C'est assez...! À quand le retour de la démocratie?!

        Et le CETA d'ailleurs, c’est quoi? Le petit frère du TAFTA en fait, vous savez, le projet de libre échange entre les Etats-Unis et l’Union Européenne auquel la France a fini par s’opposer. Alors exit le TAFTA et bonjour le CETA. Et c’est assez malin je dois dire, car à la place des Etats Unis, le traité de libre échange se fera entre l’Union Européenne et le Canada. Oui oui, le Canada. Parlons un peu géographie voulez vous, il suffit de visualiser le grand pays collé aux Etats Unis, mais qui, on en est sûr, n’à rien à voir avec eux. Ou si peu … « Les relations entre le Canada et les États-Unis constituent probablement un des rapports les plus intimes et les plus approfondis qu'entretiennent deux pays dans le monde. Le caractère particulier de ce lien se manifeste par le nombre étonnant d'échanges bilatéraux entre les deux pays : la valeur quotidienne des biens et des services échangés, ainsi que des revenus de placement représentant 1,2 milliard USD - de même que par les 200 millions de citoyens américains et canadiens qui franchissent la frontière canado-américaine chaque année. » Ah, raté.
Nous qui pensions échapper aux poulets chlorés des Etats-Unis grâce à la prise de position intéressante de la France face au TAFTA nous nous retrouvons la tête dans le chlore de nouveau via le CETA. Que s’est-il passé? Le peuple s’est il soudainement révolté, souhaitant par dessus tout l’abolition des frontières et la fluidification des marchés économiques? Les industriels, agriculteurs, éleveurs vont du coup voir leur pouvoir d’achat exploser, augmenter avec tous ces nouveaux marchés mondiaux qui s’ouvrent à eux. Ah la libéralisation, la mondialisation, le capitalisme. Mais comment se fait-il que nous, français, ayons pu passer à côté de ce traité et de son vote en France. N’a t-il pas été médiatisé, dévoilé, discuté afin d’informer ? Rappelons tout d’abord que l'accord était censé rentrer en application sans le vote de l'Assemblée Nationale et qu’il était prévu que ce vote n'ait lieu que plusieurs années plus tard. Malgré cela, l’accord aurait été valide immédiatement et applicable tout de suite. 77 députés de l'aile gauche du PS (sur 288 députés socialistes) se sont indignés contre ce procédé anti-démocratique et ont alors co-signé un courrier demandant à F.Hollande de s’opposer à l’application provisoire du CETA. Alors qu’un vote devait avoir lieu au sein de la Commission des Affaires Étrangères, le gouvernement, prenant peur, a simplement menacé ses propres députés de gauche de la commission des affaires européennes avant de les faire remplacer par d'autres députés PS, plus libéraux. Une résolution exigeant l'entrée en vigueur immédiate du traité avant le vote de l'assemblée nationale a été voté et c’est comme ça que la France a dit oui. Enfin la France, nous nous comprenons…Cela paraît impossible tant c’est surréaliste. Nous vivons en démocratie, les élus sont là pour nous représenter et non pour défendre leurs propres intérêts, sinon en effet, quel intérêt d’avoir des élus. La règle du jeu pour le CETA est simple, un seul pays s’oppose au traité et il est refusé. Après avoir attendu un sursaut de la part des représentants français, nous étions presque résigné mais le salut est venu de Paul Magnette, Président-Ministre de la Wallonie qui s’est fait le porte paroles de son peuple et s’est courageusement opposé au CETA. C’en était fini, cris de joie et pleurs dans les chaumières, le petit pays a vaincu la grosse Europe, la démocratie du peuple l’a enfin emporté sur les élites politiques, les oligarchies, nous sommes heureux, comblés, sauvés nous sommes… Pardon non, le CETA vient d’être signé à Bruxelles. Tout est normal, c’est beau d’être européen. La grande, la belle Europe. 
Je lève la tête de mon écran, je regarde par ma fenêtre, tout est calme, pas un bruit. C’est reposant, c’est apaisant, c’est… Mais merde, il ne devrait pas y avoir la révolution là ?! On vient de s’asseoir sur la démocratie, une fois de plus, et on continue de sourire gentiment en hochant la tête ! La démocratie c’est comme en amour, plus t’es gentil et plus tu te fais enfler. 

           La démocratie, selon Alain, « n’est pas dans l’origine populaire du pouvoir, elle est dans son contrôle. La démocratie c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans, ni tous les ans mais tous les jours. »
Bref retour en arrière, primaire de la gauche en 2012 qui verra le sacre de F.Hollande comme représentant du PS aux élections de la même année. Manuel Valls, également candidat à cette même primaire n’obtient que 5% des suffrages. 5,63% des votants de la primaire c’est peu, à peine 150 000 voix. Et c’est ce même homme qui est aujourd’hui à la tête de 66 millions de français. Est ce cela la démocratie ? Qu’un homme exclu du pouvoir par les votants de son parti puisse tout de même se trouver en position de décider de l’avenir de la France et de sa mondialisation au sein de l’UE.
