Le risque pénal de monsieur De Rugy

Les "révélations " de Médiapart sur monsieur De Rugy semblent s'être muées en réalité. Au moins dans l'esprit du démissionnaire contraint de prendre la poudre d'escampette vaincu par la force du contradictoire.La révélation sur l'usage indu de l'indemnité de frais de mandat témoigne d'un comportement susceptible de faire l'objet d'une qualification pénale.

Que les dîners,   travaux , chauffeurs ou sèche cheveux puissent interroger la moralité du citoyen , cela tombe sous le sens.D'aucuns soucieux de ne pas hurler avec les loups, mettent même  un point d'honneur à déplorer des agissements regrettables mais en aucun cas illégaux.Que dire alors de la dernière "révélation " de Médiapart qui semble indéniablement avoir fait l'effet d'une déflagration.voilà que monsieur De Rugy chantre de la transparence publique omet de mentionner l'utilisation d'une partie de ses frais de mandat à des fins privés.Non seulement le caractère public des fonds susmentionnés n'est pas sujet à caution. Surtout, utiliser l'argent public pour payer les cotisations du parti politique dont on est membre défie l'entendement.En effet les frais de mandat c'est presqu'une lapalissade servent à financer des activités en lien avec le mandat en l'occurrence celui  de député.Or le paiement des cotisations d'un parti politique ne peuvent être dû que parce que monsieur De Rugy était membre d'Europe écologie les verts et non parce qu'il était député! Partant il ne fait aucun doute qu'un tel agissement est susceptible de tomber sous le coup de l'art.L.432-15 du code pénal qui punit le détournement de fonds publics de 10 ans d'emprisonnement et de 1 millions d'euros d'amende.

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