Madagascar : les bornes, au pays des aveugles

Ce peuple est-il conscient de sa situation

Madagascar s'appauvrit à une vitesse de TGV:

C'est triste à dire mais c'est le cas où la pauvreté, l'abscence de couverture sanitaire, le cadre de vie dépourvu du minimum de confort, le coût de la vie exorbitant, l'insécurité, le delestage, et dernièrement le problème de la distribution de l'eau potable dans les points de distribution publique et privée, etc...prédominent. Il n'y a aucun jour où le quotidien des malgaches est plus pour résoudre les problèmes que produire pour ne serait-ce que gagner leur vie 

Madagascar, une île gorgée d'eau ne doit pas souffrir  ni de la distribution, ni de la pénurie de l'eau, l'Etat n'assume plus son rôle depuis quelques mois, la société nationale distributrice d'eau et d'électricité est victime de détournement massif de ses avoirs depuis la période rouge de la transition. De tout cela le flux de l'arrivée des nouvelles opportunités se voit au ralenti, le volume de la création d'emploi ne suit pas le nombre des demandes d'emplois qui arrivent sur le marché du travail , une économie en dépendance totale de ses importations dans laquelle les charges publiques dépassent largement les recettes diverses que puisse enregistrer l'Etat, sachant qu'une bonne partie depuis la source ne rentre pas dans la caisse de l'Etat : les agents de l'Etat, les membres du gouvernement, les hauts fonctionnaires de l'Etat, tout le monde se sert, une situation soutenue par un réseau d'influence mafieuse depuis la tête de l'Etat, d'où l'appauvrissement  de l'administration déjà désuète et archaïque.

La pauvreté s'amplifie, le nombre des chômeurs augmente, les prisons sont pleines, les malfaiteurs font rage.Le Droit humain n'est plus respecté dans ce pays, où un voleur appréhendé s'attend à être descendu directement sans ni enquête ni jugement.Difficile ainsi de faire la différence entre règlement de compte ou arrestations d'un brigand. La pauvreté s'amplifie, le nombre des chômeurs augmente, les prisons sont pleines, les malfaiteurs font rage.Le Droit humain n'est plus respecté dans ce pays, où un voleur appréhendé s'attend à être descendu directement sans ni enquête ni jugement.Difficile ainsi de faire la différence entre règlement de compte ou arrestations d'un brigand.

L'Etat n'arrive plus à honorer ses engagements, même le ramassage quotidien des ordures urbaines est devenu un problème inhérent du manque de budget. On entend ici et là que l'Etat à ce jour n'a encore pu engager aucune dépense sur le budget de fonctionnement et que les ministères en souffrent et peinent à fonctionner.

La pauvreté est générale à Madagascar, et la morale semble-être affectée au plus haut point. L'humain n'a plus de sens, le business, l'argent, la pouvoir, le bois de rose, l'or, chrome, terre rare... Valent plus que la vie d'un humain ainsi voir un être humain : enfants ou personnes âgées mourrir de faim sur les places publiques devient des faits banales pour les malgaches. La pauvreté est partout, une chose est sûre, les promesses tardent vraiment à se mettre en route faute de financement, les investisseurs attendus se sont désolidarisés pour incompatibilité. Bref, Madagascar s'enfonce dans le gouffre obscur de la pauvreté à une vitesse de perte et de manque à gagner non négligeable avoisinant la vitesse d'un TGV ( pseudonyme de l'actuel président). 

Pression et répression, 

L'Etat dans l'impasse totale, ceci visible à l'oeil nu, tente de redresser la situation par les plus stupides des moyens : de pression et de répression. 

 

Un homme sans défense, ventre à terre, abattu froidement et publiquement. Ce cas n'est pas la première fois encore moins la dernière fois. Question : et si ce n'était pas un malfaiteur mais plutôt un homme de main qui commence à gêner, on n'en sait rien. Un homme sans défense, ventre à terre, abattu froidement et publiquement. Ce cas n'est pas la première fois encore moins la dernière fois. Question : et si ce n'était pas un malfaiteur mais plutôt un homme de main qui commence à gêner, on n'en sait rien.

Les opérateurs reçoivent régulièrement la visite des agents fiscaux, les politiciens et journalistes reçoivent des réprimandes sous forme de menaces et d'avertissements, ceux qui ne conjuguent pas payent cash leur refus d'obtempérer. L'Etat possède les hommes qu'il faut pour les missions qu'il faut. 

Il est actuellement difficile de faire la différence entre grands voleurs et voleurs à la tire, les grands voleurs bénéficient des traitements avantageux et privilégiés, les petits voleurs ou hommes après besoin se voient éliminer de manière sommaire, ceci publiquement : un homme ventre à terre blessé, et maîtrisé, tiré à bout pourtant par un représentant de l'autorité. D'où vient l'initiative, l'ordre et l'instruction? L'humain n'a plus aucun sens on tue, on assassine sans qu'il n'y ait demande d'explication, que fait la police des police devant ses faits où bien les photos ou les images peu probantes ne constituent pas de preuves comme il dit mister Jean Eric Rakotoarisoa. 

Visiblement les solutions semblent introuvables faute de capacité et d'aptitude, c'est d'une évidence flagrante que rien ne bouge, rien ne marche malgré les palabres et les gesticulations à coup de publicité et de marketing politique on se croyait aux temps des pirates ou les bornes étaient rois au pays des aveugles, à se demander si ce peuple est conscient de sa situation. Malgré cela, une lueur de révolution pointe à l'horizon sur laquelle un nouvel espoir pourrait naître, 

Hervé R

 

 

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