Nathalie Perrin-Gilbert, nouvelle humoriste lyonnaise !

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, est née en 1971. Elle voit quinze mille bonnes raisons pour lesquelles Gérard Collomb aurait dû prendre sa retraite, plutôt que de redevenir maire de Lyon. Une prise de parole humoristique, mais pleine de bon sens, qui concerne tant d'autres politiciens qui se refusent à raccrocher...

Les 15.000 raisons pour lesquelles Collomb n'aurait pas du redevenir maire de Lyon © L'Obs

Voici la même intervention, avec une image et un son de moindre qualité, mais en version longue :

Gérard Colomp remis à sa place par Nathalie Perrin Gilbert © Robert BADIN

Qui est Nathalie Perrin-Gilbert ?

D'après sa fiche Wikipedia:

Née en 1971, Nathalie Perrin-Gilbert entre au Parti socialiste en 1994.

Elle est élue dans le 1er arrondissement en 1995, sur une liste de rassemblement de la gauche socialiste et écologiste.

Conseillère du 1er arrondissement, elle est déléguée aux sports et à la jeunesse.

Elle est aussi conseillère municipale de Lyon et conseillère communautaire du Grand Lyon au sein du groupe « socialiste et apparentés ».

Réélue en 2001, elle devient maire du 1er arrondissement de Lyon. Elle reste conseillère municipale et conseillère communautaire, dans un contexte de changement de majorité,  Gérard Collomb succédant à Raymond Barre à la tête de la ville et du Grand Lyon.

Lors de ce mandat, Nathalie Perrin-Gilbert s’investit notamment dans la défense des familles sans-papiers aux côtés du Réseau éducation sans frontières (RESF), révélant publiquement qu'elle a accueilli une mère et sa fille « en attente de régularisation » à son domicile, ainsi qu'une famille dans les locaux de la mairie.

 "Héberger des personnes sans-papiers fait partie d'actes de résistance dont je partage le sens. Je l'ai déjà fait pour qu'une femme et sa fille ne dorme pas dans la rue". Elle est même allée plus loin. Avec l'appui de son équipe municipale, elle a accueilli pendant trois semaines dans sa mairie de la place Sathonay une famille de cinq enfants. "Je ne me sens pas quelqu'un d'à-part. J'ai pris cette décision parce que d'autres personnes de l'arrondissement font preuve d'une générosité et d'un courage exceptionnels". Michel Durand (le curé de Saint-Polycarpe), les militants du Réseau éducation sans-frontières (RESF) et tous les anonymes apprécieront. Mireille Peloux de RESF lui renvoie le compliment : "Elle nous soutient depuis le début. Elle a permis dernièrement que la mairie du 1er financent quelques nuits d'hôtel pour la famille Kaja (voir Lyon Capitale du 2 octobre, ndlr)".

Maire courage
Si la situation se représente, Nathalie Perrin-Gilbert le refera. "Pour un maire, il n'est pas simple de ne pas respecter la loi de son pays. Quand je l'ai fait c'était face à la situation de détresse extrême des personnes que j'ai accueilli. Il n'est pas normal que l'on nous demande de choisir entre respect de la loi et non assistance à personne en danger".

Cet acte de désobéissance civile, elle ne le fait pas à légère, par simple charité républicaine. A 36 ans, elle a une solide réputation d'élue qui travaille ses dossiers. Comme pour les antennes relais de téléphones portables, où elle plaide pour l'application du principe de précaution (lire les numéros de Lyon Capitale d'octobre 2006), elle se positionne à contre-courant de la mairie centrale. A rebours du projet de loi défendu par Brice Hortefeux, elle plaide pour une "régularisation large" et une loi fondatrice sur "l'immigration partagée" : "Si l'on prend l'exemple du premier arrondissement, il doit y avoir au maximum une centaine d'étrangers en situation irrégulière sur 28 000 habitants. On peut donc les absorber. (...) Il faut voir l'immigration comme une richesse et non comme une insécurité". Aujourd'hui, la femme d'origine congolaise, qu'a accueillie la maire du Premier, a un titre de séjour et travaille. Sa fille revient régulièrement chez Nathalie Perrin-Gilbert, avec qui elle a tissé des liens d'amitié.

