Vie et mort de la ZAD du LIEN à Montpellier, victime de la realpolitik socialiste

La ZAD contre le projet routier du LIEN à Montpellier n'aura survécu que quelques jours à sa révélation. La Maison de l'Écologie et de la Résistance soutenue par des militant·es écologistes et des citoyen·nes, a finalement été expulsée par la gendarmerie et rasée par le Département ce matin. Trois personnes ont été placées en garde à vue. La majorité socialiste demeure silencieuse.

Acte 1 : un réveil timide et le silence radio du Département

Montpellier - Contre la bétonisation, à bas le L.I.E.N et que vive la ZAD ! © La mule du pape

Ce lundi 19 octobre, après la révélation publique la veille de la ZAD du LIEN, au nord de Montpellier, et de sa Maison de l’Écologie et de la Résistance (MÉR), bâtisse expropriée vouée à une destruction rapide, les gendarmes venaient reconnaître l’occupation des lieux, initiative de citoyen·nes, riverain·es et de militant·es écologistes (SOS Oulala, Extinction Rebellion, ANV-Cop21 et Greenpeace), et accepter le dossier de preuves transmis par le collectif, attestant de leur présence depuis le 6 octobre, au delà du délai de flagrance de huit jours permettant leur expulsion immédiate.

Au lendemain de cette révélation, les services du Département demandaient à la Coopérative d’électricité locale de venir couper le compteur électrique de la MÉR, laquelle coupure se produisit au moment de la visite des gendarmes, restés professionnels et courtois face aux explications de militant·es. C’est donc sans électricité et sans eau que les lieux subsistent actuellement, les occupant·es s’affairant à rendre ceux-ci plus agréables et à organiser logistique, gestion collective et communication. Des journalistes sont passés, d’autres ont appelé, les papiers et reportages commencent à s’enchaîner et à donner une consistance médiatique locale à cette ZAD implantée au coeur du troisième et dernier tronçon du LIEN RD68, dont les travaux de déforestation ont commencé au début de l’année.

Tout autour de la MÉR, des paysages de garrigues portant une biodiversité rare et endémique Tout autour de la MÉR, des paysages de garrigues portant une biodiversité rare et endémique

Le LIEN, c’est cette 2×2 voies de 35km de long vouée à relier l’A75 à l’A9 par le nord de Montpellier. Un projet porté depuis trente ans, repris par la majorité PS au Département et promu dans toute la baronnie socialiste comme le meilleur moyen de désengorger Montpellier. Ce au mépris de prévisions scientifiques qui envisagent la création de flux automobiles et d’un trafic sans précédent sur ce véritable “périphérique”, vouant ses pourtours à se remplir progressivement de béton tout en accentuant le phénomène de périurbanisation, et donc à terme… les embouteillages. Un projet d’un autre temps, qui répond à la logique de la voiture individuelle et d’un étalement urbain sans cesse promu par les barons politiques locaux, au bénéfice évident d’avides promoteurs, investisseurs et industriels du BTP et du développement présenté comme inexorable de la ville.

Bien conscients de l’irruption brutale des thématiques écologistes dans le champ lexical politique depuis un certain nombre d’années déjà, les socialistes ont tout fait pour peinturlurer de vert la despotique artificialisation des sols portée par leurs élu·es toutes ces décennies : on plante quinze arbres par ci pendant qu’on en déracine quinze mille par là, le tout sous d’intenses efforts de greenwashing. Un travestissement qui passe de moins en moins, et n’efface plus dans la population l’image de grands élus qui mangent dans la main des élites économiques et façonnent le territoire comme s’ils étaient dans un jeu vidéo.