Quelle aurait pu être la forme démocratique de ce traité ? Un référendum parait être la solution. Revenons en arrière. 2005, sous J.Chirac, les français ont été appelé à se prononcer par référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le soir du 29 mai 2005, le couperet tombe. Pas loin de 55% des Français refusent ce texte qu’on leur vend pourtant comme la panacée. Trois jours plus tard, les Pays-Bas emboîtent le pas à la France et le traité est renvoyé aux oubliettes, pour longtemps croit-on alors. C’est sans compter sur l’arrivée de N.Sarkozy en 2007 qui signe, quasiment clef de l’Elysée en main, le traité de Lisbonne. En 2012, un référendum sur les traités européens est souhaité par 72% de la population selon un sondage CSA. Ce référendum n’aura pas lieu et les traités seront votés. F.Hollande a retenu la leçon de 2005, il ne faut pas se fier au peuple. 2005 sonne l’année du dernier référendum proposé en France, soit plus de onze ans sans que le peuple n’ai été consulté de manière directe, ses seuls moments d’expression se retrouvant dans les élections législatives et présidentielles soit un vote tous les cinq ans.
Le problème de nos politiques, de nos représentants français, c’est qu’avant d’oeuvrer pour le peuple, ils oeuvrent pour eux même et sont soumis à la Troïka. Pour l’Europe et donc la France, la troïka est formée de la Commission Européenne et de son chef Juncker (impliqué dans l’affaire des Luxleaks mais non inquiété pour autant alors que les deux lanceurs d’alerte croulent sous les dettes et ont écopé de sursis), C.Lagarde au FMI (accusée de négligence dans une affaire de 2008 mais qui n’a toujours pas été jugée et occupe encore une fonction internationale) et la Banque Centrale (qui prête à taux 0 aux banques privées mais à taux variables selon les pays, majoritairement des taux élevés aux pays en difficultés). Ah les banques, ce formidable outils démocratique au service de la population. Elles nous pillent constamment mais quand elles vont mal, c’est évidemment le contribuable qui les renfloue. Ce n’est pas comme s’il y a déjà des années Henri Ford avait déclaré : « il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire parce que, si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin » Mais tout va bien car loin d’être à la botte de la finance, Hollande en a fait son ennemi numéro 1, son combat. Enfin ça c’était pendant sa campagne, avec son fameux discours au Bourget car en définitive, Hollande ne cesse de glorifier cet ennemi et de le rendre toujours plus puissant, jour après jour. Drôle de définition du socialisme. Et le pire c’est que cet exemple n’en est qu’un parmi des centaines, des milliers. Les gouvernements se foutent de nous, et ils ne prennent même plus la peine de se cacher pour faire passer en force des lois contre lesquelles le peuple a montrer son opposition. Je pense évidemment au récent 49.3 utilisé par M.Valls sur la loi travail, loi travail commanditée elle même par la commission européenne et que la France devait absolument faire passer sous peine de pénalités. Un gouvernement socialiste qui fait passer en force une loi libérale, il y a comme quelque chose qui cloche…
PS, LR, PR, LS, PL, SR, on ne sait même plus quels sont les partis politiques tellement les deux se ressemble sans pour autant s’assembler. En effet, lorsque le gouvernement de N.Sarkozy propose des projets de loi les socialistes à l’assemblée votent contre, en revanche, quand le gouvernement socialiste propose les mêmes projets de loi, les Républicains de l’assemblée votent contre, par devoir d’opposition, sans réfléchir à ce qui est proposé. C’est à se rendre fou ! Encore une fois, leurs intérêts prédominent sur ceux des français et c’est à qui gagnera la petite guerre entre les deux grands partis préférés de la presse. 

        La Presse, parlons en, on le sait mais il est toujours bon de rappeler à qui appartient quoi. Ou plutôt quelle information est autorisée à la diffusion et par qui... Le co-fondateur de Mediapart, e-journal indépendant, nous met en garde sur le problème des informations et de leurs diffusions  "La presse doit être indépendante des puissances financières. Progressivement ce lègue, garant d'une démocratie a été balayé.10 milliardaires qui possèdent la totalité de la presse Martin Bouygues TF1; Bolloré Canal +, Patrick Drahi avec Libération, L'Express, BFM et RMC; Xavier Niel avec Le Monde et L'Obs ect. La presse est muselée. ». Le film Les nouveaux chiens de garde (de S. Halimi) par exemple, explique notamment que les journalistes ou experts qui passent à la télé sont toujours les mêmes et qu’ils défendent très souvent une idéologie capitaliste au service des politiques. Le film dévoile une certaine forme de copinage entre hommes politiques et journalistes. Où est le contre pouvoir dans ces cas où les journalistes n’ont plus cette distance, nécessaire à une prise de position objective. Alain Minc, conseiller politique et économiste, clamait sans cesse la grandeur des Etats Unis et a persisté, même après la crise des subprimes, à les définir comme le pays rêvé en bénéficiant toujours du même temps de parole sur les plateaux et sans aucune remise en question de sa part ou de celle de ses confrères. Pourquoi ces « experts » ne cèdent ils pas la place à des inconnus, réellement expert qui ne rechercheraient que l’apport de connaissance et non à s’auto-congratuler sur un plateau entre amis. Comme Bourdieu le dit si bien, « les faits divers font diversion ». Sans rentrer dans le détail, sans approfondir, sans informer, le but est de divertir, de faire peur, de rendre heureux mais surtout pas d’informer. L’affaire du burkini cet été a complètement effacé l’ignoble 49.3 et la loi travail, le burkini a même réussi à cacher, sous sa longue robe, l’affaire du terroriste de Nice… Beau coup de poker qui s’est avéré payant.
