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Billet de blog 6 mai 2017

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lettre à la France insoumise suite

De l’abstention en en passant par un conte et la néo-morale de l'époque. Pour finir sur le sens de l'acte

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L’instant de voir

Le visage de Macron apparaît sur l’écran au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2017. Plusieurs centaines de milliers de personnes qui vibrent en entendant le mot gauche sont dégoutés. Ainsi cela aura marché. Sans phare politique, celui d’une longue carrière, sans maquillage de gauche, fut-il de la troisième voie, un pur produit de la technocratie, apparaissant en son nom, aura su s’imposer et remporter l’élection présidentielle. Plusieurs centaines de millier de personnes qui auront eu le courage de se prononcer pour le vote blanc, le vote nulle ou l’abstention maudiront les moutons qui se laissent prendre au piège d’un marketing non seulement frelaté mais, cerise sur le gâteau, revendiqué à coup de fières présentations d’algorithme, de sondages et de repérages de mots clefs. Plusieurs centaines de milliers de personnes auront les boules. Il faut dire que le système avait bien fait les choses : deux candidats, deux fondés de pouvoirs, l’un proposant de s’en prendre à la sécurité social, l’autre aux retraites, les deux au droit du travail. Le premier promettait de mâtiner tout cela du catholicisme le plus réactionnaire, l’autre enjoignait de se mettre en marche vers l’américanisation, « a brave new world is coming ». Deux candidats, chacun se répartissant le programme du Medef. Le catholique n’était pas là où on le croyait. Le martyre tomba sous les flèches médiatique dont il avait décidé qu’aucune ne louperaient son corps offert et douloureux, s’evertuant à coup de bourde et de mensonge à en réclamer toujours d’avantage. Quand au petit Macron, Jesus de sa grand-mère, éphèbe des banques, ses phrases creuses rencontrèrent, contre toute attente, l’oreille de millions grâce aux haut parleurs au combien mobilisés de ses amis possesseurs de quelques médias. Miracle !

Avec son visage qui apparaît sur l’écran de télévision, c’est le constat amer d’une entourloupe au grand jour qui s’avère pourtant payante. Plusieurs centaines de milliers de personnes qui se savent de gauche fulminent. Putain, ça a donc marché ! Putain de médias, putains de moutons, putain de voleurs d’élection. Elles ont la rage, ces centaines de milliers de personnes. Au moment précis ou apparaît le visage honnis de Macron, elles ont la rage. La rage de quoi ? De s’être fait enflées ? Volées ? Manipulées ? La rage parce que quoi ?

Et bien, elles ont la rage parce que ce n’est pas le visage de Marinne Lepen qui est apparu sur l’écran.

AIE !

Il y a des logiques implacables qui réveillent les plus endormis. Vœu pieu. Si seulement.

Temps pour comprendre 1 : le conte des trois bourgeoisies.

Nous pouvons appeler la première, bourgeoisie de savoir, la deuxième, bourgeoisie de capital et la troisième, de religion.

Celle de capital, après la guerre, la seconde espérons, n’en mène pas large. Un peu honteuse, un peu ruinée mais pas trop, elle n’ose la ramener. Celle de religion n’a pas ces pudeurs, après tout la honte, elle sait faire avec, c’est même son fond de commerce. Alors la bourgeoisie de religion prend les choses en main et pragmatique elle décide de cogérer la France avec son ennemi déclaré les communistes. Deux milles ans de catholicisme, ça ne s’atteint pas sans un pragmatisme chevillé au corps, fut-il ressuscité, et puis après tout, une fois chacun chez soi, on s’entend si bien. Chacun ses scouts, chacun ses revues pour la jeunesse, chacun ses offices et ses ventes de l’huma. De gaulles, on le jette, on le rappelle et il n’est pas rancunier, quel brave homme !

Mais la bourgeoisie de savoir, il faut bien le dire, entre coco et catho, elle s’emmerde. Et puis merde ! Finis le goupillon, la bureaucratie et le muguet, elle décide de prendre la place des cocos. C’est 68. Les cathos sont ko debout, les cocos plus vaillants tiennent cahin-caha jusque dans les années 80.

Pendant ce temps la bourgeoisie de capital, capitalise.