La Maison de l'Écologie et des Résistances La Maison de l'Écologie et des Résistances

Le LIEN est au Département de l’Hérault (où M. Delafosse plaidait pour sa réalisation), ce que le COM est à la Métropole : le symbole de la gabegie des dépenseurs publics à réaliser la bétonisation de Montpellier sans jamais remettre en question le modèle de développement de la ville, qui flirte avec des taux de chômage et de pauvreté de près de 20%. L’écrasante galaxie socialiste s’est même adjointe le sceau d’EELV sur le projet du COM, roses et verts main dans la main pour promouvoir le financement de la route par… Vinci, en échange de l’allongement de sa concession de l’A9…

La ZAD du LIEN et sa MÉR s’inscrivent ainsi comme une réponse éminemment politique et citoyenne à ce désoeuvrement coupable, et viennent proposer de lutter localement contre l’ensemble de ces projets écocides. Une démarche qui vient aujourd’hui entraîner des réactions dans les rangs politiques locaux, alors que l’appel à l’occupation et à rejoindre la ZAD a été lancé.

Département et Métropole, la majorité prise au dépourvu

Les services de communication du Département de l’Hérault après avoir annoncé nous transmettre de premiers éléments de communication dans la journée, ont finalement reporté au lendemain. Cela fait pourtant déjà deux jours que l’électricité a été coupée sur la ZAD à la demande du Département, et trois jours que la ZAD a été révélée publiquement. Le Département va sans doute avoir du mal à vendre ses arguments de communication verte aux zadistes, pour autant l’interrogation demeure sur les suites judiciaires qu’il donnera à l’occupation.

La Directrice adjointe des relations presse de la Métropole vers qui son secrétariat nous a dirigé, n’a pour l’heure pas donné suite à notre requête visant à obtenir le positionnement de son employeur quant à la ZAD du LIEN.

La porte-parole d’EELV Montpellier qui a dans un premier temps pris en compte notre demande, après “validation” de la ligne de communication du groupe auprès des élu·es au conseil métropolitain n’a plus répondu par la suite à nos sollicitations.

Une militante EELV montpelliéraine jointe par nos soins ne s’étonne en rien du silence radio des verts depuis dimanche, ni de la dissonance cognitive qui frappe leurs élu·es au conseil métropolitain : “La plupart des militant·es d’EELV Montpellier sont évidemment contre le LIEN et ce depuis longtemps. Mais les élu·es ne disent rien car ils veulent à tout prix garder leur délégation. En ce moment, ils ne sont même plus capables de se positionner publiquement.” A l’en croire, les élu·es écologistes sont pris·es au piège dans les accords d’appareils rose-vert conclus lors des municipales. “Les régionales arrivent, ils vont donc devoir se distinguer car ils ne partent pas avec le PS, tout en tâchant de ne pas trop froisser Delafosse afin de conserver leurs délégations, prévoit la militante. Exemple : ils se prononcent contre l’extension de l’aéroport ou s’opposent à l’implantation des casinos. EELV doit se fâcher un peu avec Delafosse pour montrer qu’on est en campagne, mais pas trop non plus…!

Pas trop non plus, parce que les verts ont négocié en dépit de leur base militante, un accord d’entre deux tours avec Delafosse sur la question du COM, trahissant l’une des lignes rouges de leur campagne jusqu’à la fin du premier tour. “Que le COM ne soit pas financé par de l’argent public, c’est tout ce qu’ils ont réussi à arracher et ça n’a rien d’écologique. Tout a sauté dans la négociation d’entre deux tours, après ça, EELV était là pour verdir le programme d’un mec qui se contrefout de l’écologie. Les EELV sont majoritairement contre ce type d’infrastructures, mais les élu·es s’alignent devant la toute puissance de Delafosse.

Pour autant, il est cocasse de relever que c’était un EELV, le conseiller général Christian Dupraz qui avait porté le projet du LIEN en réunion publique en 2013 à Combaillaux, suscitant déjà à l’époque des remous dans les rangs écolo en raison de ce soutien. Aujourd’hui conseiller régional, il n’a pas non plus donné suite à notre message vocal.

La gauche d’opposition soutient la ZAD

A Montpellier, la création de cette ZAD du LIEN a naturellement émoustillé les milieux d’opposition de gauche, qu’ils soient représentés ou non dans les instances locales. Ainsi, le mouvement Nous Sommes, joint par la Mule, montre son soutien à l’initiative et son opposition au projet du LIEN : “Le LIEN, ce n’était pas au coeur de notre campagne, concède François Galabrun, porte-parole du mouvement, mais nous y avons toujours été opposés. Le LIEN, le COM, la DEM, sont les mêmes pierres de ce projet de périphérique autour de Montpellier, et nous nous battons contre le COM à l’échelle de la Métropole.

