Monsieur Noguès-Macron Emmanuel

Puisqu'il semblerait que vous ne laissiez plus aucune chance à ceux qui aimeraient exprimer leur détresse, leur mécontentement ou leur droit de manifester. Et vu qu'il est impossible de venir vous chercher en personne, j'aimerais le faire par l'intermédiaire de cette lettre. Venir chercher par les mots l'homme que vous êtes, venir questionner par le verbe votre légitimité en tant que Président.

Tout d'abord, laissez-moi vous avertir. Vous êtes en danger.

Vous êtes en danger et vous êtes un danger. Un danger pour vous même, un danger pour la France, pour l'Europe et pour le monde entier. Si vous ne dormez pas la nuit, ce n'est pas parce que vous êtes l'homme providentiel. C'est parce que tromper son peuple demande du temps et de l'énergie. Vous ne dormez pas parce que derrière votre masque de bienfaiteur, vous avez peur qu'on décèle l'immense menace que vous représentez. L'escroquerie sur laquelle tient tout votre discours et votre politique. Vous avez peur de ne pas arriver au terme de votre mandat, car le contrat que vous avez à remplir est d'une inavouable malhonnêteté. Et c'est parce que vous n'êtes pas à votre place que vous êtes en danger. Je vous le dis en tant qu'être humain, vous allez sûrement en souffrir gravement. Comme vos prédécesseurs, vous avez bâti vos rêves de gloire au dessus d'un gouffre maudit. Et vous allez dépérir au fond de ce dernier, dans la misère de vos deniers salement gagnés et dans la haine systématique que l'on portera envers vous, toute votre vie. Vous ne dormez pas, par contre vous rêvez Monsieur le Président, beaucoup trop. Et je vous prie sincèrement de ne pas songer à ce second mandat.

Vous pourriez rêver de ce 22 mai, quand tout finira. Quand vous aurez terminé votre sale besogne, lorsque vous imaginerez avoir enfin droit au repos. Qu'il vous suffira comme Monsieur Sarkozy, de secouer vos mains salies auprès de guignols encostumés. Qu'il vous suffira de disparaître de la vie politique comme Monsieur Hollande. Vivre de vos belles retraites, que nous vous payerons; ou pas. Vous aurez beau vous réfugier dans d'immenses maisons, leur silence glacera vos nuits. Vous aurez beau vous replier dans ces cercles d'amis très fermés, ils seront constitués des mêmes personnes malades et détestées que vous. Vous partagerez avec eux le sceau maudit de votre inaction. Car vous ne réformez pas, vous informez. Vous informez votre peuple que son sort est scellé. Que le monde demeure ainsi et qu'il doit s'y plier. Qu'il doit même être le premier à fournir les efforts, pire encore, qu'il doit les multiplier. Ses doléances, vous ne les écoutez pas. Ses plaies, vous les agrandissez. La situation de la France, du monde, vous la laissez se nécroser. Et ces vies broyées, par les cadences infernales, par les économies de marché, par le rendement, par les crédits, par les crises, par l'austérité, par la dette, par les guerres, par le changement climatique. Toutes ces vies vous hanteront.

Vous protégez les intérêts de la France ? Vous avez honteusement bâti les vôtres en protégeant ceux de quelques milliardaires, en arrangeant de sordides contrats pour quelques ambitieux, en vendant tout. Condamnant des pans entiers de la société française, muselant la transition que la société mérite, abandonnant des vies et familles, détruisant les volontés de changement, niant les individualités en devenir . Là est votre plus grande erreur. Rien ne ruisselle, si ce n'est la sueur et le sang. Rien ne rayonne, si ce n'est votre trahison. Rien ne pousse, si ce n'est quelques start-up. Rien ne change, si ce n'est les noms de nos tortionnaires. Cette immense chape de plomb qui menace au dessus de vous, vous la méritez. Et prenez garde, car elle pourrait bien vous tomber dessus avant que vous n'ayez pu fuir.

