Le Manterrupting, héritage misogyne antique

Mary Beard, érudite anglo-saxonne, nous rappelle que si le Manterrupting (le fait de couper la parole d'une femme, de manière intempestive, au cours d'un débat de groupe) est de plus en plus visible aujourd'hui, épiphanisé par les médias modernes (télévision, radio, etc.), il n'est pourtant qu'une longue tradition, qui nous ramène jusqu'à la mythologie grecque.

Voici un écho à une brève de Mediapart, datée du 08 mars, en cours d'après-midi.

Mary Beard, érudite anglo-saxonne, nous rappelle que si le Manterrupting (le fait de couper la parole d'une femme, de manière intempestive, au cours d'un débat de groupe) est de plus en plus visible aujourd'hui, épiphanisé par les médias modernes (télévision, radio, etc.), il n'est pourtant qu'une longue tradition, qui nous ramène jusqu'à la mythologie grecque.

Voici une conférence en libre écoute, intitulée The public voice of women, en anglais, dans la prestigieuse London Review of Books.

Notre Occident méditerranéen est l'héritier de sociétés attribuant au jeune homme la masculinité lorsqu'il se voit attribué un droit à la parole publique. Devenir un homme, c'est devenir citoyen, c'est donc faire partie prenante de la vie orale de la cité, de l'agora. La parole est masculinisée, depuis des milliers d'années. Dissonnance cognitive, lorsqu'une voix de femme s'élève : peu de crédit, humiliations implicites ou explicites, postures corporelles, chuchoteries et clabauderies, etc. Le compte y est, l'homme moyen continue de se sentir mal à l'aise à la participation orale d'une femme, et notre société a pour ambition de briser le plafond de verre.

Bonne écoute

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.