Où sont les F.Lordon, les E.Chouard, les F.Ruffin, les E.Todd, les A.Lancelin et tous les autres qui essayent de faire émerger des vérités en écrivant dans des journaux indépendants, financé au lance pierre par des lecteurs passionnés et avides de vérités. Le monde diplomatique; Fakir; Décroissance; Ballast; Mediapart, ces noms de journaux sont encore trop peu connus du grand public qui malheureusement n’a souvent que JP.Pernault ou D.Pujadas comme repères. Est ce normale que toutes les informations réelles qui nous parviennent actuellement ne soient le fruit que de journalistes indépendants ou pire, de lanceurs d’alerte. Comment est il possible que dans un pays démocratique, il faille compter sur le sacrifice humain de citoyen lambda courageux, pour que des informations soient révélées et que de réels scandales éclatent. Est ce normal qu’A.Deltour et R.Halet écopent de 18 mois de prison avec sursis dans l’affaire du LuxLeaks quand JC.Juncker se trouve toujours tranquillement installé à la tête de la Commission Européenne. Est ce normal que des entreprises privées aient pu les menacer, saisir leur matériel sans que rien ne soit retenu comme charges contre ces vols. Est ce normal que là où les politiques se servent de l’argent public, les lanceurs d’alerte soient endettés et aient un casier. Il y a une multitude de métiers qu’ils ne pourront désormais plus exercer avec un casier judiciaire, ah si seulement ils avaient été puissants … Ils pourraient se retourner et se présenter aux présidentielles, pour diriger la France pas besoin de transparence …! Quand on voit que L.Ruquier, Y.Barthes et JJ.Bourdin ont été jugé récemment journalistes politiques les plus impertinents, il est de bon ton de se demander ce qui est attendu d’un journaliste politique et cela devrait nous alerter sur le prestige perdu de cette fonction. De même que quand Léa Salamé prend à parti E.Plenel en lui rétorquant qu’il n’y a pas de communautarisme, on se demande alors pourquoi elle n’a pas hésité une seconde à changer son vrai prénom libanais, Hala, en Léa, il y a de quoi rire. Sauf que tout cela n’a rien de drôle, bien au contraire car ces journalistes sont écoutés du grand public et bien trop souvent soumis aux oligarques qui les possèdent et qui eux mêmes sont étroitement liés aux hommes politiques qu’ils interviewent. Un dernier exemple que je trouve assez parlant, M.Valls, de passage en Israël, s’est fait interviewé en simultané par quatre « journalistes », A.Malherbe (BFMTV), P.Amar (i24news), C.Barbier (L’Express) et L.Joffrin (Libération). Plutôt positif, quatre journalistes pour cuisiner un seul homme politique. Sur le papier cela peut en effet prêter à confusion car l’interview a été verrouillé du début à la fin. Par les quatre, et pourquoi ? ls ont tous pour patron Patrick Drahi. L’homme d’affaires israélien, lié à M.Valls, est à la fois actionnaire de Libération à 80 %, propriétaire des magazines du groupe belge Roularta (dont L’Express), fondateur de la chaîne d’information israélienne i24news et, depuis peu, co-propriétaire de NextRadioTV, le groupe d’Alain Weil possédant BFMTV, BFM Business et RMC. On comprend alors facilement que cette interview politique n’a alors de politique que le nom. Les vrais journalistes, puisqu’il faut maintenant distinguer les vrais des faux, n’hésite pas à alerter sur ce manque de transparence et cette non objectivité affichée. F.Arfi, journaliste à Mediapart, e-journal indépendant nous alerte sur le fait qu’ « en France, sept milliardaires contrôlent 95% de la production journalistique. Ces patrons de grands groupes ne sont pas des journalistes. Ils sont marchands d’armes, hommes d’affaires, banquiers, bétonner. Et ils peuvent dire « oui je censure » dans une émission de télé. Là nous ne sommes plus dans une démocratie. Parce qu’on vole aux citoyens le droit fondamental de savoir. »
Le film Merci Patron de F.Ruffin a permis de faire émerger des anomalies, des inhumanités du groupe LVMH et de son président B.Arnault et pour autant qui s’élève, où est le boycott de cet homme et de ces produits ? Notre train de vie, nos papilles ont elles plus d’importance que la vie d’un couple, de centaines de couples vivant dans la misère après avoir été injustement licenciés. Tous ces faits devraient nous alerter, nous amener à manifester pour plus de décence, de dignité humaine mais l’argent et le pouvoir ont réussi à nous museler nous aussi et notre confort de vie prédomine bien souvent sur l’empathie « en actes » que nous devrions avoir.  A.Huxley décrit très bien ce que serait selon lui la dictature parfaite, ce « serait une dictature ayant les apparences de la démocratie. Une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude »…

 Nous voilà donc de retour à notre point de départ, où est la démocratie dans notre pays ?
