Levallois Perret : De Balkani à Rajoelina

La justice malgache collabore étroitement avec les voleurs en col blanc. Blog Mediapart.

La 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, bondée de monde, depuis deux jours qui viennent assister au procès du couple Patrick et Isabelle Balkani, procès très suivis par les médias et par les contribuables. 

Depuis des années, le couple Balkani règnent en main de maître et administrent la mairie de Levallois Perret. De prime abord c'est vrai, la ville a changé, en bien et c'est rare disent les levalloisiens "nous avons des espaces vertes, nos garderies et nos crèches sont bien entretenues...". Derrière tout cela se cache l'autre face du couple Balkani, qui par des fortes présomptions sont soupconnés d'évasion fiscale et d'acquisitions de biens immobiliers dépassant largement à leurs avoirs officiels ; le couple vit dans le luxe, et le rapport d'investigations sur la disponibilité de liquidité en leur possession, qui dépasse largement du montant de leurs retraits, une vie de luxe en totale inadéquation de leurs gains officiels. 

. Des coïncidences aux faits,

Le procès des Balkani débute à peine et voilà qu'un autre risquerait de surgir. Il s'agirait de celui du couple Maminiaina et Haingo Ravatomanga, qui semblent être associés ou probable prête-noms de Andrianirina Rajoelina. 

Les informations qui nous parviennent, tiennent source d'éventuelle enquête et d'investigation en vue d'un procès, initié par le parquet national français. Une chose est sûre, une procédure de saisie avait été opérée par le même organisme, à l'encontre du couple Maminiaina et Haingo Ravatomanga (nous nous interdisons de reproduire ici les documents y attestant pour le respect des enquêtes en cours.). Des enquêtes et des investigations sont en cours auxquelles, s'opposent le gouvernement malgache et Mauricien, l'entre aide judiciaire avait été sollicité, à ce jour, le gouvernement mauricien n'a donné aucune suite. 

Entre le gouvernement mauricien et les dirigeants malgaches actuels il y a deux points qui méritent d'être cités:

. le premier, les mauriciens détiennent toutes les informations financières des comptes offshores appartenant aux dirigeants malgaches, tels que M. Ravatomanga et A. Rajoelina, ils ont des comptes offshores à l'île Maurice.

. De leur côté, les dirigeants malgaches conditionnent le gouvernement mauricien par le biais d'un procès perdu par la banque SBM (banque mauricienne) d'Antananarive, pour lequel la SBM est tenue à régler une dizaine de millions d'euros suite à une grosse délivrée par la cour d'appel malgache, toutes les recours sont épuisées. En plus, les investissements mauriciens à Madagascar sont florissants, M. Ravatomanga est une personnalité crainte par les mauriciens, il est aussi probablement associé à la banque mauricienne SBM. 

De tout cela, pour le gouvernement mauricien, il est pratiquement impossible de trahir une personnalité incontournable dans les relations économico-diplomatiques entre les deux pays et entre les dirigeants , cela risquerait de nuire à beaucoup de choses, bref une série de scandal financier planétaire auquel des dirigeants mauriciens sont aussi  mouillés que ceux de Madagascar. 

Les faits sont palpables, les aller et venus des personnalités malgaches à l'ile Maurice sont suspects, beaucoup de transactions financières s'y font à l'insu des contribuables malgaches. 

Levallois Perret, Panama papers : criminelles de droit commun,

Il y a trop de coïncidences dans les affaires du couple Balkani actuelles et celles du couple Maminiaina et Haingo Ravatomanga.

Haingo Ravatomanga, l'air et le comportement d'une dame respectueuse et innocente, de présomptions aux doutes d'actes criminels de droit commun, le couple Ravatomanga est à l'origine de la faillite de la JIRAMA, société de distribution nationale de l'eau et de l'électricité. La transition de 2009 à 2012 leur avait été florissante, on se demande par quel miracle, le couple se voit posséder  l'immeuble SONAPAR à Behoririka, à l'époque où la soeur de Hajo Andrianainarivelo était à la tête dirigeant Haingo Ravatomanga, l'air et le comportement d'une dame respectueuse et innocente, de présomptions aux doutes d'actes criminels de droit commun, le couple Ravatomanga est à l'origine de la faillite de la JIRAMA, société de distribution nationale de l'eau et de l'électricité. La transition de 2009 à 2012 leur avait été florissante, on se demande par quel miracle, le couple se voit posséder l'immeuble SONAPAR à Behoririka, à l'époque où la soeur de Hajo Andrianainarivelo était à la tête dirigeant

Ce n'est nullement par le fruit du hasard que les biens immobiliers, acquis par ce célèbre couple malgache, se trouvent dans la circonscription d'un maire poursuivi par la justice française de fraude fiscale, de blanchiment d'argents, de possession de biens immobiliers et de liquidité en inadéquation avec leurs gains officiels.

