Toulouse : Valls et Urvoas découvrent le twitt-dérapage

Après trois jours de drole de guerre anti-terroriste, la bataille politique a repris de plus belle après l'intervention du RAID, qui a abattu Mohamed Mehra. En deux twitts et autant de polémiques, Manuel Valls ont découvert la puissance polémique du site de micro-blogging... et les dangers de s'exprimer au beau milieu d'une crise.

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François Hollande n'a dû gouter que modérement les gazouillis de deux de ses piliers de campagne. Si le twitt de Manuel Valls depuis la synagogue de Nazareth à Paris n'a secoué que les petits cercles politiques, celui de Jean-Jacques Urvoas, contestant le professionnalisme des hommes du RAID, a fait l'effet d'une bombe dans la campagne.

Une polémique d'autant plus vive que Jean-Jacques Urvoas pourrait devenir... ministre de l'Intérieur en cas de victoire de François Hollande en mai prochain. Et qu'a dit exactement le Monsieur sécurité de François Hollande ? "Si je comprends bien, le Raid n’est donc pas capable en 30 h d’aller chercher un individu seul dans un appartement?"

Une question finalement légitime, mais qui a choqué. En raison notamment du timing de ce twitt effectué au moment même où les agents du RAID se trouvés confrontés à Mohamed Merah. Conscient de sa bourde, Jean-Jacques Urvoas a ensuite rétropédalé... avant de s'excuser carrément de l'interprétation possible de ses propos.

A côté de ce fait de campagne, le twitt-clash né la veille à droite avec Manuel Valls tient de l'anecdote. Le porte-parole de la campagne de François Hollande s'est laissé aller à twitter en pleine cérémonie d'hommage à l'intérieur d'une synagogue. Un twitt badin et léger qu'a immédiatement utilisé la droite : "Sommes avec #Hollande et @valtrier à la synagogue Nazareth..la foule dehors.la puissance des chants à l intérieur..la même émotion partagée".

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Twitter est la grande nouveauté de cette campagne 2012. Pour le pire et pour le meilleur.

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