C’est la fête, le fric et la révolution sexuelle. C’est Saint germain des près qui éclaire le monde. On va au séminaire comme on va en boite de nuit. C’est violent, ça bouscule la terre entière, c’est puissant.

Pour le projet politique, ça coince un peu, on hésite puis on s’engage pour l’Europe, rien que l’Europe.

Pendant ce temps la bourgeoisie de capital, capitalise. Mais elle l’a un peu mauvaise. Devoir composer pour son agenda avec ces connards prétentieux de la bourgeoisie de savoir, qui osent en plus faire croire qu’elle n’en est pas, de la même classe, ça ne passe pas. La droite sait que le monde est de droite, alors il  faut arrêter de se la ramener avec ces couillonneries degauche. Et puis la bourgeoisie de savoir est plus belle, passe mieux à la télé, et il faut bien le dire elle en sait beaucoup, diplôme à l’appui. Non décidément, même si elle capitalise, la bourgeoisie de capital commence à ronger son frein.

Alors un beau jour, la bourgeoisie de capitale, décide de pas s’emmerder et crée ses propres diplomes : marketing, finance, economie, commerce. Il faut l’avouer, sur ce coup, la bourgeoisie de capital est un peu flemmarde, c’est qu’elle ne veut pas se donner la peine de préparer normal, on les comprend, parait que c’est pas facile du tout. Reste que : dans ton cul la bourgeoisie de savoir, mes enfants seront aussi diplômés que les tiens et tu sais quoi ? : On emmerde la princesse de Clèves !

C’est le moment Sarko, celui où la bourgeoisie de Capital envoie se faire foutre la bourgeoisie de savoir.

Pendant ce temps la bourgeoisie de capital, capitalise. Quand à la bourgeoisie de religion, elle réalise avec un peu plus de deux siecles de retard qu’elle n’est plus majoritaire. On n’atteint pas deux milles de catholicisme sans être un peu lent, la rançon du temps long. Mais qu’importe, elle vient de découvrir un truc énorme, là, dans la modernité, un truc que c’est trop de la balle, un truc qu’on dirait fait pour elle : le discours minoritaire.

Alors elle l’apprend aussi sec. On n’atteint pas deux milles ans de catholicisme sans être capable d’apprendre à la vitesse de l’éclaire quand il le faut. Et toc toc toc, la bourgeoisie de religion frappe à la porte de la bourgeoisie de capitale et lui fait savoir que si le deal qu’elle avait avec la bourgeoisie de savoir est rompu alors c’est maintenant avec elle que la bourgeoisie de capitale va devoir négocier. C’est le moment Fillon.

Par ailleurs, coup de bol, un jeune illuminé, sur de son destin, frappe également à sa porte et lui propose d’y aller franco avec lui. La bourgeoisie de capitale n’y croit pas trop, mais bon elle a des tunes en pagailles, alors pourquoi pas, sait on jamais. C’est le moment Macron.

On en était là de la guéguerre de trois bourgeoisies.

Elles se croyaient seule au monde. Il y avait bien une nouvelle branche de la famille qui était apparu, la bourgeoisie technocratique, qui comme la bourgeoisie de capitale et celle de religion ne rêvait que d’une seule chose : niquer la bourgeoisie de savoir, mais enfin chacun croyait les joueurs connus.

La bourgeoisie fasciste était toujours là pourtant, une poignée de famille, qu’on s’évertuait à rejeter mais qui croissait toujours plus.

Par contre personne n’avait vu qu’une partie de la bourgeoisie de savoir allait faire sécession. Bourgeoisie de savoir d’ailleurs, elle ne l’était pas vraiment. Issue de l’ouverture des facs dans les années 80, ce groupe était certes de savoir, mais plus aspirant bourgeois que bourgeois.  Certains avaient accédés aux titres universitaires, mais déjà, l’époque et la bourgeoisie de capital étant passé par là, plus personne n’en avait rien à foutre des titres académiques. D’autres avait du se reconvertir en dehors des apparats et des dorures. Et tous sentaient que demain allait être pire qu’hier. L’austérité pour eux, c’était la promesse de jamais en être. Avec l’austérité : les études, le savoir, les diplômes n’étaient plus une garantie de ne pas en chier comme les autres. Et autant vous le dire, de s’être fait avoir ainsi, l’aspirante bourgeoisie de savoir en avait mal au fondement.