Les hommes politiques jurent qu’ils en sont les garants, faisons un rapide tour d’horizon de nos différentes « chances » (le mot est faible…) d’avoir un nouveau Président enfin intègre et proche du peuple.
        Au niveau de la « gauche »,
A.Montebourg tout d’abord, qui après les échecs de Florange, A.Mittal et Goodyear a été limogé du gouvernement. Nous nous retrouvons donc face à un homme ayant déjà appartenu à un gouvernement et n’ayant pas réussi à faire ses preuves, face à un homme ayant retourné sa veste, ayant menti, trahi et ce n’est pas M.Aubry qui dira le contraire (elle a affirmé avoir été trahi par l’homme made in France en 2012 lorsque celui ci a viré de bord pour finalement soutenir F.Hollande), ni les employés de Goodyear à qui il avait promis protection et travail pour finalement leur demander de se résigner, pour préserver l’image de la France (un excellent article de F.Ruffin qui le détaille avec beaucoup plus de brio que moi http://www.fakirpresse.info/montebourg-l-homme-qui-retourne-sa-mariniere). 
E.Macron serait-il mieux ? Faute de limogeage l’ancien Ministre des finances a tout simplement démissionné. Touché par la grâce divine il s’est rendu compte, à l’approche des presidentielles de 2017 et sentant le gouvernement de F.Hollande en chute libre, une âme plus libérale que sociale. Etonnant pour un ancien banquier chez Rothschild. Alors E.Macron c’est du caviar, c’est presque indécent de parler de lui tant il enchaîne les sorties risibles. Jamais reçu à l’ENA mais y ayant suivi des cours libres, il laisse sous entendre qu’il peut se positionner au niveau intellectuel des plus grands. Homme d’affaire, capitaliste, banquier, E.Macron n’a jamais remporté aucune élection, n’a jamais vu personne voter pour lui mais s’est vu offrir une place au gouvernement grâce à son magnifique parachute doré. Jeune millionaire qui estime que l’ambition première des jeunes est d’entrer de plein fouet dans le capitalisme et d’amasser gloire et fortune.
JL.Melenchon, on a du mal à le situer réellement. Communiste, socialiste, il prône les bienfaits d’un régime végétal via le quinoa mais parle de développer l’économie de la mer; il souhaite jeter les clefs de l’Elysée dans la Seine mais nous évoque tout de même ses idées quand à la direction européenne que devrait prendre la France. Son programme ne parle pas de tirage au sort ou d’atelier constituant, où se trouve alors la vraie place du peuple dans ses idées?
        Au niveau de la « droite », c’est carrément un festival.
