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Billet de blog 20 avr. 2022

Pour eux, et pour nous tous, votons

Comme la plupart d'entre nous, j'ai peur de voir ce qui pourrait arriver, alors que nous faisons face à un moment fatidique dans la vie de notre nation. Et chaque fois que j'ai peur, je pense au courage d'Imad, qui a refusé de s'agenouiller face à l'extrémisme, alors qu'il faisait face à Mohammed Merah et à sa mort imminente. Par Latifa Ibn Ziaten.

Latifa Ibn Ziaten
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Comme la plupart d'entre nous, j'ai peur de voir ce qui pourrait arriver, alors que nous faisons face à un moment fatidique dans la vie de notre nation. Et chaque fois que j'ai peur, je pense au courage d'Imad, qui a refusé de s'agenouiller face à l'extrémisme, alors qu'il faisait face à Mohammed Merah et à sa mort imminente.

Aujourd'hui, nous avons le choix : nous devons défendre les valeurs qui nous unissent et refuser la victoire à ceux qui veulent nous monter les uns contre les autres. Et quand viendra le moment d'élire notre prochain Président le 24 avril, la seule façon de sauver la France que nous aimons est de battre Mme Le Pen en votant pour M. Macron.

Depuis l'assassinat d'Imad il y a dix ans, je parcours le pays et le monde, rencontrant chaque année des dizaines de milliers de jeunes pour donner une chance à la paix et à la tolérance. En regardant les sondages et le programme du Rassemblement national, je crains pour leur avenir  si l’extrême droite accède au pouvoir.

La plupart des jeunes que je rencontre dans mes projets éducatifs, dans les établissements scolaires ou dans les prisons, ont peur et sont en colère. Ils ont le sentiment que la République les a abandonnés, qu'il n'y a pas de place pour eux dans notre société.

Rien qu'en matière d'éducation, le programme de Mme Le Pen les laisserait derrière, effaçant des décennies de dur labeur pour réduire les inégalités. Son rejet des autres langues et cultures déchirerait nos communautés au nom de l'assimilation. Même en ce qui concerne la foi, une affaire personnelle, la désignation de l'Islam comme bouc émissaire par son parti enterrerait tout espoir d'unité sociale dans notre pays.

Il faut du courage pour choisir la fraternité plutôt que la haine. Je sais combien il peut être difficile pour beaucoup d'entre nous de croire que des jours meilleurs sont à venir. Mais si nous ne nous montrons pas à la hauteur pour vaincre l'extrême droite, nous laissons tomber nos enfants, et la haine l'emportera.

Pour eux, et pour nous tous, votons.

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