Mais qui est aux commandes ?

La question est sur toutes les lèvres mais il est bon de voir les personnes sortir enfin leurs jeux et assumer un peu leur fourberie. Assélé, Ngari, Dabany, la famille n'est plus là pour rigoler et les intérêts personnels sont les maîtres-mots

Alors là on a quand même assisté à quelque chose d'exceptionnel ce matin... Un balai de millionnaires en euros ou milliardaires en francs CFA à vous de choisir, qui vient pleurnicher pour éviter la fin de leurs différents privilèges ! Sous le soleil et à côté de leur ribambelle de véhicules de luxe, les émerciques (mélange entre « émergent » et « cacique » ) se sont réunis pour demander à voir leur fils et frère mais le résultat n’a pas été celui attendu.

Les commanditaires © Gabon Media Time Les commanditaires © Gabon Media Time

Cependant, on peut louer dans ce va-tout d’anciens dignitaires de la république en perte de vitesse, que les commanditaires des attaques sur internet contre BOA aient enfin montré leurs visages au grand jour. Assélé, Ngari, Dabany et cie n’ont qu’un seul objectif : incruster dans l’esprit de la population que ce n’est pas Ali Bongo qui prend les décisions mais Brice Alihanga et Sylvia Bongo. Et pour cela, ce sit-in « improvisé » a été décidé dans une réunion  de la veille au domicile de la Mama à Nombakélé.

Pourquoi ? Les raisons sont simples et multiples : la première est que le fait que ce soit Ali Bongo qui prennent les décisions poseraient un sérieux problème. En effet, comment expliquer que le Président décide de désavouer publiquement les membres de sa famille ? Qui plus est ces même personnes qui ont occupé de hautes fonctions ! Cet affront viendrait mettre à mal les certitudes de bon nombre d’entre eux et les placeraient en position de faiblesse. Car oui, sans ce perpétuel trafic d’influence opéré sur le dos d’Ali Bongo, les membres de l’opération coup de poing se retrouveraient bien embêtés. Ils devraient dire au revoir à de nombreux privilèges et surtout au POUVOIR et c’est là que le bât blesse. Pour reprendre donc le dessus, il est primordial de faire croire que ces décisions viennent de tout le monde sauf BOA quitte à raconter tout et son contraire.

Envahissement Radio par Nicole Assélé Envahissement Radio par Nicole Assélé
Rappelez-vous qu’il y a un mois, Nicole Assélé allait saccager la radio du général suite à une déclaration de celui-ci disant que l’on séquestre son neveu. Pourquoi celle qui  a combattu cette idée émise par son propre père il y a peu se retrouve aujourd’hui à le suivre dans cet exercice ? On image que cela n’a aucun rapport avec son récent licenciement de la CNSS, n’est-ce pas ? Mais bon, ils nous ont habitué à tout ça, la seule chose qui change c’est les bouc émissaires et les moyens utilisés, qui sont colossaus.

En effet, le groupe dispose d’une petite cellule de « communicateurs » dirigée par un binôme Ngari/Rey et qui a pour objectif de rabâcher leurs éléments de langage, quitte à s’offrir les services d’aboyeurs reconnus comme Adjatys, Moulenda ou encore Suzanne Barat dont la belle famille était présente au sit-in (Coucou Papa Idriss).

La seconde raison de tout ce tintamarre est que la maladie de BOA est devenu un moyen de pression important pour certains de nos anciens caciques. La stratégie est simple : faire monter la pression autour de la maladie pour en faire une monnaie d’échange importante lors de négociations. La technique du pompier pyromane étant connu de tous, notre groupe a opté pour un retour à la source avec quelque chose de plus subtile : la cohésion dans la difficulté. Les émergents, à grand coups de CFA et euros pour la partie de la cellule basée en France, vont donc chercher à acculer BOA pour les rapprocher d’eux. Comment ? En s’attachant les services de « jeunes leaders » de l’opposition aux dents longues et en manque de lumière… J’ai nommé ? « L’appel à agir » en la personne de Marc Ona Essangui, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et Nicola Nguema qui ont reçu pour mission, contre monnaie sonnante et trébuchante, la tâche de remettre en cause quotidiennement les capacités intellectuelles et décisionnelles d’Ali Bongo. Donc quand notre groupe d’opposants demandent « qui est aux commandes ? » ils en connaissent déjà la réponse tout en sachant qu’aucune de leurs démarches n’aboutira et surtout pas leur dépôt d’expertise médicale au tribunal de Libreville. Mais bon, il s’agit avant tout de répondre à la commande de leur donneur d’ordres en  participant à garder ce débat vivant et par le même biais à ancrer la théorie développée autour de Sylvia Bongo et Brice Laccruche.


Enfin, prétextant une union sacrée autour du chef de l’Etat face aux attaques qu’ils ont créé eux-mêmes, cette frange de la famille espère pouvoir revenir dans les jupons d’Ali Bongo. Mais ce dernier n’a toujours pas répondu positivement à leurs sollicitations et cela attise de plus en plus les tensions qui seront très bientôt traitées lors d’un conseil de famille prévu fin août à Franceville.

En tout cas, on observe, on rigole et comme je dis toujours, affaire à suivre….

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