Extraits de cet article du 9 octobre 2007:

https://www.lyoncapitale.fr/Actualite/NATHALIE-PERRIN-MOI-AUSSI-J-AI-CACHE-DES-SANS-PAPIERS/

Elle procède à plusieurs parrainages républicains en 2006.

Elle prend également position pour le respect du principe de précaution concernant les antennes de téléphonie mobile et demande que ces antennes ne soient pas installées sur des bâtiments comme les écoles ou les maisons de retraite et qu'un périmètre de sécurité soit respecté autour de ces équipements.

Ces sujets marquent le début de ses désaccords avec le Maire de Lyon et son exécutif.

Lors des élections législatives de 2007, elle est élue suppléante du député socialiste Pierre-Alain Muet, dans la 2e circonscription du Rhône (1er et 4e arrondissement, ainsi qu’une partie du 2e et du 9e arrondissement de Lyon).

En mars 2008, la liste socialiste et écologiste qu’emmène Nathalie Perrin-Gilbert pour les élections municipales dans le 1er arrondissement cumule 58,6% des voix dès le premier tour.

En décembre 2008, elle est nommée secrétaire nationale du Parti Socialiste, chargée du Logement4, auprès de Martine Aubry, alors Première Secrétaire du PS5.

En décembre 2013, alors qu'elle participe à l'occupation d'un collège désaffecté pour réclamer sa réquisition afin de loger des familles sans domicile, elle est mise en garde à vue.

Nathalie Perrin-Gilbert sort de garde à vue © Télé Lyon Métropole

Lors des élections municipales de mars 2014, elle se présente sur une liste rassemblant des citoyens, le Gram (Groupe de réflexion et d'actions métropolitaines, association qu'elle a co-fondée en 2012) et le Front de Gauche. Elle est exclue du Parti Socialiste pour cause de « dissidence ». La liste qu'elle conduit arrive en tête au premier tour et elle est élue maire le 30 mars 2014.

Pendant l'été 2016, elle saisit le Défenseur des droits après que les fontaines d'un jardin municipal ont été coupées par les services de la Ville après l'installation de familles nomades aux abords.

Dans un courrier en date du 3 août, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement, a saisi Jacques Toubon, Défenseur des Droits attirant son attention sur le sort réservé, depuis trois semaines, « à sept familles nomades, dont une femme enceinte, sept enfants, dont deux âgés de moins de 3 ans et un nourrisson ». Et d’indiquer : « La Ville de Lyon a pris la décision de mettre hors-service les bornes-fontaines municipales du jardin des Chartreux, privant ces sept familles de l’accès à un droit fondamental, l’eau. »

La maire du 1er demande à la Ville de Lyon de remettre en fonction ces bornes-fontaines municipales et de faire cesser « cette odieuse privation d’accès à l’eau à l’encontre de publics vulnérables, dont des enfants. » Enfin, elle souhaite que « la situation de ces sept familles soit étudiée et fasse l’objet d’un parcours d’insertion durable. »

(extraits de cet article paru dans Le Progrès)

Après avoir soutenu le Parti socialiste pendant l'ensemble de la campagne présidentielle de 2017, elle annonce qu'à titre personnel, elle votera pour Jean-Luc Mélenchon ...

Personne n'est parfait...

smile

Cependant, elle ne donne aucune consigne de vote.

On trouvera ses explications ici.

Elle est candidate aux législatives de 2017 avec comme suppléante Aline Guitard (PCF) dans la deuxième circonscription du Rhône. Elle accède au second tour mais est battue par Hubert Julien-Laferrière (LREM).

Une vidéo mise en ligne le 18 septembre 2018:

Nathalie Perrin Gilbert, sur l'accueil des migrants mineurs © videolyon

 

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