Ce n'est pas une coïncidence qu'ensemble, les Balkani et M. Ravatomanga soient cités par l'ICIJ " International Consortium of Investigative Journalist" dans la fameuse liste de panama papers.

Aujourd'hui notre billet vous traduira que les sociétés d'Etat malgaches sont les premières cibles favorites de la mafia locale qui agit depuis le chef suprême de l'Etat aux simples juges et substituts.

M. Ravatomanga, en véritable patron de la JIRAMA 

Une des sociétés d'Etat, qui avait un bilan positif en 2009, la JIRAMA : société de distribution de l'eau et de l'électricité malgache. L'équipe de Andrinirina Rajoelina avait décidé de remplacer le Directeur Général et les membres du conseil d'administration. Désiré Rasidy, était nommé à la direction générale, Maminiaina Ravatomanga, membre du conseil d'administration. Le reste du staff n'avait fait qu'agir et respecter les instructions de M. Ravatomanga, instruisait par l'intermédiaire de D. Rasidy, le directeur général, les deux complètement mouillés dans une affaire de fausses factures au montant de plus de trois milliards d'ariary  et de fausse prestation de réparation au montant de trois cent mille euros. 

Aucun contrat signé, aucune reparation ni entretien enregistré pendant les deux années réclamées, les agents de la JIRAMA ont été clairs dans leurs déclarations. Payer, ces factures ont été bel et bien pénal tant pour le payeur que pour l'incitateur. Il y a vraisemblablement contrainte par influence de statut et de titre. M.Ravatomanga était conseiller spécial, très spécial et membre du conseil de l'administration de la JIRAMA Aucun contrat signé, aucune reparation ni entretien enregistré pendant les deux années réclamées, les agents de la JIRAMA ont été clairs dans leurs déclarations. Payer, ces factures ont été bel et bien pénal tant pour le payeur que pour l'incitateur. Il y a vraisemblablement contrainte par influence de statut et de titre. M.Ravatomanga était conseiller spécial, très spécial et membre du conseil de l'administration de la JIRAMA

Un cas flagrant, qui ne souffre d'aucune discussion qu'elle soit pénale ou commerciale, une société aussi structurée que la JIRAMA ancien EEM : Eau et Électricité Malgache (EDF Malgache) ne pourrait pas agir de la façon  où D. Rasidy et M. Ravatomanga avaient procédé. Une société M.U Limited, de statut mauricien et offshore, plutôt une société écran appartenant à M. Ravatomanga avec laquelle la JIRAMA n'était aucunement liée par un quelconque contrat de location de groupes thermiques, pire aucun contrat ni d'entretien ni de réparation des groupes électrogènes  liant la JIRAMA à la société MMP/BTP, une des sociétés dans la ramification de M. Ravatomanga :

la société, Maurice Utilities limited, sans contrat, préalablement signé, réclamait,  la somme de 3.750. 444.789ar, environ 930.000,00€ et la compagnie MMP/BTP qui n'a pas de vocation d'entretenir et de réparer des groupes électrogènes, revendiquait 300.000,00€ de frais d'entretien à la JIRAMA, ceci sans qu'aucun passage des agents de MMP/BTP ne soit ni observé ni enregistré, pendant la période réclamée par la facture de 300.000€, les agents de la JIRAMA sont fermes sur ce point : " aucun agent de la MMP/BTP n'était passé..., il n'y avait pas de réparation malgré l'exigence de règlement de la somme de 300.000€"

La JIRAMA était contrainte de payer pour trois raisons, la première, M.Ravatomanga étant l'un des associés attitrés du Président de la transition, il est aussi l'un des conseillers spéciaux, les plus respectés par le président A.Rajoelina, et il est membre du conseil d'administration de la JIRAMA. Les deux factures avaient été payées et réglées par des échéanciers. M.Ravatomanga dictait tout, comme un véritable patron de la JIRAMA. 

La JIRAMA, périclite

Dans les rapports d'activités de la JIRAMA, la venue de l'équipe de A. Rajoelina à sa tête avait enregistré une perte bilancielle de l'ordre de plusieurs milliards ariary : "... la société ne dispose plus d'excédent brut d'exploitation..." dès 2010, à un an seulement de la présence de l'équipe de A. Rajoelina à la direction générale de la JIRAMA. 