Nous Sommes dénonce le LIEN comme un projet anachronique, “un aspirateur à voitures” qui repoussera toujours plus loin la périurbanisation de la ville. “On sait que ce ne sont pas que les 50 hectares de la route qui seront bétonnés, mais de 400 à 500 hectares autour du projet détruits par effet rebond. Avec l’alignement des planètes socialistes entre ville, métropole, département et région, on est parti pour du bitume et du béton. C’est le même logiciel depuis les années 80 : on construit des routes, on urbanise, alors qu’on démarre la décennie de la dernière chance. Il y a une déconnexion complète entre les enjeux globaux et la médiocrité de ce qui nous est proposé pour la ville de Montpellier.

Si plusieurs militants du mouvement ont participé à titre individuel et citoyen à la création de la ZAD, Nous Sommes annonce son soutien à celle-ci, mais ne participe pas ni n’est impliqué dans son occupation. Le mouvement souhaite plaider pour cette lutte contre le LIEN en parallèle de son opposition au COM, et mettre le sujet de la ZAD à l’ordre du jour du prochain conseil métropolitain.

Ce dernier tronçon du LIEN est en effet en partie situé sur le territoire de la Métropole, ce que nous fait aussi remarquer Clothilde Ollier. L’élue écologiste, ancienne maire de Murles et originaire de Grabels, dit bien connaitre le dossier du LIEN. Pour elle, la ZAD, “c’est de l’écologie et de la vraie. Faire de l’écologie en plantant des arbres et en traçant des pistes cyclables, c’est juste du consensus. Tout le monde est contenté individuellement, mais ce n’est pas ça la vraie écologie. La ZAD du LIEN se bat pour l’intérêt général.

Clothilde Ollier rappelle que la France a été condamnée par la cour de justice européenne en octobre 2019 pour le taux de pollution de l’air anormalement élevé de douze de ses agglomérations, dont celle de Montpellier. “Rien n’a été fait depuis. Est-ce qu’on ne devrait pas avoir des politiques responsables et qui disent qu’il faut prendre des décisions fortes même si non consensuelles ? Lutter contre les autoroutes en fait partie.

Les jeunes sont en train de nous montrer que les choses changent” pour Clothilde Ollier qui se rappelle que les tractations autour du tracé du LIEN en 2013 lorsqu’elle était maire de Murles, n’envisageaient pas encore certaines données écologiques aujourd’hui au coeur de la lutte contre la 2×2 voies. “Aujourd’hui les collectifs qui luttent, comme SOS Oulala que je soutiens à titre personnel, ne sont pas dans le “ni-ni” mais dans la recherche de l’intérêt collectif et de ce qu’il y a à construire dans le monde d’après. L’idée de monter une maison de l’écologie est excellente, et c’est dommage d’en arriver à devoir faire des ZAD. Certains ont le courage de faire ça et de s’impliquer, je leur tire mon chapeau.

Rappelant qu’une ZAD s’était montée dans le quartier de Las Rebes en 2016, pour lutter déjà à l’époque contre la bétonisation de la ville, le mouvement Ensemble ! 34 “ne peut que se réjouir qu’une telle initiative émerge dans la métropole.” “Bien sûr le bienfondé de s’opposer au projet du LIEN, objectif politique central de cette ZAD, pose question à de nombreux habitant.e.s et interroge au sein de collectifs écolos du secteur. Il est important que le dialogue s’ouvre. Mais il n’en reste pas moins que l’ouverture de cette MéR reste une excellente nouvelle. La création de cette MéR permettra sûrement aux mobilisations climats de trouver le nouveau souffle dont elles ont besoin. Elle ouvre également des perspectives enthousiasmantes pour les luttes écologiques futures sur la métropole et dans l’Hérault et nous ne pouvons que nous en réjouir. “