 

Vous pouvez clamer votre innocence

Pourquoi crier partout qu'il est nécessaire d'être raisonnable, pragmatique, qu'il faut remanier et équilibrer les budgets ? Imposer la réforme pour garder la stabilité du modèle économique, lui insuffler l'innovation et réaliser une transition en douceur, mais dans quel but ? Vous n'en avez aucun. Il n'y a qu'un seul et unique résultat qui reflète votre politique, un seul chiffre, une seule donnée: le déclin inévitable de votre système. Et pour laisser quelques années de sursis à ce dernier, vous êtes prêt à précipiter dans sa chute la société toute entière. Vous êtes comme le médecin qui empoisonne ses patients pour écouler un vieux stock de médicament. Et nous avalons encore cet arsenic ? Nous méritons sans doute cette intoxication... Et nous méritons aussi la chape qui pèse au dessus de nous. Celle d'avoir laissé filer, année après année, notre destin entre vos mains d'experts; des mains de fossoyeurs. D'avoir passé nos vies à travailler pour une nation, un État et des élus qui nous trompent. Qui nous donne comme unique valeur: celle de consommateur et de voix électorale. Vous ne savez même plus qui nous sommes et nous allons vous le rappeler. Nous avons consommé aveuglément et nous avons accepté ce système qui nous promettait confort et longévité. Seulement il aura bientôt fini de dévorer nos vies.

Et j'en appelle au peuple français, réveillons-nous ! Assommé par notre indifférence, notre résignation au combat, notre désir tourné vers les biens matériels et le divertissement, notre frustration et notre haine sont dirigées à tout va. Nous signons un accord tacite avec la politique qui nous tue. Et nous abandonnons nos concitoyens qui se battent déjà pour nous. Ceux qui ont déjà quitté leur costume de citoyen pour enfiler celui de résistant. Ceux qui manifestent leur mécontentement, qui crient leur colère, qui écrivent leurs revendications, qui refusent cette vie et ce monde, qui démissionne ! Qui cessent de livrer tout leur argent aux groupes industriels et financiers, qui marchent main dans la main avec vous-même. Cette chape, contrairement à vous Monsieur le Président, cette chape, nous la briserons avec notre liberté, la vôtre vous la garderez. Toute cette haine et cette révolte dirigée vers vous, elles resteront intactes, tant que vous ne changerez rien en profondeur.

Et vous osez l'alimenter ! Vous osez vous cacher derrière les erreurs de vos prédécesseurs pour justifier les vôtres. Vous gardez votre cap Monsieur le Président ? Vous laissez la misère décupler et laissez la transition s'enliser ? Et vous osez mépriser la haine et la révolte qui se tournent vers vous ? Elles sont le symptôme de cette société qui résiste et qui vient proclamer son changement. Cette haine, vous ne la méritez sans doute pas à titre personnel, mais elle souffle sur vous. Et c'est parce que vous êtes la figure de proue de ce système décadent que vous prenez la tempête de plein fouet. Vous tentez de détourner la trajectoire d'un ouragan en lui donnant quelques autres cibles à balayer et protéger le système. Mais cette révolte fonce sur vous ! Et vous gardez le cap... C'est parce que vous êtes un énième piètre chef d'Etat, que cette haine et cette révolte sont légitimes, historiques, plus encore, naturelles.

Comme vous aimez le dire si souvent, l'Histoire est en marche

Malheureusement, pas comme vous l'espériez. L'Histoire vient juger ses présidents et vous n'êtes qu'un numéro accroché à une fonction comme nous le faisions au temps des rois. Il y aura eu les présidents oubliés de la IIIème République et il y aura les présidents irresponsables de la Vème. Vous serez rangé dans la liste des dirigeants qui ont haché, mandat après mandat et par idéologie, la vie des Français et ont régné au dépend d'autres pays. Nos chars écrasent les révoltes, nos avions font pleuvoir des bombes, nos entreprises dévastent la Terre, nos alliés et nos partenaires économiques mettent à feu et à sang la moitié du monde. En clamant que vous portez au plus haut l'éclat de la France. De Monsieur Pompidou jusqu'à vous, on a formé, on a appris aux dirigeants, à une armée de spécialistes et technocrates qu'il fallait gérer la France comme une entreprise. Quitte à piller son peuple et racketter les autres. 