Les malversations se répercutent directement au bilan, selon cet extrait du rapport d'activités de 2010 Les malversations se répercutent directement au bilan, selon cet extrait du rapport d'activités de 2010

En 2010, les dépenses engagées par la JIRAMA s'étaient augmentées du simple au double, le gas oil et fuel consommés enregistraient une augmentation tant sur leur quantité que sur leur prix d'achat. Cf extrait document de rapport d'activités 2010 ci-dessous.

Une consommation douteuse dans la mesure ou l'augmentation de branchement n'avait enregistré que 1%, pire le fameux "delestage" à l'époque battait son plein, des localités comme Ambatondrazaka, Sambava, Maroantsetra, Ambilobe... si à peine pouvaient avoir deux heures d'électricité sans coupure c'était un record. Une consommation douteuse dans la mesure ou l'augmentation de branchement n'avait enregistré que 1%, pire le fameux "delestage" à l'époque battait son plein, des localités comme Ambatondrazaka, Sambava, Maroantsetra, Ambilobe... si à peine pouvaient avoir deux heures d'électricité sans coupure c'était un record.

Ce rapport est accablant, il est évident qu'une combine au niveau de la consommation de gas oil et fuel est établie, en 2010, il avait été dit :"... on n'a pas suffisamment de pluie, voilà pourquoi on subit encore des coupures techniques fréquentes" A.Rajoelina. Des coupures techniques fréquentes? Bizarre, " les coupures techniques" étaient devenues plus fréquente et duraient plus qu'en 2009, mais la consommation de gas oil et fuel s'étaient vues augmentées de 79%, c'est tout de même incohérent, c'est flagrant. 

Il y a un détournement flagrant sur cette affaire de consommation de gas oil et de fuel, une chose ou l'autre, soit la quantité de la consommation est boostée artificiellement, et la combine se fait avec les fournisseurs, soit les produits sont détournés vers d'autres utilisateurs, une augmentation de l'ordre de 79%, en une seule année, cela ressort d'un abus qui n'a pas de nom. 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais. A. Rajoelina, M. Ravatomanga, et J.Randrianasolo se font passer pour des gens CLEAN, pourtant... ' Faites ce que je dis, pas ce que je fais. A. Rajoelina, M. Ravatomanga, et J.Randrianasolo se font passer pour des gens CLEAN, pourtant... '

Si P.Balkani régnait en main de maitre dans sa circonscription, A.Rajoelina se comportait comme un roi, capricieux et autoritaire à Madagascar. Sa cour en faisait autant, un M. Ravatomanga qui mettait tout le monde sous ses ordres, un général n'est rien devant lui. Leur mode opératoire étant semblable, beaucoup de disponibilité de liquidité, des liasses de billets, 200€, pour le levalloisien, pour le malgache 10. 000ar pour le malgache, un train de vie luxueux, jet privé, voyages en première classe, montre et chaussures luxueuses. Toutes les bonnes opportunités passaient à la trappe, soit ils se trouvent au premier rang soit une société prête-nom s'occupe de l'operation, et l'argent fruit de leur " coups"  sont versé sur des comptes dans des paradis fiscaux. 

H. Rajaonarimampianina, ne s'était pas laissé berner par ce montage de faux qui coutait environ 4.000.000.000ar pour la société d'Etat, le bureau d'investigation locale, BIANCO, se mettait sur l'affaire dite M.Ravatomanga et consorts. La conclusion de l'investigation et de l'enquête du BIANCO est sans appel. 

Extrait du document d'enquête du BIANCO, qui incrimine clairement, M. Ravatomanga et consorts. Extrait du document d'enquête du BIANCO, qui incrimine clairement, M. Ravatomanga et consorts.

M. Ravatomanga et consorts sont accusés de plusieurs chefs d'accusation, le plus important étant " la confection de faux et d'usage de faux". On se demande, pourquoi le BIANCO n'a pas statué un vol et détournement en bande organisée. M. Ravatomanga assurait le pouvoir politique et securisait l'opération quant aux éventuels risques judiciaires, D.Rasidy, assurait de son côté l'opération de paiement en mettant en place, une opération de fausse en écriture. Le BIANCO s'était facilement conclu à un détournement pour instruire l'affaire en justice. 

Affaire jugée devant un tribunal correctionnel, qui confirmait l'accusation du BIANCO, bureau d'investigations local. Affaire jugée devant un tribunal correctionnel, qui confirmait l'accusation du BIANCO, bureau d'investigations local.

