Kevin Rivaton : "L'avenir du tourisme sera forcément éthique"

Kévin Rivaton est un acteur influent du secteur du tourisme responsable. Ce type de tourisme promeut le respect de l’environnement, tout en contribuant au développement économique, social et patrimonial de la région en question.

Le tourisme de masse a des conséquences désastreuses sur l’environnement et les habitants du pays. Mais le tourisme peut s'amender dans la monde d'après. Kevin Rivaton en est intimement persuadé.  Son objectif principal est de préserver les ressources naturelles du territoire tout en améliorant les conditions de vie des communautés qui y résident.Les gouvernements, les ONG, les communautés locales, ou encore les conseillers en tourisme, comme lui, permettent l’expansion de ce tourisme éthique. Par ailleurs, ce type de tourisme permet de créer des emplois pour les résidents locaux.

Passionné depuis toujours par la culture libanaise, Kevin Rivaton s’est particulièrement intéressé au développement du tourisme responsables. Ainsi, il conseille régulièrement à ses clients de participer activement au développement durable et économique de ce pays qu’il affectionne tant. L’expansion du tourisme éthique au Liban a commencé dans les années 1990, avec la création de nombreux sentiers pour des grandes promenades.

En effet, le Liban est connu pour ses treks et ses randonnées. Par exemple, dans le Barouk, il existe de nombreux chemins pour visiter les paysages de la région. Ce développement massif a permis de créer de nouveaux emplois pour les communautés locales. Des restaurants locaux et des petites maisons d’hôtes, comme celle du village d’Ammiq ou encore The Orange House à Tyr ont fait leur apparition, tout en respectant l’environnement. Tout cela a également permis d’offrir des jobs de serveurs, de guides, de loueurs, etc… à la population locale.

L’association LMT (Lebanese Moutain Trail) a d’ailleurs permis de créer des sentiers qui traversent le Liban, tout en respectant l’environnement.

Montagnes du Liban Montagnes du Liban

 

Il existe aussi de nombreuses réserves naturelles dans lesquelles les touristes peuvent se rendre avec des guides. Au domaine de Taanayel, par exemple, on peut dorénavant louer des vélos pour se déplacer. Cela a permis de créer cinq nouveaux emplois de gardiens et loueurs.

Le Liban est une véritable mine d’or pour l’écotourisme. On y trouve de petites structures, des tables d’hôtes peu connues du grand public, des villages traditionnels, des vignobles familiaux, des restaurants locaux aux spécialités de la saison, etc.

Vous pouvez également exercer un grand nombre d’activités, tout en respectant l’environnement. Par exemple, il est possible de visiter des ateliers avec des artisans locaux, de cueillir des olives dans le Sud, de peindre au sein d’un atelier de peinture murale en banlieue de Beyrouth, de nettoyer des plages, etc.

De ce fait, Kevin Rivaton est persuadé qu’il est possible de développer l’écotourisme dans ce pays, qui, selon lui, regorge de ressources illimitées - à condition qu’on sache jouer la carte de l’éthique et de la qualité.

Il en est de même pour la France. Kévin Rivaton explique que le tourisme éthique est tout à fait propice à se développer. En effet, dans le sud de la France, de nombreux vignobles peuvent être visités, et proposent même des dégustations à leurs clients. Cela permet donc, d’une part, de voyager en petit comité et d’éviter le tourisme de masse, et, d’autre part, de faire vivre les vignerons. 

Tout comme le Liban, la France offre la possibilité de faire des randonnées extraordinaires. Que ce soit dans les Alpes, dans les Pyrénées ou encore dans les Vosges, les montagnes de l’Hexagone proposent des paysages à couper le souffle. Par ailleurs, il est possible de les visiter avec des guides.

Enfin, il existe aussi des lacs dans lesquels un grand nombre de personnes travaillent. A titre d’exemple, le lac d’Annecy permet de faire vivre les loueurs de bateaux, ou encore le personnel des petits restaurants avoisinants.  

 

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