Mais un pays est un être vivant, un corps qu'il faut respecter. Et ce corps est dans un état végétatif de mort certaine. Pensant bien faire, vous lui tirez tout son sang, toute sa richesse. Vous lui sculptez un corps d'athlète alors qu'il ne tient même plus sur ses jambes. Vous le nourrissez, vous le gavez en négligeant tout le reste de l'organisme. Vous lui coupez ses points vitaux. Vous tuez tout : l'éducation, la santé, l'environnement, la culture, la justice, l'entraide, la solidarité, le partage, le respect, l'amour, l'envie, les valeurs de la République même. La liste est aussi longue que vos expériences professionnelles dans le privé. Et savez-vous ce qu'on fait des meurtriers ?


Aimez-vous le monde dans lequel vous vivez ?

Heureusement pour vous, et surtout pour nous, tout ceci est encore bien vivant dans notre société, partout. Il suffit de s'arrêter quelques secondes, d'entrer dans les lieux et l'espace public. Ces femmes et ces hommes qui tiennent à bout de bras la cohésion et l'équilibre de notre collectivité, avec force et courage. Voulez-vous laisser cela à l'abandon ? Vous abandonnez tout ce qui fait fonctionner notre pays. Nos agriculteurs sont devenus les pollueurs de leur propre terre et leur santé. Nos soignants doivent se mouvoir comme des machines, en y perdant leur propre santé. Nos éducateurs sont devenus des gardiens. Nos entreprises publiques ont été jetées aux lions. Nos protecteurs et nos juges sont devenus nos bourreaux. Tous sont à bout et vous leur en demandez encore plus. Tout cela tient seulement par la seule force de notre solidarité. Et quand nous déciderons tous un jour de quitter le navire, nous viendrons vous voir, vous et vos lieutenants, vous et vos larbins, vous et vos prédécesseurs et il ne vous sera alors plus possible de trouver des excuses ou des coupables. Vous serez les coupables ! 

Au lieu de nous donner de l'oxygène, du répit, vous êtes en train de nous achever avec cruauté. Ôtez à ce monde le poids de la consommation, l'impératif économique qu'est la croissance, baissez la charge de travail que vous ne cessez d'augmenter. Inventons de nouveaux métiers, soutenons et augmentons le nombre de projets d'avenir, et nous sauverons tout. Prenez le risque ! Ne soyez pas comme les lâches que vous servez. Nous sommes vos vrais alliés, prêts à endosser de nouveaux rôles. Ceux que votre société nous propose nous tuent et ne nous intéressent plus. Faites le pari ! Créons la société de demain et arrêtez de nous infantiliser en nous taxant toujours plus. Taxez et coupez les investissements de ceux qui détruisent de manière scandaleuse. Récompensez ceux qui travaillent réellement. Libérez ceux qui travaillent trop. Il nous suffit d'une d'étincelle pour tout réinventer. D'un rire, d'un sourire pour que tous les autres suivent, il nous suffira d'un regard pour que nos cœurs s'embrasent. Ayez confiance en nous et donnez-nous les clefs de notre avenir !

Mais nous savons que vous n'y croyez même pas. Vous ne voyez même plus de salut et on se demande si vous êtes encore un Homme. Connaissez--vous la valeur de ce que vous êtes en train de sacrifier ? On vous entend rarement parler de cette beauté qui fait notre humanité, notre pays, notre Europe, notre planète. Pouvez-vous parler de la vie ? De ses plus beaux recoins ? Avec sincérité.

