Panique à bord

L' AIR GONDWANA tangue et vacille.

On entend toujours parler de Gondwanaland, de la République Bananière, ici bas terre, c'est une île, comblée par dame nature, sur et sous terre, une richesse extraordinaire avec un climat tropical où l'ensoleillement est de l'ordre de 365 sur 365 jours. Les gondwanais ne sont pas conscients de la générosité que la nature leur offre, ils ne cessent pas de créer des problèmes pour attirer déjà des soucis et des critiques, la dernière étant le changement de cap de l'avion dans lequel voyage les gondwanais.

Nation of Gondwana, country of all blows, chief is the burglar head order Nation of Gondwana, country of all blows, chief is the burglar head order

Au départ il avait été entendu que les gondwanais auront la priorité des places réservées dans l'avion vers la destination "Gondwana paradise", leur chef s'y était engagé, voilà qu'à peine élu, leur jeune chef, s'evertue à écarter les bananes de la liste des passagers, pire il change de cap.

En effet, les gondwanais écartés, voilà que  les sénégalais ( mes frères), les indo-pakistanais, les chinois, quelques français, punaises, ils sont là aussi les mauriciens, pas de bananes presentes jusque là, ah non, non, non voilà deux ils se font controler leurs tickets, ah il s'agit de "Ra-pierre bleue" le gondwanais le plus riche de l'île et de la bouillonnante ministre de la communication et de la culture, la plus féroce du gouvernement, semble-t-il, ces deux bananes, seules admises dans l'avion aideront le pilote pour bien manœuvrer l'avion, pour arriver à bon port. 

Gondwana, une nation où tous les " hauts vols" sont permis, une nation où le président, son vice-president, détient tous les records gondwanais de la haute voltige Gondwana, une nation où tous les " hauts vols" sont permis, une nation où le président, son vice-president, détient tous les records gondwanais de la haute voltige

Le vol est annoncé, les passagers ont pris places, les privilégiés en quelques sortes ceux avec lesquels le commandant de bord (le président de la République) est en affaires, mes frères du Sénégal étant les derniers venus et bienvenus.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, on est sur un vol national d'air gondwanais, sauf le pilote et ses deux coéquipiers, il n'y a aucun de gondwanais dans l'avion, semble-t-il le délestage du poids en est une des raisons de leur exclusion. Pour les avoir à bord les gondwanais, il faut subvenir à leurs billets, leurs hébergements, leurs assurances, tout prévoir, des charges sociales ennuyeuses pour le Chef de bord, réputé plus pour recevoir que donner, tant pis pour les pauvres gondwanais, les voilà exclus pour cinq années de voyage. 

Le vol au sens figuré comme au sens réel est enrichissant, helas oui, l'oligarque gondwanais est à la commande, deux de ses proches sont à ses côtés, les deux ne s'entendent point, problème de leadership, l'un pour des intérêts purement financier, pour la seconde, purement politico-financier, elle veut s'enrichir vite et bien, ainsi l'avion vacille tantôt bâbord, tantôt tribord, créant une panique insolente et obscène. Le pilote entre deux marteaux : marteau piqueur et marteau pilon, tout cela au détriment des bananes qui restent specateurs d'un récital de levrette, pardon recital de lèvres qui disent des conneries et  un récital d'un snobinard amoral, panique à bord quelle direction va-t-il prendre le pilote, les passagers sont pris au piège. 

Francois Piétot

 

 

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