A.Juppé, 71 ans soit 77 à la fin de son mandat. Ministre depuis 1986, puis Premier Ministre en 1995, il doit quitter le gouvernement en 1997 suite à une très grande impopularité, son plan sur les retraites et la sécurité sociale ayant entraîné de nombreuses grèves. Contraint de s’exiler au Canada après avoir été condamné à un an d’inéligibilité et quatorze mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de Paris (une broutille), il revient dans le gouvernement de N.Sarkozy en 2007. Gouvernement duquel il démissionne de nouveau avant d’y revenir sur deux autres ministères (ecologie, défense, affaires étrangères). Une personne fiable, en quelque sorte. Et digne de confiance. A.Juppé prône, entre autre, l’allongement de l’âge de départ en retraite, et souhaite reprendre le flambeau laissé par F.Fillon qui a déjà augmenté, via sa réforme en 2003, la durée minimum de carrière des fonctionnaires de 37 ans et demi à 40 ans. Un choix qu’A.Juppé avait jugé « assez sain » Mais, est-il le mieux placé pour demander aux Français de reporter jusqu'à 65 ans l'âge de leur départ ? En effet, cet ex-haut fonctionnaire de Bercy a lui-même liquidé ses droits à la retraite d'inspecteur des Finances (fonction qu'il n'a réellement exercé que de 1972 à 1976) à l'âge de 57 ans, en ayant cotisé 38 ans et 3 mois..., et cela le 1er janvier 2003, juste avant que la réforme Fillon de 2003 n'allonge la durée minimum de carrière des fonctionnaires de 37 ans et demi à 40 ans. A.Juppé cumule aujourd’hui 12 000 euros bruts de retraite alors qu’il est toujours en activité professionnelle pour devenir President de la République. Allez, un léger coup de pouce à A.Juppé pour son slogan de campagne, Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
N.Sarkozy, tête d’affiche de la primaire. Un homme qui peut avoir dépensé 4,5millions d’euros dans un meeting et 83 000 euros pour sa musique de campagne va venir nous apprendre à nous serrer la ceinture afin de mieux relancer l’économie de la France. Corrompu, déconnecté, avide de pouvoir, il est impliqué dans plusieurs affaires qui nous enverraient tous en prison sans la moindre hésitation d’un juge. Je vous laisse apprécier le petit florilège : Abus de bien sociaux (affaire Air Cocaïne); Trafic d’influence (affaire Azibert); Faux et usage de faux (affaire Bygmalion); Abus de confiance (affaire des pénalités); Escroquerie en bande organisée (affaire Tapie); Prise illégale d’intérêts (affaire Pérol); Blanchiment en bande organisée (affaire kazakhe); Corruption (affaire libyenne); Detournement de fonds publics (affaire Karachi); Abus de faiblesse (affaire Bettencourt). Je pense que je peux m’arrêter là pour N.Sarkozy. Mais le pire, c’est que la Presse (la presse des oligarques entendons nous bien), le place face à A.Juppé au second tour des primaire. Ils induisent et martèlent , alors même que les débats ne sont pas finis, insidieusement dans la tête des gens, les deux candidats qui selon eux, « méritent » ce fameux second tour. Sinon, pourquoi insister autant sur ce duel? Et ca marche, N.Sarkozy, A.Juppé sont au coude à coude et distance pour le moment les autres candidats. Pensez vous que si la presse ne cessait de nous parler du futur duel NKM - Lemaire et excluait les autres candidats, nos visions n’en seraient pas changées ?… F.Fillon, invité de l’émission politique sur France 2, s’étonnait qu’un membre de son équipe ayant été sondé quelques jours ai répondu « F.Fillon » à la première question du sondage sur les intentions de vote à la primaire et se soit vu proposer comme deuxième question « au second tour pour qui voteriez vous entre N.Sakozy et A.Juppé ?» Cela me laisse perplexe quand à l’objectivité des sondages qui, selon ce que vous répondez, vous propose les mêmes questionnements déjà pré-déterminés destinés à bourrer le crâne des électeurs sur le résultat attendu d’un vote. Mais, comment la Presse peut elle relayer sans sourciller les programmes de deux candidats si impliqués dans des affaires de justice, de magouilles. Est ce réellement le destin de la France d’avoir un Président avec un casier judiciaire à sa tête. Pourquoi, dans le cadre de la primaire LR, les journalistes ne mettent ils pas en avant ces problèmes juridiques que les deux hommes ont connu par le passé ? Pourquoi ne s’intéressent ils pas davantage aux autres candidats plus « clairs »? Il paraît quand même invraisemblable que la presse se fasse l’écho d’hommes politiques au passé plus que trouble puisque condamné ou ayant des affaires en cours avec la justice au détriment d’hommes politiques plus « sains » sur le papier (NKM, F.Fillon, B.Lemaire). Ne nous affolons pas, ces derniers ont tout le temps de rattraper leurs aînés plus chevronnés mais laissons leur, au moins pour l’instant, le bénéfice du doute. Leurs casiers sont vierges, leurs casseroles ne débordent pas, cessons cette mascarade journalistique qui glorifie le duo N.Sarkozy / A.Juppé.
        Ni à droite, ni à gauche mais pour le peuple, A.Jardin représente idéologiquement l’alternative démocratique à cet Etat centralisé incapable de résoudre les problèmes de la France. Son idée est de partir du local, des associations, et de prendre le temps, par petits groupes, en se réunissant par exemple au café du coin pour échanger, discuter, trouver des solutions concrètes à apporter au pays. Le mouvement qu’il essaye d’insuffler en France correspond à ce qu’est la véritable démocratie. Il s’agit de reprendre le pouvoir. Malheureusement, face aux technocrates rôdés, à leur calme olympien (exit Mélenchon) et à leurs sourires de façades, son discours n’aboutit que très rarement, pourtant il se révèle plein de bon sens. Comment avoir du poids, du crédit face à ces professionnels de la politique qui n’ont de professionnels que le mot sur leurs diplômes…
Car là est le problème. Leur diplôme, ils n’ont que ça. eux qui nous expliquent le travail, qui veulent révolutionner le monde de l’entreprise, relancer l’économie, sont en totale déconnection avec les réalités de la vie active. M.Valls 52 ans, dans la vie active depuis 21 ans, 0 année en entreprise; S.Royal 61 ans, dans la vie active depuis 27 ans, 0 année en entreprise; B.Hamon  47 ans, dans la vie active depuis 24 ans, 0 année en entreprise; M.Sapin 61ans, dans la vie active depuis 28 ans, 0 année en entreprise; A.Montebourg 51 ans, dans la vie active depuis 28 ans, 0 année en entreprise; NV.Belkacem 36 ans, dans la vie active depuis 23 ans, 0 année en entreprise; S.Le Foll 54 ans, dans la vie active depuis 23 ans, 0 année en entreprise. Je pourrais continuer longtemps, pour la droite comme pour la gauche d’ailleurs. Cela n’est-il pas choquant que des personnes expériences de la vie active, agissent en technocrates purs et durs pour nous proposer / imposer des lois visant à régir nos conditions de travail ? Où est la démocratie, encore une fois ? 