Chez vous tout est question de calcul. Les compliments doivent venir chercher des profits. Les avances, des résultats. Les encouragements, du rendement. Vos belles lettres doivent récupérer un électorat, vos sourires forcés viennent lisser le vide de votre vertu, tous vos jours et tous vos gestes veulent asseoir plus de pouvoir. Vous ne propagez que des vieilles idées pourrissantes. Et vous osez encore juger les autres lors de discours à l'étranger. Vous, qui menez la vie dure à votre peuple. Qui minez les différents mouvements contestataires, vous qui inversez habilement les mots de leur signification. Transformant le mot souffrance en immaturité et désespoir, le mot précarité en fainéantise, le mot contestation en violence. Vous qui faites régner intimidation et mutilations sur les manifestations par l'intermédiaire et l'accord tacite de vos ministres et des préfets. En refusant de rendre la crédibilité aux mouvements pacifiques, vous occasionnez la violence, vous la légitimez et vous en êtes l'unique responsable. Vous niez leurs souffrances en niant leur légitimité. Et il ne faut pas avoir fait l'ENA pour comprendre qu'en limitant le droit de ces gens à survivre, à exister ou à s'exprimer, ils seront un nombre croissant à venir porter atteinte à tout ce qui ne leur accordent aucune importance, qui les empêchent de vivre, nient leur souffrance. Vous savez pertinemment qu'avec un référendum, le peuple français vous inviterait à prendre la porte. Alors vous brandissez votre légitimité ! Vous brandissez la démocratie !


Qu'en est-il de votre légitimité ?

Vous définissez les attaques envers votre légitimité comme une atteinte suprême à la démocratie. Il est si facile de remanier les mots, de se cacher derrière les institutions. Mais vous avez oublié que députés comme président vous avez été élus par ceux que vous devez servir. Et quand on regarde de plus près les chiffres de votre élection, la situation est encore plus grave. Il y a autant de français qui ne sont pas allés voter, autant de français qui ont voté blanc ou nul, que de français qui ont voté pour vous. Je ne parle même pas du nombre de personnes qui ont voté pour vous par devoir, par obligation, par dépit, par désillusion ou par auto-mutilation. En aucun cas pour votre politique répugnante. Et je n'ai même pas encore parlé du nombre de personnes qui ont voté pour Madame le Pen par provocation, par haine, par rage ou par désespoir. Vous avez été élu sur un coup de force médiatique et institutionnel.

Vous représentez toujours cette vieille classe dirigeante qui mène à la destruction de nos vies. Qui mène à l'indifférence et au dégoût politique. Mais derrière ces votes, il y a des millions de citoyens. Ils vous maudissent, dès l'instant où vous leur jetez votre fausse légitimité à la figure, ils vous haïssent car vous les trahissez, dans chacune de vos mesures. Par vos actions, vous piétinez la représentation nationale, sans le savoir. Ce n'est ni la démocratie, ni le suffrage universel qui se sont exprimés ici; vous avez été élu sur les bases d'un mirage. C'est une prise d'otage ! Je vous le dis, vous n'avez ni la majorité, ni la légitimité d'être à la tête du pays. Si ce n'est quelques misérables et poussiéreuses lignes qui devraient être changées depuis des décennies. Vous n'aviez rien à faire ici, et vous n'avez plus rien à faire ici. Sauf si vous vous mettez enfin à réformer selon les maux qui rongent votre peuple et arrêtez de légiférer en faveur d'un système coupable. Coupable par sa croissance destructrice, ses lobbys qui condamnent tout, de ses banques qui investissent n'importe comment et ces quelques milliardaires déséquilibrés.

 
Mettre en péril l'équilibre économique ?

Vous êtes là pour empêcher le fascisme, l'effondrement, les crises ? Mais la crise est déjà là puis longtemps. Economique mais surtout humaine et environnementale. Vous brandissez les textes de Machiavel comme une figurine dans une cour de récré. Vous n'en retenez que les pages qui vous arrangent pour les recracher sans même les digérer: ces pages qui décrivent le peuple comme un cheval à dompter, un peuple qui ne sait aucunement penser ni diriger, par la trop grande diversité de ses attentes. De la pluralité des intérêts et du danger des passions. Il est navrant de voir qu'une personne qui a passé une thèse entière sur un auteur, ne sait pas prendre en compte son avertissement le plus grand.

