Violence d'État contre "Gilets jaunes"!

Inédit le rassemblement populaire qui se prépare samedi. Par centaines de milliers, les gilets jaunes manifesteront à Paris et dans presque toutes les villes du pays. Trois revendications coalisent les citoyens: pouvoir d'achat, écologie, démocratie. Les assemblées citoyennes ont adressé des cahiers de  doléances à leurs élus, au gouvernement, au président de la république. Les choses sont claires. Pour sortir de la crise, le gouvernement doit répondre clairement aux demandes des "gilets jaunes". Un certain nombre de propositions apparaissent: 200€ pour le smic et les minima sociaux, blocage des prix à la pompe, rétablissement de l'impôt sur la fortune pour les financer, une prime de noël pour  les handicapés, prêts bancaires à taux réduit pour le logement, les petites entreprises, les crédits à la consommation. Sofinco,  Cofidis, Cetelem, Cofinoga et d'autres se font de l'argent sur  notre dos. Avec notre pognon de dingue.

Le sommet de l'État ne sait plus où donner de la tête. Affolement des ministres qui savent qu'ils vont devoir revenir sur leurs décisions néfastes pour  le pays. Les lycéens réclament la fin de "Parcours sup" qui les sélectionne et réduit les filières de formation. La réforme du bac doit être retirée.  Blanquer blablatte. Faut le démissionner. Edouard Philippe va sauter. Castaner, ministre de la "castagne" doit démissionner pour incapacité à protéger les jeunes et les manifestants. deux solutions se présentent. Soit le gouvernement calme le jeu en décidant les mesures de sortie de crise, soit le pouvoir s'engage dans une voie dictatoriale avec les interdits de manifester, de se réunir, de se parler. Jeu dangereux et irresponsable.

Macron doit vite parler au pays. Qu'il mesure bien les mots employés et les propositions. Nous attendons avec sérénité et confiance. Macron ne peut diriger contre son peuple. Ensemble créons les assemblées citoyennes, décidons et agissons!

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