Bataille des émergents: les jeux sont faits !

L'épisode de Riyad aura eu l'avantage de délier les langues et de faire ressurgir des rancoeurs tenaces au sein de l'entourage présidentiel. Entre coups de pression et autres entourloupes, la bataille aura fait rage mais tout semble avoir été réglé lors du dernier voyage d'Ali Bongo en terre gabonaise !

Dans une parution du magazine Jeune Afrique, l'auteur revenait sur les "vraies personnes au pouvoir" décrivant avec de nombreux détails les différents faits autour de l'état de santé d'Ali Bongo. Dans cet article commandé par un ancien chef de cabinet d'Ali Bongo par le biais d'une agence en relations publiques nommée Africa Practice, Georges Dougueli revient sur la redistribution des pouvoirs depuis l'AVC dont a été victime le président gabonais.

Ali Bongo lors de l'adresse à la Nation 2018 © Présidence de la République Gabonaise Ali Bongo lors de l'adresse à la Nation 2018 © Présidence de la République Gabonaise

On y apprend que le "dircab" de BOA serait à la manette de nombreuses actions validées par le président himself dont le remerciement de nombreux caciques du premier mandat à l'image de son garde du corps Park Sang-Chul, du coordonateur général du BCPSGE et ancien chef de cabinet Liban Soleman ou encore de Steed Rey qui paye sûrement le geste déplacé qu'il a porté à l'égard d'un membre du cabinet présidentiel dans un hôtel de Rabat.

Sylvia Bongo, avec l'aide de son fils, chapeauterait le DC et 3M se verrait renforcée de cette situation. Elle jouerait le rôle de pont entre la nouvelle classe émergente représenté par BLA et les anciens caciques du régime à l'image de Austin Boukoubi, président de l'Assemblée Nationale.

La question qui se pose est donc: la maladie aurait-t-elle fait voir plus claire à Ali Bongo ? Ses derniers actes laissent apparaître clairement qu'il a fait le choix de la rupture avec ses compagnons de la première heure. Cette "purge" de février dernier, "personne n'a pu l'anticiper tant l'information aura été verrouillée jusqu'à la déclaration officielle par Nanette Longa. Ainsi beaucoup ne se remettent toujours pas des choix opérés et se laissent aller à des rumeurs complotistes réfutées par l'auteur de l'article. 

Une chose est sûre, c'est qu'à la vue du bilan du premier mandat de BOA, un grand changement était nécessaire si nous espérons voir notre pays sous de meilleures hospices et accomplir ENFIN la destinée qui est sienne. En tout une bataille s'achève mais pas la guerre donc espérons juste que notre avenir ne sera pas le lourd tribu à payer.

Affaire à suivre... 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.