Il propose un Blablacar, et se retrouve en garde à vue pour trafic d'héroïne

Personne ne vérifie les bagages de ses passagers sur Blablacar et personne n'est à l'abri d'une histoire de ce genre.

          Comme à son habitude, Adrien se rend souvent à Angers visiter à ses parents. Le week-end se termine et il propose un covoiturage sur le site Blablacar.com pour faire le trajet Angers-Lyon. Il est loin de se douter que l’un de ses passagers va donner une tournure inhabituelle au trajet.

          Arrivé au péage de Clermont-Ferrand, Adrien se fait arrêter par les douanes pour un contrôle de routine. Rien de prémédité lui avait-on répondu : un contrôle tout à fait banal. Une fouille corporelle est effectuée sur chacun des 3 passagers et l’un deux éveille les soupçons des douaniers. Quelque chose d’anormal se trouvait sous ses vêtements. En quelques secondes, le suspect est plaqué contre le véhicule et menotté. Adrien et l’autre passager assistent ahuris à cette scène. Cela commençait comme le début d’un mauvais film. Ils se retrouvent donc en garde à vue tous les trois. Le passager transportait avec lui pour 50 000 € d’héroïne.

          Les douaniers lui expliquent qu’il est responsable de ses passagers et de ce qu’ils transportent. Il a fallu plusieurs heures pour prouver qu’il s’agissait bien d’un covoiturage et qu’il ne connaissait aucun des passagers. Sur décision du Procureur, Adrien s’en tire avec un procès-verbal et une belle frayeur.

          D'habitude, les trafiquants prennent le train mais les grèves les poussent de plus en plus à prendre des solutions alternatives comme le covoiturage.

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