Quelles solutions s’offrent à nous, quel pouvoir démocratique pouvons nous encore avoir?
        E.Chouard évoque dans plusieurs interviews et vidéos l’idée d’ateliers constituants. L’idée est excellente et offre des cadres de débat entre plusieurs personnes non forcément du même milieu ou ayant les mêmes intêrets. Le problème est très souvent là. Si vous n’êtes qu’entre collègues, ou qu’avec des gens de votre catégorie sociales, vous allez avoir tendance, et c’est naturel, à favoriser les lois qui vont dans votre sens. C’est ce qui se passe actuellement au Senat et à l’Assemblée Nationale. Est ce normale que les Senateurs votent non à la cantine bio, ou suppriment le droit à la cantine scolaire (parfois le seul repas chaud pour un enfant issu d’un quartier défavorisé) quand eux profitent de la cantine du Senat qui coûte 800 000 euros par an au contribuables français? Le bio, l’extinction des abeilles, le droit pour tous de se nourrir et tant d’autres sujets ne les affectent pas car ne rentre pas dans leur train de vie actuel. L’âge moyen des sénateurs est de 65 ans dont 80% à plus de 51 ans (et 20% plus de 71…). Comment peuvent ils être sensible à l’impact des lois votées sur la planète quand cela n’aura pas le temps de les toucher?
        A.Montebourg propose miraculeusement, à un an des présidentielles, de tirer au sort les SENATEURS. Ce processus avait été défendu au 18ème siècle par Rousseau et Montesquieu qui définissaient alors le tirage au sort comme le plus démocratique qu’il soit. Dans ce cas, allons plus loin. Pourquoi ne pas regrouper le Senat et l’Assemblée Nationale en un seul nom. Pourquoi ne pas tirer au sort des gens, préalablement inscrits sur des listes de volontaires, afin de composer à 66% le public de ce nouvel Senat / Assemblée. Si des médecins, des enseignants, des ouvriers, des chômeurs, des retraités, des mères au foyer et j’en passe sont inscrits sur des grandes listes de volontaires et sont tirées au sort tous les six mois, le risque que des corps de métier se retrouvent en domination est minime. Dès lors, plutôt que de défendre ses intérêts personnels, les lois seront peut être voté en fonction de leur impact sur la société et les modes de vies des gens. Les 34 autres % pourraient être des professionnels permanents. Pourquoi ne pas également ne proposer que des mandats uniques, quelles que soit la fonction avec une interdiction réelle du cumul des mandats. Les mandats pourraient être courts (un an) et révocables (dans le cas où le programme n’est pas respecté ou l’élu mis en examen). Il y a une multitude de choses à changer mais cela passe essentiellement par une révolte du peuple, une solidarité de la population face à ces élus politiques qui aujourd’hui se croient tout permis. La démarche ne sera pas faite par les politiques car elles les dessert. Il est vraiment à nous de nous en emparer, de nous cultiver, de nous battre avec nos armes. Qui a lu la constitution de 1958 ? Qui est capable, aujourd’hui, de dire si oui ou non la constitution est démocratique ? Un texte qui nous gouverne, reste méconnu de quasiment toute la population française. La désinformation est réelle et volontaire car ce texte n’est pas fait pour le citoyen. Un exemple tout bête, les trois pouvoirs que sont l’exécutif, le legislatif et le judiciaire sont censés être indépendants les uns des autres. Dès lors, pourquoi, dans la Constitution de 1958, est ce le chef de l’exécutif (le President de la Republique) SUR ???? qui choisit le garde des sceaux. Où est le contre pouvoir ? Comment s’applique-t-il le jour ou le President ou un membre du gouvernement a un problème avec la justice ?…
Les ateliers constituants sont une solution pour poser les bases d’une nouvelle constitution. Nous devons nous battre pour entrer dans la 6ème République et réécrire ce qui servira de guide à nos vies futures. JL.Melenchon parle de 6ème République mais pas encore d’atelier constituants. Dès lors, qui écrira ce texte, la solution à ce problème n’est pas clair de son côté. « Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. » Il faut des actes, nous en avons marre des discours !
