Krys Michaud
Abonné·e de Mediapart

44 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 mars 2019

Bataille des émergents: les jeux sont faits !

L'épisode de Riyad aura eu l'avantage de délier les langues et de faire ressurgir des rancoeurs tenaces au sein de l'entourage présidentiel. Entre coups de pression et autres entourloupes, la bataille aura fait rage mais tout semble avoir été réglé lors du dernier voyage d'Ali Bongo en terre gabonaise !

Krys Michaud
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans une parution du magazine Jeune Afrique, l'auteur revenait sur les "vraies personnes au pouvoir" décrivant avec de nombreux détails les différents faits autour de l'état de santé d'Ali Bongo. Dans cet article commandé par un ancien chef de cabinet d'Ali Bongo par le biais d'une agence en relations publiques nommée Africa Practice, Georges Dougueli revient sur la redistribution des pouvoirs depuis l'AVC dont a été victime le président gabonais.

Ali Bongo lors de l'adresse à la Nation 2018 © Présidence de la République Gabonaise

On y apprend que le "dircab" de BOA serait à la manette de nombreuses actions validées par le président himself dont le remerciement de nombreux caciques du premier mandat à l'image de son garde du corps Park Sang-Chul, du coordonateur général du BCPSGE et ancien chef de cabinet Liban Soleman ou encore de Steed Rey qui paye sûrement le geste déplacé qu'il a porté à l'égard d'un membre du cabinet présidentiel dans un hôtel de Rabat.

Sylvia Bongo, avec l'aide de son fils, chapeauterait le DC et 3M se verrait renforcée de cette situation. Elle jouerait le rôle de pont entre la nouvelle classe émergente représenté par BLA et les anciens caciques du régime à l'image de Austin Boukoubi, président de l'Assemblée Nationale.

La question qui se pose est donc: la maladie aurait-t-elle fait voir plus claire à Ali Bongo ? Ses derniers actes laissent apparaître clairement qu'il a fait le choix de la rupture avec ses compagnons de la première heure. Cette "purge" de février dernier, "personne n'a pu l'anticiper tant l'information aura été verrouillée jusqu'à la déclaration officielle par Nanette Longa. Ainsi beaucoup ne se remettent toujours pas des choix opérés et se laissent aller à des rumeurs complotistes réfutées par l'auteur de l'article. 

Une chose est sûre, c'est qu'à la vue du bilan du premier mandat de BOA, un grand changement était nécessaire si nous espérons voir notre pays sous de meilleures hospices et accomplir ENFIN la destinée qui est sienne. En tout une bataille s'achève mais pas la guerre donc espérons juste que notre avenir ne sera pas le lourd tribu à payer.

Affaire à suivre... 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Défense
Néonazis dans l’armée : l’insupportable laisser-faire du ministère
Un militaire néonazi, dont le cas avait été évoqué il y a huit mois par Mediapart, a été interpellé en novembre par des douaniers. L’armée, elle, ne l’avait sanctionné que de vingt jours d’arrêts. Ce cas pose une nouvelle fois la question de la grande tolérance de l’institution vis-à-vis de militaires fascinés par le Troisième Reich. D'autant que Mediapart a encore découvert de nouveaux cas.
par Sébastien Bourdon et Matthieu Suc
Journal
Dans l’Essonne, un « harcèlement discriminatoire » par amendes interposées
Au printemps 2020, trente-deux habitants d’Epinay-sous-Sénart ont reçu des dizaines de contraventions pour des sorties injustifiées pendant le confinement. Affirmant avoir été verbalisés à distance par la police municipale, une pratique illégale, ils ont saisi le Défenseur des droits.
par Camille Polloni et David Perrotin
Journal — Gauche(s)
Union des gauches : Hidalgo et Montebourg tentent de rebattre les cartes
La socialiste et le partisan de la Remontada ont appelé, dans la journée, à une candidature commune à gauche pour la présidentielle, en offrant de se retirer. Les pressions en faveur de l’union ainsi que les mauvais sondages expliquent aussi ce retournement. 
par Mathieu Dejean et Pauline Graulle
Journal — Droite
À droite, mais à quel point ? Valérie Pécresse sommée de placer le curseur
La candidate LR à l’élection présidentielle est confrontée à une double injonction : retenir les électeurs d’Éric Ciotti, tentés par un basculement à l’extrême droite, sans rebuter pour de bon la droite « modérée » qu’embrasse Emmanuel Macron. Le premier défi de sa campagne. Et le principal ?
par Ilyes Ramdani

La sélection du Club

Billet de blog
Au secours ! le distanciel revient…
Le spectre du distanciel hante l'Europe... Mais en a-t-on dressé le bilan ? Les voix des « experts » (en technologies numériques, plutôt qu'en pédagogie) continuent de se faire bruyamment entendre, peut-être pour couvrir la parole des enseignant-e-s... et des élèves.
par Julien Cueille
Billet de blog
Abolir les mythes du capital
Ces derniers jours au sein de l'Éducation Nationale sont à l'image des précédents, mais aussi à celle du reste de la société. En continuant de subir et de croire aux mythes qui nous sont servis nous nous transformons inexorablement en monstres prêts à accepter le pire. Que pouvons-nous faire pour retrouver la puissance et l'humanité perdues ?
par Jadran Svrdlin
Billet de blog
On nous parle d'école et de crayons. Nous répondons par Écoles et Crayons
Beaucoup méconnaissent l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Ils en sont encore à l’image d’Epinal de l’école où l’élève est assis devant son bureau, un crayon à la main. En cette semaine des Lycées professionnels, Philippe Lachamp, professeur de productique en erea, nous fait partager sa passion et ses craintes pour son métier de Professeur de Lycée Professionnel.
par Nasr Lakhsassi
Billet de blog
Dépense moyenne par élève et étudiant : quand un élève en « vaut » deux
Les choix de dépense publique illustrent une politique : on dépense pour un.e élève de classe prépa plus que pour une écolière et un collégien réunis. Vous avez dit « égalité des chances » ?
par Jean-Pierre Veran