L’Union Communiste Libertaire “apporte bien évidemment tout son soutien à la lutte en cours et au projet de la MÉR, et essaie de s’y investir à la hauteur de ses moyens, en relayant la communication et en allant, quand des militant-es de l’UCL le peuvent, filer un coup de main sur place. La MÉR, c’est à la fois une lutte concrète et immédiate contre une énième aberration écologique et un lieu où peuvent converger les luttes et les énergies pour se bagarrer plus largement contre la nocivité du système capitaliste et travailler à inventer et expérimenter autre chose. Bravo à toutes celles et ceux qui rendent cette lutte possible !

MAJ: Le NPA34 nous a transmis un communiqué ce mercredi dans la soirée exprimant son soutien pour “la lutte des militants écologistes qui, en occupant la Maison de l’Écologie et de la Résistance, s’opposent à l’urbanisation et à la bétonisation des territoires. Ce projet de Lien c’est encore favoriser la logique de la voiture individuelle, la logique de la production et du transport effrénés de marchandises via le tout camion, avec toujours plus de destruction de biodiversité. La détermination et la créativité des militants est un signe encourageant dans le contexte social difficile que l’on connait.”

Sur un plan plus proprement local, le maire insoumis de Grabels, René Revol, opposé au tracé actuel du LIEN, s’est exprimé dans les colonnes du Midi Libre : “Il fallait s’y attendre, beaucoup de citoyens se mobilisent pour la défense de la biodiversité. […] Le conseil départemental est compétent et il faut ouvrir la discussion avec ces jeunes gens. Nous nous engageons dans cet esprit là, même si ce sont des méthodes que je n’encourage pas.

La mairie de Combaillaux est restée injoignable ce jour. La maire LR de Saint-Gély-du-Fesc Michèle Lernout n’a pas répondu à nos questions transmises par son secrétariat.

Acte 2 : Expulsion Répression

Les pouvoirs publics ont voulu agir vite. Alors que l'ouverture d'une ZAD et de sa Maison de l'Écologie et des Résistances menaçait d'entraver la reprise des travaux de la Liaison Intercommunale d'Évitement Nord de Montpellier (LIEN), le préfet de l'Hérault a mené vers sept heures du matin ce jeudi 22 octobre, l'expulsion par des forces de gendarmerie d'une dizaine de personnes dormant sur les lieux. Aussitôt, la pelle mécanique s'est mise en branle et s'est méthodiquement appliquée à détruire la petite bâtisse méridionale cachée dans les garrigues et expropriée par le Département.

Une expulsion sur des fondements illégaux ?

Les gendarmes ont d'abord laissé les personnes récupérer leurs affaires dans la maison, avant de procéder à l'interpellation de l'une d'entre elles et de convier les autres à les suivre en audition libre dans plusieurs gendarmeries. Un rassemblement de soutien a eu lieu devant celle de Saint-Gély-du-Fesc où une personne était convoquée à 14h, avant d'être finalement placée en garde à vue. Selon nos informations, une troisième personne a été également placée en garde à vue.

Photo postée par le collectif de la MÉR sur Facebook

Image France 3 Occitanie

Contactée, l'avocate suivant le collectif de la MÉR s'alarme d'une possible violation du droit par cette intervention, qui se serait produite après le délai de flagrance permettant de procéder à l'expulsion sans jugement. Les militant·es occupant la ZAD avaient en effet fourni aux gendarmes venus reconnaître l'occupation un dossier de preuves de leur présence sur les lieux depuis le 6 octobre.

Alors que des mouvements et des politiques commençaient à se positionner et que la ZAD s'installait doucement dans le paysage médiatique, le Département a de toute évidence voulu tuer dans l'oeuf le projet qui promettait un lieu de luttes ouvert aux citoyen·nes et militant·es, axé sur des principes humains, inclusifs et non-violents. Une action qui voulait interpeller les pouvoirs publics sur la nocivité de tout un système, de toute une vision de la ville et du développement, et qui non content de se positionner contre le LIEN faisait aussi le plaidoyer d'un monde repensé à travers le paradigme de la nature.