        A terme, à long terme, il faudrait sortir du capitalisme, retrouver un rapport sain à l’autre, à l’argent. L’excellent sociologue et économiste B.Friot parle de salaire à vie tandis que le Revenu de Base commence à émerger dans les discours des politiques (B.Hamon, NKM, F. Lefebvre, G.Filoche notamment). La dérive serait que le Revenu Universel se substitut à toutes les autres formes d’aides auxquelles les français ont actuellement droit (APL, CAF, Sécurité Sociale)… Contrairement à ce qui peut être entendu, le Revenu Universel, de même que le salaire à vie ne sont pas là pour favoriser l’assistanat et même si de telles dérives sont évidemment possible, quel en serait le souci ? Le terme entropie, repris dans les rangs de Nuit Debout a été introduit en 1865 par R.Clausius à partir du mot grec signifiant « transformation ». Il caractérise le degré de désorganisation ou de manque d’information d’un système. Un système en France où l’on préfère désigner du doigt les pauvres sans pouvoirs qui fraudent plutôt que les riches puissants. Ces premiers, bénéficient du RSA, des APL, du chômage sans travailler et s’en sorte à merveille tous les mois. De même que les immigrés qui rapportent pourtant près de 12,5 millions par an à la France. Il est devenu courant de toujours regarder vers le bas, plus bas que soi, pour se rassurer peut être. Il faudrait inverser la tendance et soutenir ces personnes en difficultés. Plus d’un tiers des personnes qui ont droit au RSA ne le demandent pas, selon une étude de 2011. Cela représentent 3,1 milliards d’euros pas an non distribués, on est bien loin des 425 millions d’euros de fraude (toutes prestations sociales confondues) de 2014. À titre de comparaison, le produit de la lutte contre la fraude fiscale a atteint en 2014 19,1 milliards d'euros, pénalités incluses.
Il est toujours utile de rappeler que l’évasion fiscale représente 1000 milliards d’euros qui échappent chaque année à la fiscalité des Etats membres de l’UE, que la France ne demandera pas sa part à Apple des 13 milliards d’arriérés d’impôts,que la Banque européenne d’investissement (BEI) a investi près de 500 millions d’euros dans des fonds localisés dans des paradis fiscaux ces dernières années et les exemples sont tellement nombreux que l’on s’y perd…
         Quid des référendums, qui je le rappelle ne sont plus utilisés depuis 2005. 
Pourquoi ne pas mettre en place une série de référendums afin de mieux impliquer les citoyen dans les choix de société et de vie du pays. 
Avec la mise en place de référendums consultatifs sur des thèmes d’intérêts général tels que le bio, les abeilles, les pesticides.
Avec la mise en place de référendums révocatoire dans le cas où le candidat ne suis pas le programme qu’il avait promis de faire.
Avec la mise en place de référendums abrogatoires qui permettraient l’adoption d’une loi par référendum si le parlement s’y refuse, en quelque sorte le 49/3 du peuple.
Pour que ces référendums aient du poids et donc une utilité, il est également urgent que nous apprenions à nous réapproprier nos devoirs de citoyens. La politique est le reflet de notre vie, les décisions prisent auront un effet immédiat sur ce que nous sommes, nos modes de vie, de consommations, nos loisirs. Il est donc primordial de se montrer plus actif que jamais et de ne pas se laisser voguer dans le flou politique et sociétal qui nous a fait trop de mal.
         Nous entrons dans l’ère de la surmondialisation, du libéralisme à outrance, du numérique partout et tout le temps. Nos choix sont guidés, orientés en permanence par un capitalisme exacerbé qui nous pousse à la surconsommation et à culpabiliser dès qu’il nous manque quelque chose que notre voisin a. Nos pensées sont programmées pour avoir toujours plus de biens matériels et nous avons l’impression que c’est ce que je possède qui va définir ce que je suis. Toute cette consommation à outrance entraîne de la croissance, c’est positif. Si je mange industriel pleins d’hormones, de conservateurs, d’additifs et de pesticides et que je tombe malade, en allant chez le médecin et en payant mes médicaments je fais de la croissance. Si je jardine mes légumes bio en partant au travail en vélo alors à l’inverse je fais de la décroissance. Hippocrate disait, « que ton alimentation soit ta première médecine ». Pas sûr que le duo Monsanto-Bayer ne l’entendent de cette oreille… Alors la croissance est-elle réellement positive? Ou pas. Il faudrait peut-être revoir l’indice qu’est le PIB avant que l’espérance de vie en bonne santé continue elle, pour le coup, de décroître. Nous savons mieux que les lobbyistes et les publicitaires ce qui est bon pour nous, il faut revenir à des valeurs plus simples, plus humbles, plus humaines et cesser cette escalade croissante de la possession. Les quelques personnes qui osent prôner un retour aux valeurs traditionnelles, sont très vite taxés de révolutionnaires C’est en fait tout le contraire, ce sont des conservateurs avec le souhait d’une vie plus simple