La vie après la mort.

Ce texte sur la mort, est un petit hommage aux victimes de l’épidémie, ainsi que tous les autres.

Les restrictions sanitaires commencent à se lever en France, la vie reprend doucement son cours, un peut comme une renaissance après un long moment de coma artificiel, pour endiguer l’épidémie du covid 19.

Mais qui a t’il après le décès d’une personne ? L’âme humaine continue t’elle d’exister ou finit-elle pas se dissoudre dans le temps, comme le corps humain ? Les religions et plusieurs spiritualités apportent chacune leurs propres réponses et interprétations. Malheureusement, aucun défunt n’est revenu pour nous apporter son propre témoignage post-mortem.

La mort demeure un mystère, mais elle est surtout emprunte d’émotions, tant sur l‘être vivant qui redoute sa venue, que sur l’entourage, qui regrette la perte d’un être chère.

Perdre un enfant, un proche ou un parent est une triste expérience, parfois incontournable, et difficile à surmonter par moment. Lorsque cela arrive, on essaie de donner un sens à cela : il sera heureux maintenant, il faut lui rendre hommage, ou lui faire justice.

La fin la plus digne que l’on puisse souhaiter, c’est de disparaître sans souffrir, et surtout, en ayant accompagner ses enfants jusqu’à l’âge adulte, en effet, laisser des enfants en bas âge est quelque chose de dramatique.

Mais si ce parent finit par s’en aller, que ce soit à cause d’un virus ou pour une autre raison, celui-ci a bien une vie après la mort. Non, ce n’est pas une voix ou un esprit qui est venu en témoigner, mais ce qui témoigne que le parent continue d’exister, c’est toutes ces expressions qu’il a laissé sur le visage de ces enfants et petit-enfants. Certaines de nos humeurs aussi, ont sûrement une histoire à nous raconter. Toutes ces idées, ces savoir-faire, ces services qu’il a partagé tout autour de lui, tous ces souvenirs, bon ou moins bon, qu’il a laissé à ces proches témoignent qu’il vie encore. Toutes ces fondations qu’il a érigé, ces tâches banales et ces missions qu’il a accompli dans le cadre de son travail et qui existe encore, témoigne qu’il n’est pas mort, mais ce qu’il a accompli, existe encore et va perdurer dans le temps.

Nos parents, ainsi que nos lointains ancêtres, continuent bel et bien d’exister à nos côté, il ne faut pas les oublier. Peut-être ne nous voient-ils pas, mais nous, nous pouvons les voir à travers nous-mêmes. La question de l’identité ne doit pas être posé seulement à l’étranger, mais elle se pose à chacun de nous.

Si la mort marque la fin d’une vie, ce que nous avons accompli sur terre en revanche, continue de vivre, bien au-delà de ce que nous pensons.

Il y a une bien une vie après la mort...

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