Mapangou vend le Vice-Président moins cher ...

L'arrogance de Mapangou dans l'histoire du kevazingo va prendre fin sous peu... Convaincu qu'il était sous haute protection, le ministre des forêts s'est senti des ailes poussées mais à l'image d'Icare, la chute est dure et il a préféré vendre son ange protecteur que de tomber seul !

Le communiqué cinglant de Guy-Bertrand Mapangou face à la demande de démission de JNB interrogeait beaucoup d'analystes sur la forme choisie et la violence de celui-ci. Mais je vais vous expliquer d'où cette arrogance était tirée et comment elle a mené le vice-président Maganga Mousssavou dans sa chute.

Mapangou et Maganga Mousssavou Mapangou et Maganga Mousssavou

 

Même si GBM et JNB ont été ministres ensemble dans différents gouvernements, le respect de la hiérarchie est primordiale dans l'administration et l'homme fort des forêts a envoyé tout ce respect valdingué avec son dernier communiqué. Mais d'où tire-t-il cette assurance ? La réponse est très simple mais met à mal une très haute autorité du Gabon en la personne de Pierre Maganga Mousssavou. 

L'enquête menée par le B2 amènera à une discussion à couteaux tirés avec le ministre d'état qui révèlera que les dernières autorisations spéciales d'exportation de Kevazingo étaient fortement encouragées par le numéro 2 de la Présidence de la République. Il pensait ainsi déployer un paratonnerre qui le protègerait de toutes poursuites avant de se raviser et proposer un marché plus intéressant.

L'homme de Fougamou sentant le vent tourné et voyant l'occasion de faire tomber un concurrent de son poulain Emmanuel Issoze Ngondet pour la présidentielle de 2023, négociera sa sanction en proposant de dénoncer le nom d'un haut dignitaire complice du fameux trafic de kevazingo. Comment ? En fournissant un courrier signé de la main du VPR dans lequel il exhorte très fortement le ministre à octroyer des autorisations spéciales à des structures chinoises dont celle incriminée dans le scandale du kévazingo. Ce sont donc les deux personnes qui se sont exprimées sur les réseaux sociaux et ont fait porté leur voix par des dizaines de faux comptes qui se retrouvent être au final les instigateurs de tout ce ramdam. 

BOA va voir dans ces aveux l'occasion de se débarrasser d'un boulet encombrant qu'est devenu le VPR. Après de multiples actes de désobéissance, l'évocation publique de l'AVC du président alors que c’était tenu secret ou encore les arrangements avec des israéliens pour ses terres dans la Nyanga aux frais de la république, les aveux de Mapangou sur le keva sont apparus comme la goutte de trop et le dernier fait d'arme de Maganga Mousssavou dans ce mandat.

Selon mes dernières docs, le poste de vice-président va tout simplement disparaître aussi vite qu’il était réapparu… A moins que Ben Moubamba ne revienne dans la course, NON JE DECONNE ! 

Affaire à suivre..

 

 

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