Gvantsa, lycéenne de Dijon placée en centre de rétention, est libre !

Samedi dernier, Gvantsa, lycéenne de Dijon qui s'apprête à entrer en terminale, a été interpellée et immédiatement placée en centre de rétention, dans l'attente de son expulsion vers la Géorgie, pays dans lequel elle ne connaît personne. Alors même que son père, son frère, ses amis sont en France et qu'elle mène une scolarité brillante. Les actions de soutien ont obtenu sa libération.

Mise à jour:

Alors que je viens de publier ce billet de blog, j'apprends à l'instant que Gvantsa sera libérée ce soir.

Je modifie donc le titre et le chapeau de ce billet, mais je ne le dépublie pas.

Les actions proposées, en effet, pourront servir pour d'autres cas.

Excellente nouvelle, qui montre que les mobilisations ne sont jamais inutiles.

N'imaginons pas une improbable humanité de l'administration.

A l'approche de la rentrée scolaire , les "autorités" semblent simplement avoir compris qu'elles s'attireraient davantage de problèmes en maintenant Gvantsa en détention qu'en la remettant en liberté.

Il faut cependant continuer le combat pour la régularisation de Gvantsa, dont l'interpellation était une ignominie.

gvantsa-liberee

Sur les faits, on consultera ces deux billets de blog déjà publiés dans le Club de médiapart:

https://blogs.mediapart.fr/cent-dents/blog/260819/macron-au-g7-gvantsa-dans-lavion-hotel-biarritzcentre-de-retention-metz

https://blogs.mediapart.fr/claire-rafin/blog/270819/gvantsa-pourra-t-elle-faire-la-rentree

maud-gvantsa

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Suite à l'interpellation inattendue de Gvantsa, un rassemblement a déjà eu lieu:

Dijon : mobilisation pour une lycéenne menacée d'expulsion vers la Géorgie © France 3 Bourgogne-Franche-Comté

Un autre rassemblement est prévu demain, 29 juin, devant la préfecture de Dijon, à 17 heures.

Une pétition a déjà dépassé les 3600 signatures; il faut continuer à la faire signer.

Par ailleurs, une action "Un livre Un espoir pour Gvantsa" a été lancée:

un-livre-un-espoir-pour-gvantsa

Bien évidemment, on peut aussi écrire à Gvantsa, à la même adresse.

Autre proposition:

gvantsa-profs

RESF propose aussi d'écrire aux autorités responsables de l'interpellation de Gvantsa, qui ont le pouvoir de la faire libérer et de régulariser sa situation.

Il ne s'agit pas, bien évidemment, de supposer  l'improbable existence, chez un Castaner, d'une once d'humanité, mais de montrer que la situation de cette lycéenne est jugée inacceptable et scandaleuse par un nombre significatif de citoyens français.

Voici l'appel de RESF, avec les adresses utiles:

Le réseau Education sans frontières appelle à dire d’urgence aux responsables français ce que l’on pense d’une maltraitance institutionnelle envers une jeune Géorgienne scolarisée en Terminale L à Dijon et placée en centre de rétention pour être expulsée de façon imminente alors que son père a un titre de séjour.

Gvantsa Pkhikivze, qui vit en France depuis l’âge de 16 ans et qui est scolarisée au lycée Hippolyte Fontaine à Dijon, est enfermée en rétention et menacée d’expulsion dès demain via Roissy vers la Géorgie où personne ne l’attend. 
Elle vit auprès de son père qui a un titre de séjour, sa mère n’est pas en Géorgie. Gvantsa doit entrer en terminale L en septembre, mais qu’importe ! La machine à expulser est plus féroce que jamais.

Merci de dire d’urgence ce que vous pensez de cette maltraitance institutionnelle à ceux qui prennent ce genre de décision et qui ont le pouvoir de mettre fin à cette ignominie :

A l’Elysée :

Pour écrire au président :

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Patrick.strzoda chez elysee.fr Directeur de cabinet

A Matignon :

Pour écrire au Premier ministre :

sec.edouard.philippe chez pm.gouv.fr

http://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre

A l’Intérieur :

Ecrire au ministre de l’Intérieur :

christophe.castaner chez interieur.gouv.fr ; frederic.veau chez correze.gouv.fr ;

https://www.interieur.gouv.fr/Contact/Ecrire-au-ministre-de-l-Interieur

stephane.bouillon chez interieur.gouv.fr Directeur de cabinet

sec.dircabadj chez interieur.gouv.fr

magali.charbonneau chez interieur.gouv.fr Directrice-adjointe

sec.immigration chez interieur.gouv.fr

pauline.pannier chez interieur.gouv.fr Conseillère immigration

Un collectif de soutien, qui regroupe, entre autres, le SNES-FSU, la CGT, la LDH, le SAF ... a publié ce communiqué:

Communiqué du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants de Côte-d’Or :

Gvantsa doit pouvoir vivre auprès des siens


Gvantsa, une jeune dijonnaise d'origine géorgienne élève du lycée H. Fontaine à Dijon qui devait faire sa rentrée lundi 2 septembre en terminale, a été arrêtée par surprise alors qu'elle se présentait au commissariat, incarcérée en centre de rétention à Metz, sans qu'aucun délit ne puisse lui être reproché.

Metz n’est qu’un point de passage avant son renvoi en Géorgie, où elle n’a plus de famille. Son père qui l'a prise en charge depuis des années vit en situation régulière en France comme conjoint d'une Française. La préfecture qui avait demandé des preuves de cette situation a refusé de les prendre en compte quand elles lui ont été transmises.

Comment comprendre que Gvantsa, 19 ans, seule et sans attache dans ce pays qui n'est plus  le sien, qui a eu un parcours irréprochable depuis qu'elle est en France puisse vivre une telle situation? 

Qui va prendre soin d’elle? Alors que sa famille est en France en situation régulière.

Où va-t-elle poursuivre ses études? Alors qu’elle a une place au lycée H. Fontaine où enseignants comme camarades de classe l'apprécient unanimement. En trois jours, 2100 personnes ont signé une pétition de soutien, les interventions en sa faveur se multiplient

Nous demandons la régularisation de la situation de Gvantsa afin qu’elle puisse retrouver sa famille, faire sa rentrée scolaire à Dijon et poursuivre sereinement ses études.

Son cas est malheureusement celui de dizaines de jeunes en Côte d'Or menacés d'expulsion en violation des droits humains les plus élémentaires.

Ses proches, ses enseignants, ses camarades de classe, et les associations du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants appellent à un rassemblement jeudi 29 août devant la préfecture , rue de la préfecture à Dijon à 17h pour exiger qu'elle soit immédiatement libérée, puisse faire la rentrée avec ses camarades, que lui soit reconnu le droit de vivre en sécurité avec les siens.


Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants :

ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / AGIRabcd 21/Amis de la Confédération Paysanne/ Amnesty International Dijon /Association des Paralysés de France/ ATTAC 21 / ATMF Dijon / CFDT 21 / CGT 21 /CCFD Terre Solidaire/Clubs UNESCO /CNT 21 /Collectif du collèges les Lentillères/ Collectif du lycée d’accueil inter-national du Castel/Confédération Paysanne/ CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / LVN personnalistes et citoyens / Ligue des Droits de l’Homme / MAN /Mouvement de la Paix/ MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 /SAF /SNES FSU/ SOS Refoulement / SOS racisme / Solidaires / Solidarité afghane /Sud santé sociaux/ UJFP / UNEF/ Tends la Main / Urgence Solidaire
 

 

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