Grande offensive sur la communication gouvernementale !

Les petites qui servaient de plan-cul dans les missions, les fils/neveux/ sans qualification qui étaient assis à la maison à ne rien faire ou les "bons petits des bons grands", tout ça c'est finit et c'est loin de plaire aux principaux concernés: les ministres !

Ça a crié dans les chômieres ministérielles lors de l’annonce du communiqué final du conseil des ministres !

Conseil des Ministres © Facebook Présidence de la République Gabonaise Conseil des Ministres © Facebook Présidence de la République Gabonaise

Et pour cause ? Les membres du gouvernement ont vu l’attribution d’un poste stratégique leur échapper.
BOA, las de voir une communication gouvernementale mauribonde et en perte de vitesse, a mis un coup de pied dans la fourmilière pour voir un changement apparaître et dynamiser la communication de l'équipe dirigée par Julien Nkoghe Bekale. 

Neveux, maîtresses, anciens journalistes ou remerciement politique, le poste de conseiller en communication a toujours été de ceux que la plupart des ministres attribuait sans réelle réflexion et sans prendre en compte toute la dimension stratégique de cette fonction. Pour certains, il s'agissait plus d'avoir de communication intrapersonnelle en s'assurant une "petite" qu'ils pouvaient amener avec eux en mission pour traiter les dossiers tard la nuit, dans la chambre et tout nu...

En tout cas, l'inaudibilité du gouvernement, laissant entendre aux populations que rien ne se fait dans le pays, a été de trop. Surtout que comme l'a pointé du doigt le Président à ses proches collaborateurs, certains ministres savent communiquer quand il s'agit de mettre en avant leur tournée politique ou le fait qu'ils offrent une débroussailleuse à deux pelés et un tondu mais perdent cette compétence quand il s'agit de montrer les bienfaits de la politique de BOA.

Ces mêmes ministres qui se plaignaient de voir leurs attributions confiés à des super agences sont les mêmes qui, maintenant que leurs prérogatives leurs sont réatribbuées, ne cherchent pas plus que ça à montrer ce qu'ils font et surtout à défendre la politique globale.

Tiens par exemple, le défaut de solidarité gouvernementale lors du dossier épineux des bourses, le silence sur les sorties de Dynamique Unitaire ou tout simplement l'absence répétée de certains face aux multiples attaques dont est la cible est celui qui les a mis là sont les gouttes d'eau qui ont fait débordé le vase.

Pour palier à ce manque, relevé maintes et maintes fois, le palais du bord de mer a donc détaché les personnes qui composaient son équipe de communication dans différents ministères stratégiques.

 

Guilaine O. - Alaric M. - Olivier O. © Facebook Guilaine O. - Alaric M. - Olivier O. © Facebook

Pour exemple, Alaric Moubouyi-Boyer conseiller du président et considéré comme le numéro 2 de la communication présidentielle est envoyé en support au ministère de l'économie. Olivier Ongotha, conseiller du président lui aussi et à la tête du pôle digital, a quant à lui été envoyé au ministère du travail. Sans compter sur Evans Asseko, Guilaine Omanda ou encore Jean-Gervais Ndjimbi Ndong tous devenus conseillers en communication dans différents ministères.

Avec à la tête de la Direction de l'Information Gouvernementale, Liliane Bilogho, elle-même ancienne de la maison présidentielle, face à une Camelia Ntoutoume que l'on dit en perte de vitesse à la primature, la Présidence est bien décidée à redynamiser la communication gouvernementale.

Principaux fautifs de ce remaniement, de nombreux ministres songent déjà à "blacklister" ces conseillers en communication et à les placer au placard. Selon un membre du cabinet présidentiel, ce type d'action sera considéré comme une défiance envers le Chef de l'Etat et la sanction sera systématique. Sas compter, que ces mêmes ministres souhaiteront par la suite faire nommer des personnes et que la tâche peut s'avèrer très compliquée en cas de...

En tout cas, comme je dis toujours, affaire à suivre...

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