avec des plaisirs accessibles à tous. Imaginez vous la difficulté à dire non à ces lobbys, à sortir du moule attendu par la société et par les consommateurs que nous sommes tous devenus malgré nous. La surconsommation est devenue tellement banale que cela ne nous étonne même plus de passer à côté d’un sans abri, le nez dans notre nouveau téléphone et les bras chargés de course sans même avoir un regard pour lui. La possession, le confort, les objets ont remplacé l’humain dans une société où les écarts de salaires et les personnes pauvres n’ont jamais été aussi fortes. Le vélo, le co-voiturage, les transports en commun, le partage d’objets, l’achat de denrée alimentaire aux petits producteurs plutôt qu’aux grosses multinationales sont des solutions qui existe mais qui demande du temps car il faut cette fois aller chercher l’information. Prendre le temps de se déplacer peut être plus lentement que dans son véhicule, prendre le temps de se déplacer peut être plus loin pour faire ses courses. Le temps versus l’argent, la qualité versus la quantité, la recherche versus la facilité d’accès. La surconsommation n’existe que grâce aux consommateurs. Si j’achète une tondeuse avec cinq voisins, je divise mon capital d’achat par six tout en pouvant profiter de l’objet quand j’en ai besoin. Qui a besoin de sa tondeuse personnelle ? Il en va de même pour une multitude d’objets. Tout ce qui dévie de la pensée uniforme de la société actuelle tend à faire sourire les gens, à amener moquerie et incompréhension alors que c’est ce qui sauvera le monde, la Terre. Notre folie capitaliste va conduire le monde a sa perte, ensevelie sous des tonnes de plastiques, de boues rouges, d’objets en tout genre qui à peine acheter doivent être jeté car jugés obsolètes. Il faut tendre vers un partage des biens matériels, vers de la décroissance. « L’être humain est né pour être aimé et les biens matériels pour être utilisés. Si le monde est à l’envers c’est parce que les biens matériels sont aimés et les humains utilisés. »
        Une des solutions les plus simples sur le papier à mettre en place serait déjà la prise en compte du vote blanc comme voix réelle et non comme voix perdue. Nous pourrions alors imaginer que dans le cas où le pourcentage de vote blanc serait le plus grand lors d’une élection, tous les candidats présents à l’élection n’auraient plus le droit de se représenter comme candidats. Si le peuple ne les a pas élus, quelle légitimité ont ils pour se représenter. Nous aurions alors un réel pouvoir et il en serait fini des phrases telles que « il faut choisir entre la peste ou le choléra »; « je vais voter pour le moins pire ». C’est de notre vie dont il s’agit, les décisions prises par ces élus vont conditionner le reste de nos carrières, retraites, modes de vie. Il est urgent de s’élever contre cette non prise en compte d’un ras le bol du peuple français. Il est urgent de faire entendre nos voix. Il est urgent que les politiques aient enfin peur de ce que nous représentons. Nous sommes des millions, n’ayons pas peur d’utiliser la puissance de nos votes pour faire changer les choses. Au pérou, lorsque 2/3 des électeurs votent blanc, le scrutin est annulé. Il est donc possible de mettre ce système en place, le problème étant qu’il favorise la voix du peuple au détriment de la volonté des politiques de se faire élire coûte que coûte. Lors du second tour de l’élection présidentielle de 2012, plus de 2 millions de votes blancs et nuls ont été comptabilisés. Un record sous la Vème République. Si ces votes avaient été pris en compte dans les suffrages exprimés, aucun des deux candidats n’auraient obtenu la majorité absolue. Je profite du sujet vote blanc pour parler de S.Guyot, candidat du vote blanc qui peine à obtenir ses 500 signatures (ne les avait pas obtenu en 2012). Ce candidat se veut représentatif du vote blanc des français et je trouve sa démarche particulièrement pertinente et intéressante.Pourquoi ne pas aller voir son maire afin de tenter de le convaincre de donner son parrainage à S.Guyot. Alors oui ça prend du temps et oui c’est contraignant mais c’est également notre devoir de citoyen de mettre en avant des actions que nous jugeons démocratique, comme celle prise par S.Guyot.
Une première action, plus rapide, serait déjà de permettre la prise en compte du vote blanc. Je voulais créer une pétition mais j’ai trouvé celle ci sur change.org qui correspond plus ou moins à l’idée que je me fais d’un vote blanc démocratique. Elle n’est pas de moi mais je vous invite à rejoindre les 160 000 signataires afin de faire peut être entendre nos voix et lancer le début d’un réveil du peuple français, d’une reprise en main de nos vie. Comme disait Gandhi « sois toi-même le changement que tu veux voir dans le monde. »

https://www.change.org/p/pour-que-les-votes-blancs-soient-pris-en-compte-dans-les-suffrages-exprimés-pour-toutes-les-élections

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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