Alors elle décida de rompre les amarres avec la bourgeoisie de savoir qu’elle détestait désormais, de ne pouvoir en être, se mettant ainsi curieusement au diapason de la bourgeoisie de capitale et de celle de religion.

Et puisque le blason de la bourgeoisie de savoir était l’antifascisme, alors l’aspirante bourgeoisie de savoir n’en serait pas. Et tant pis pour la bourgeoisie fasciste et les fachos, sa haine était désormais dirigée entière contre la bourgeoisie de savoir qu’elle ne pourrait jamais rejoindre. C’est le moment Mélenchon au soir du premier tour.

Conte tragique.

L’histoire ne dit pas encore si l’aspirante bourgeoisie de savoir rencontrera les prolétaires qu’elle pense ainsi séduire ou si l’avenir groupusculaire lui tend désormais les bras.

On veut tous être milliardaire ! Macron jouait petit joueur en parlant seulement de « quelques jeunes ». Les galères de fric effraient surtout ceux qui aspirent à y échapper sans les avoir jamais vraiment connues. Les autres, ça leur arrivent d’avoir un peu plus peur des fachos.

Le temps pour comprendre 2 : La neo-morale.

La morale est et a toujours été une affaire de gestion des biens et des objets. Lesquels avoir ? Lesquels s’échangent ? Lesquels sont interdits ? Lesquels on compte en premier ? Cette dernière question est facile. Partout, sous toute les latitudes : on compte les femmes en premier.

Que faire ?

Lénine posait la question.

Que faire de sa bourgeoisie ? Voilà une question pertinente. La politique parle t elle d’autre chose ?

Que faire de ses objets ? C’est donc là, la question morale.

Sans dater, on peut dire que la morale a été profondément marquée de l’idéal ascétique. Les objets c’est compliqué, le plus simple, c’est encore de ne pas en avoir, de ne pas les désirer.

Principe de la morale ascétique : tu ne désireras ni ne posséderas trop d’objets. Bien sur, c’est toujours trop. Ca n’en finit pas.

Mais depuis une vingtaine d’année, sous les coups de boutoir du capitalisme le plus débridé, et en adéquation avec la passion des objets qu’il promeut et déclenche, une nouvelle morale se constitue. Des campus américains, à la télé de Murdoch, elle infuse et rejoint nos contrées : rendez moi mon objets ! J’ai droit à mon objet !

Le principe de la néo-morale : tu as droit à ton objet. Sa conséquence directe : si tu n’as pas ton objet, et comment l’avoir cet objet qui serait enfin le bon, alors c’est qu’il y a injustice, c’est qu’il y a eu vole.

De « tous, devant toujours plus renoncer à l’objet » à « chacun, toujours plus volé de ce dernier ». C’est l’arc moral de l’époque.

Et mon objet, c’est moi-même aussi bien, et cela jusqu’au vote : j’ai le droit d’avoir mon objet dans lequel je me reconnais au second tour. C’est un droit, c’est mon droit. Et si je ne l’ai pas, c’est que mon droit est bafoué ! AU VOLE ! N’est ce pas la preuve que le jeu est truqué, puisqu’il tolère le vol.  Alors si c’est truqué, ce n’est plus du jeu, et si ce n’est plus du jeu alors je ne joue plus.

Je ne savais pas que le danger de porter le GUD et ordre nouveau à la tête d’un’appareil d’état toujours plus sécuritaire fut un jeu auquel on pouvait cesser de jouer.

Ainsi, dans cette élection et conformément à la néo-morale de l’époque : chacun est volé.

Volés les fillonistes ! Par les médias qui ne lâchèrent pas la jugulaire de Fillon.

Volée la droite ! Qui pourtant, forte de ces quatre millions de votant au primaire, allait la fleur au fusils à la victoire.

Volés les valsiste ! Volés d’une élection faite pour eux par une primaire à laquelle on ne les reprendra plus.