 

 

. Justice mafieuse, Jacques Randrianasolo and Co, 

Si la justice francaise brille par son indépendance, la justice malgache collabore complètement avec les voleurs en col blanc. L'affaire de détournement et de confection de faux  et usage de faux avait été jugée devant le tribunal correctionnel qui confirmait l'accusation établi par le bureau indépendant d'investigations malgache, seulement, l'appel par l'intermédiaire de la chambre d'accusation de la cour d'appel avait été infirmé partiellement. L'essentiel et le plus important de l'ordonnance numéro 004/J2/CPAC/16 du 28 octobre 2016  suite à la déclaration d'appel du 08 Novembre 2016, arrêt numero 0641 du 28 novembre 2016 délibéré par la chambre d'accusation de la cour d'appel, avaient été rayé de l'ordonnance. 

La chambre d'accusation de la cour d'appel de Jacques Randrianasolo dénaturation le jugement de l'ordonnance 004/J2/CPAC du 28 novembre 2016, en infirmant le côté pénal de l'affaire, pour une affaire purement commerciale, depuis on attend la suite. /16 La chambre d'accusation de la cour d'appel de Jacques Randrianasolo dénaturation le jugement de l'ordonnance 004/J2/CPAC du 28 novembre 2016, en infirmant le côté pénal de l'affaire, pour une affaire purement commerciale, depuis on attend la suite. /16

La chambre d'accusation de la cour d'appel  en question avait été sous la coupe du procureur, Jacques Randrianasolo et de Ranary, par pure et simple coïncidence allons-nous dire, au lendemain de la convocation de M. Ravatomanga au bureau du procureur, deux voitures 4x4 toyota, avaient été livrées à la famille Jacques Randrianasolo, nous avions pu vérifier une des deux vehicules sous l'immatriculation 5026 TAR au nom du ministre, le prix affiché d'une telle voiture, dépasse largement le salaire officiel du juge en question, ses avoirs est aussi inadéquation totale par rapport à ces acquisitions, ça rappelle les termes d'accusations de P. Balkani.

J. Randrianasolo, l'une des personnalité clé du gouvernement N'tsay Christian, l'homme, par qui la partielle faillite actuelle de la JIRAMA venait, auteur principal de la combine sur le détournement, par la confection de faux en écriture en bande organisée, depuis le Directeur général D. Rasidy de la JIRAMA, passant par M. Ravatomanga et consorts et avalisé ou plutôt blanchi par J. Randrianasolo. Une personnalité devenue incontournable. J. Randrianasolo, l'une des personnalité clé du gouvernement N'tsay Christian, l'homme, par qui la partielle faillite actuelle de la JIRAMA venait, auteur principal de la combine sur le détournement, par la confection de faux en écriture en bande organisée, depuis le Directeur général D. Rasidy de la JIRAMA, passant par M. Ravatomanga et consorts et avalisé ou plutôt blanchi par J. Randrianasolo. Une personnalité devenue incontournable.

Il n'est pas surprenant qu'actuellement Jacques Randrianasolo se voit occuper le poste du département de la justice, une personnalité corrompue, il est récompensé de sa complicité en jouant pleinement son role de juge pour un verdict en faveur de ses acolytes au détriment de l'éthique et de la déontologie. 

Un bilan catastrophique, de 41 à 132,8 milliard ariary, certes cela n'effraye pas les malgaches, l'usufruit de ces opérations se trouvent soit en biens immobiliers au Levallois Perret soit en maison proche de la frontière suisse. Un bilan catastrophique, de 41 à 132,8 milliard ariary, certes cela n'effraye pas les malgaches, l'usufruit de ces opérations se trouvent soit en biens immobiliers au Levallois Perret soit en maison proche de la frontière suisse.

L'épopée de la JIRAMA et de A. Rajoelina and Co est longue, si en 2009 la JIRAM,  enregistrait un resultat largement positif, depuis le passage de A. Rajoelina et son équipement, cette société se trouve actuellement dans une situation d'incapacité d'honorer ses engagements et  de payer ses fournisseurs, elle a recours à des subventions, elle est au bord de la faillite. Les malgaches subissent les conséquences des abus financiers de A.Rajoelina et sa clique, les sociétés d'Etat sont leurs cibles favorites, la JIRAMA, l'Air Madagascar, bientôt la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale : la CNAPS, passera à la trappe. 

Andrew Berthold 

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