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Le Club de Mediapart mar. 27 sept. 2016 27/9/2016 Édition de la mi-journée

Marine de la Moissonière : premier prix du journalisme des radios francophones publiques.

 

Billet repris le 16 décembre 2013 à l'occasion de l'attribution du 1er prix du journalisme des radios francophones publiques, le dimanche 15 décembre 2013. Bravo à elle.

C’était sur France Culture le 4 janvier 2013 : « Les Enfants perdus de l'Espagne », un Magazine de la rédaction de Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

« On prend leurs enfants à des mères célibataires ou issues de milieux modestes, et on les vend à des familles qui ne peuvent pas en avoir ». Peut être des centaines de milliers d’enfants ont ainsi été volés en Espagne de 1940 à la fin des années 1980. Il s’agissait de sauvegarder « l’hispanité » en soustrayant ces enfants à leurs parents républicains car il y a une « propension dégénérative des enfants ayant grandi  dans une atmosphère républicaine »,  il fallait aussi les protéger du communisme et surtout préserver les bonnes mœurs et la morale catholique.

Aujourd'hui, « Des familles retrouvent au mieux des certificats de naissance falsifiés et parfois des petits cercueils vides à la place du nouveau-né que l’on croyait disparu. »

Ces horreurs restent impunies en 2013 car la justice espagnole refuse d’en entendre parler et que l’Eglise « du Dieu d’amour » qui a joué un rôle clef dans ces rapts refuse obstinément d’ouvrir ses archives.


En ces temps de défilés hystériques, il n’est peut-être pas inutile de demander des comptes à cette si vertueuse Eglise catholique qui se pique de diriger les consciences de ses ouailles et, surtout, de ceux qui ne lui ont rien demandé.

A écouter ici :


http://www.franceculture.fr/emission-le-magazine-de-la-redaction-les-enfants-perdus-de-l-espagne-2013-01-04


http://www.franceculture.fr/oeuvre-les-enfants-perdus-du-franquisme-de-montse-armengou

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Tous les commentaires

 

WATAYAGA,

Vous me faites bondir avec votre "famille normale" que vous vouez aux gémonies.

La "bonne" famille serait donc l'opposé : c'est à dire n'importe quoi ?

Si l'on n'est mu que par l'intérêt des enfants : encore une fois, par le souci de rechercher les conditions qui leur permettent d'arriver à l'âge adulte en bonne santé psychique, affective et physique, et par conséquent en mesure de développer toutes les potentialités qui sont les leurs, on n'oublie pas un certain nombre de choses :

- Même si E.Badinter conteste l'existence de l'instinct maternel, l'amour parental existe, et cet amour parental n'est pas éprouvé, pour un enfant déterminé, par les adultes qui ne sont pas ses parents,

- Ce qui est considéré socialement comme de la maltraitance avérée est généralement le fait des partents (en mauvaise santé psychique), mais la maltraitance généralisée, celle qui touche presque tous les enfants par manque (voulue) de connaissance des besoins de l'enfant, par le principe de la priorité de l'adulte sur l'enfant, par obéissance aux idéologies dominantes, par égoïsme ou nécessité (garde et école par des tiers) etc.etc..., c'est le résultat de l'organisation sociale dans laquelle l'Etat est beaucoup plus responsable que l'église, catholique ou autre,

 Je rappelle ce que j'ai écrit ci-dessus, la nature (la vie) est un guide. Ce qui existe (avant tripotage par les humains) est forcément viable (!), les formes de vie (qui ont poussé en abondance si l'on en juge d'après ce qu'il en reste) non adaptées, ont forcément disparu. Ce qui veut dire que chaque fois qu'on déroge à une règle naturelle (ici en recommandant la procréation et (ou) l'élevage par des tiers), on prend des risques.

Arrêtons de nous prendre pour de grands Maîtres capables de nier les principes de la reproduction. Ne nous laissons pas emporter par :

- l'autorité de l'Etat (déportation d'enfants, maltraitance institutionnelle, complicité avec les idéologies dominantes etc...)

- notre adhésion à ces idéologies (féminisme, individualisme, principes éducatifs autoritaires, religions, libéralisme etc..

S'il vous plait, écoutez et observez seulement les enfants (et avant qu'ils ne soient pervertis).

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