Volé de sa réélection, Hollande ! Par les valsistes, qui le poussèrent dehors et par les médias qui décidément ne saluaient pas assez la grandeur de ce quinquennat. Vous verrez, vous me regretterez.

Volés les Hamonistes, par tous ces traitres qui ne respectèrent pas leur parole et appelèrent à voter pour un autre. Aparté, des politiques reprochant à des politiques de ne pas tenir parole. Une première.

Volés les petits candidats ! Qui n’ont pas eu le droit au même temps de parole.

Volés les Macroniste, par le vote utile, alors que leur candidat méritait si fort le vote d’adhésion.

Volé les lepenistes, par tous le monde et tout le temps jusque dans leur corps à la vue d’un voile.

Et bien sur, volés les mélenchonistes ! Volés de leur victoire à laquelle ils ne croyaient pourtant pas il y a un mois. Volés de leur triomphe historique dans une France quasi totalement à droite, mais qu’importe, volés, volés quand même puisque, et c’est la morale du temps qui le dit, chacun est volé.

Pouce ! Ce n’est pas du jeu, y a triche. On m’a volé mon deuxième tour. Je boude et je ne voterais qu’au vrai deuxième tour, celui des législatives. He, ami insoumis ! C’est quoi le projet ? Mélenchon premier ministre de Lepen ?

Le moment de conclure : sens et logique de l’acte.

Sur trente, ils sont vingt à s’abstenir. A militer, là , maintenant, tout de suite, pour l’abstention. Cinq sont pour voter macron. Cinq ne se prononcent pas, ils ne savent pas encore. Faut dire que les vingt mettent une sacrée pression. Ah mais pardon, la pression, c’est les vingt qui s’en plaignent. Cinq qui sont pour le vote macron, c’est déjà une pression intolérable auquel ils résistent vaillamment. A vingt contre cinq.

L’important, pour eux, c’est ce qu’ils demandent aux cinq d’entendre : que le sens de leur acte est légitime, le sens de leur acte doit être respecté.  Et puisque même Mélenchon le dit!

Après tout, ils ont de quoi être énervés : d’un, ils ont été volés de leurs deuxièmes tours par les médias et leur acharnement anti-mélenchon et de deux, malgré leur diplôme et leur revenu, qui n’est pas à plaindre, ils risquent de galérer à l’avenir et de ne pas avoir leur retraite. Alors pardon, mais la menace du FN, on ne les y prendra pas, la bien penssance de la bourgeoisie de savoir, c’est FUCK OFF. Voter pour Macron, pour celui qui a coché toutes les bonnes cases, un peu mieux que nous c’est vrai, mais à qui, contrairement à nous, ça a réussi du feu de Dieu, version qui veut gagner des millions, ça jamais !

Alors ami insoumis, juste une précision : le sens et la légitimité d’un acte ne se découvre que dans l’après coup. C’est dans les conséquences d’un acte que nous apparaît son sens.

Je ne peux pas vous donner à l’avance un blanc seing que vous me réclamez pas plus que vous ne pouvez fixer à l’avance le sens de votre acte. Vous pouvez avoir pour intention de délégitimer l’élection de Macron en assurant par votre abstention que son score soit bas, vous pouvez fixer ce sens précis à votre acte, qu’importe, si marine Lepen passe le sens de votre acte aura été de l’aider à passer parce que c’est ce que vous aurez fait, c’est tout. C’est logique, c’est ainsi.

Et si elle ne passe pas, le sens de votre acte aura été autant de délégitimé Macron (pourquoi ce fétichisme du chiffre d’ailleurs ?) que d’assurer à Lepen un score plus important.

Le sens de votre acte ne vous appartient pas. Le sens de votre acte appartient aux conséquences de votre acte et c’est contre cela que vous vous rebellez. La pression dont vous vous plaignez, c’est celle là. Puisque vous parlez de droit et de légitimité, puisque vous voulez faire de tout cela une affaire de morale, alors je vais parler de conscience. Voilà ce que je peux vous dire : ce n’est pas le système qui vous mets la pression, ni cinq personnes quand vous êtes vingt, c’est votre conscience qui vous mets en garde contre la conséquence de vos actes, c’est votre conscience qui vous met la pression, si ce n'est votre désir.

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