Les Zone à Défendre comptent quelques emblématiques victoires, beaucoup de statu quo et d'échecs. Mais au vu de leur potentiel à monopoliser régulièrement l'attention dans l'espace public et faire mauvaise presse aux projets infrastructurels ou immobiliers qu'elles combattent, les gouvernants locaux ne pouvaient sans doute pas se permettre de laisser la ZAD du LIEN fleurir, et ont montré leur peu de volonté à créer une voie de dialogue avec des citoyen·nes engagé·es dans le mouvement climatique. De la realpolitik locale... qui pourrait coûter cher à la majorité socialiste à moins de six mois des élections départementales.

Interpeller politiques et citoyen·nes

Cette opération de ZAD montpelliéraine, si elle fut éphémère, marque toute fois l'émergence du tracé du LIEN comme d'un territoire à défendre, et va sans doute entraîner des suites médiatiques. C'est le premier acte d'une action militante et citoyenne dont les retombées relanceront peut-être régulièrement le sujet du LIEN, dont les travaux devaient reprendre en 2021. Non-violente, la méthodologie adoptée visait à interpeller pouvoirs publics et citoyen·nes autour de la problématique de l'artificialisation des sols et de l'expansion à marche forcée de la ville.

Des forces de gauche ont d'ores et déjà réagi par des communiqués. Ainsi du NPA 34, exigeant la libération immédiate et l'abandon de toute procédure judiciaire à l'encontre des interpellés, qui dénonce "la marche rapide, constatée jour après jour vers un Etat policier autoritaire, en décalage complet avec les déclarations gouvernementales sur la liberté d'expression et en contradiction avec les assurances données à la "convention citoyenne pour le climat". Le nouveau parti anticapitaliste appelle à une riposte unitaire des organisations du mouvement ouvrier, associatif et des droits humains du département. "La détermination et la créativité de ces militants sont porteuses d'avenir pour construire le "monde d'après". La répression tous azimuts et la guerre antisociale menée par le gouvernement sont le symbole d’un monde dépassé, le « monde d’avant », que nous avons tous et toutes le devoir de combattre."

Le mouvement Nous Sommes déplore que "la résistance portée [...] contre la construction du L.I.E.N. [ait] été balayée par le département à coup de bulldozer." et condamne le recours à la force à travers le choix de l'expulsion. "Le L.I.E.N est à l'image de nombreux autres projets: opaques, menés à l'encontre des habitants et de l'identité et la biodiversité de notre territoire." Et se permet une petite pique à l'égard des socialistes : "Ce déni d'écologie n'a d'autre explication que la servitude de nos dirigeants à l'argent, aux promoteurs, aux barons. Rien d'étonnant pour le parti qui a enfanté Macron."

Ensemble ! 34 "dénonce cette destruction brutale qui démontre une drôle de définition du dialogue. La Préfecture, le Conseil Départemental de l'Hérault doivent rendre des comptes sur cette destruction indigne et révoltante." "Ce coup de force n'arrêtera pas le mouvement initié par ce projet de Maison de l’Écologie et des Résistances. Il est urgent que les combats contre les inégalités sociales, pour la défense de nos libertés, pour la bifurcation écologique s'articulent, se nourrissent les uns, les autres. C'est l'esprit qui a donné naissance à ce projet. La violence de l’État, la violence des institutions ne pourront pas tuer cette volonté car comme le dit Victor Hugo, il n'est rien de plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue."

Le maire insoumis de Grabels René Revol a une nouvelle fois réagi dans le Midi Libre : "La force publique a été utilisée ce 22 octobre pour déloger l’occupation pacifique de la Maison de l’Écologie et des Résistances sur le tracé du LIEN. Nous regrettons que l’usage de la force publique ait été privilégiée au dialogue avec les associations concernées."

Pour l'heure, ni le Département, ni le Parti Socialiste, ni EELV ne se sont exprimés sur le sujet de la ZAD du LIEN, qui font comme si cette histoire n'avait pas existé.

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