentrée, 14 classes accueillent près de 300 enfants à l’école Jean Lolive. Vendredi, l’inspecteur estime que les effectifs justifient que l’on supprime une classe (entendre : refondre la composition de toutes les classes) et l’annonce aux parents. Mais se fonder sur les effectifs de présence trois jours après la rentrée, alors que l’on sait bien que certaines familles ne sont pas encore rentrées de l’étranger, que d’autres arrivent tout juste à Pantin, ville dont la population connaît chaque année un important renouvellement, et que plusieurs enfants sont malades (certificats médicaux à l’appui), c’est bien pratique pour fermer une classe sur des arguments comptables. Aujourd’hui, pourtant, ce sont 330 enfants qui se sont présentés à l’école. Avec 13 classes, la moyenne maximale de 25 enfants par classe, obligatoire en ZEP, sera dépassée. Cela donnera ainsi des classes de moyenne section de maternelle à 27. Là, pourtant, cela ne fait plus réagir l’inspection d’académie, preuve s’il en fallait que l’argument comptable est un prétexte et non la raison de cette suppression. Qui s’en soucie ? Dans cette école qui applique scrupuleusement la politique d’intégration d’enfants handicapés, on sait aussi que 25 par classe, c’est déjà trop.

 

 

Ce qui fera peut-être la différence avec d’autres écoles du 93 qui subissent ces méthodes, c’est que parents et enseignants de l’école Jean Lolive se mobilisent. Avec amertume face à une traduction très concrète de la politique de suppression de postes. Avec effarement quant il faut déployer tant d’énergie pour que les choses aient une chance de rester simplement décentes.

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épilogue: après mobilisation parents/enseignants, signature d'une pétition par 300 parents, menace d'occupation de l'école, divers médias alertés, et participation de trois parents de l'école à une délégation à l'inspection d'académie à Bobigny, nous avons obtenu le maintien de la classe... et une chouette façon de consolider le lien parents / enseignants dès le début de l'année !

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L'auteur

Johanna Siméant

Enseignante / chercheuse en science politique

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