C'est à nous maintenant de brandir les autres chapitres de votre cher écrivain. Les passages qui décrivent le peuple comme le garant de la liberté et de la politique de son pays. Vous pensez que le péril de la France vient du peuple qui crie dans vos rues, le peuple qui casse, le peuple qui met en danger la stabilité de votre société. Il vient seulement réclamer son dû. Prendre du temps de vie et de l'espace pour s'exprimer. Il vient se plaindre envers ceux qui lui en enlève, réclamer la régénération de sa vie et de ses terres au système qui les souille, réclamer l'argent qu'on lui enlève alors qu'il l'injecte par sa force de travail dans tous les strates de la société. Ce n'est peut-être pas encore la totalité du peuple français qui vous a demandé de quitter la présidence. Mais vous n'imaginez même pas un centième de ce que peut ressentir l'autre partie de votre peuple qui reste silencieux, ceux qui souffrent et même ceux qui souffrent pour les autres. Vous étiez censés le ressentir, le comprendre et légiférer en conséquence.

Appel à la démission

Ce ras le bol, cet appel à la démission, c'est le résultat de votre incompétence, pire, de votre saignée. Vous bricolez sur un champ de ruines alors qu'il nous faut reconstruire une base saine. Vous faites pourrir un climat de scission, que vous ne cessez d'entretenir et qui pourrait mener une fois de plus aux heures les plus sombres de notre humanité. Mais malgré toutes ces divisions, il y a quelque chose qui nous rassemble tous, l'envie. Malgré tout le mépris, une partie du peuple sort dans la rue pour exprimer cette volonté. Cette envie de bâtir une nouvelle vie. Et ils ne portent pas que du jaune. Nous pourrions porter une blouse blanche, un bleu de travail, un uniforme. Ramener une caisse à outils et des pinceaux. Brandir un stylo ou un carnet, venir en tracteur ou en taxi. La couleur qui nous rassemble n'existe pas. Et si elle existait elle aurait la couleur de l'envie. Celle qui résiste encore en chacun de nous. Dans chaque profession et corps de métier. Ce souffle qui nous permet encore de réaliser nos gestes de travail. Du boulanger qui pétrit la pâte, à l’auxiliaire qui s'occupe du nourrisson. Du cultivateur qui irrigue son champ au facteur qui distribue notre courrier. De l'artiste au technicien. De l'ouvrier à l'ingénieur.

Mais cette couleur voit sa tonalité toujours plus obscurcie, son éclat toujours plus dilué. Chaque citoyen a le devoir de vous dire ce qui ne va pas dans sa vie, dans son travail et vers quoi est en train de dépérir son entreprise, son service, ses différentes tâches, son apport personnel. Et vous verrez qu'il n'y a qu'une seule nécessité: changer le monde en profondeur. Vous avez cru, qu'en défendant les intérêts de quelques français, vous seriez l'homme de la situation pour régler en même temps, les problèmes des autres. Vous pensez encore que la croissance et la consommation doivent augmenter au péril des vies et des sociétés ? Cette donnée mensongère est à balayer. 

 

Vous êtes dans le déni. Celui de n'avoir pas été élu majoritairement et celui de ne pas être du tout, l'homme de la situation, pire encore, vous l'aggravez sans sourciller. Vous faisiez peut-être partie de ces êtres talentueux, taillés pour préserver l'ancien monde, mais en aucun cas ceux pour laisser naître celui qui ne demande qu'à éclore. Vous n'êtes porteur d'aucun espoir, d'aucune valeur ou pensée nouvelle. Maintenant renoncez ! Faites place à ceux qui laissent entrer la lumière sur notre avenir. Ceux qui imaginent déjà les futures sources de joies de notre existence. Ceux qui sauront mener l'enfance à l'épanouissement, qui sauront transformer nos rêves en but, métamorphoser notre terre mourante en jardin d’Éden, notre volonté profonde en modèle de société. Laissez-nous éteindre le feu, pyromane ! Avant que le fascisme finisse de porter atteinte à nos vies.

 

Avant qu'ils ne viennent vous mordre gravement

Cessez d'envoyez vos chiens pour défendre la maison.

 Rénovez-la ou quittez-la.



La VIème République

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