Comment se désabonner de Mediapart

Bien, je ne juge pas du travail journalistique de Mediapart.

Lorsque j'ai vu que j'avais été prélevé de 9 euros sur mon compte la surprise m'a poussé à voir qui me grignoter mes malheureux zeuros.

Je découvre qu'il s'agit de Médiapart, je dois reconnaître que j'avais pris l'habitude lorsque j'achète quelque chose sur internet d'être prévenu par mail, et d'être prélevé uniquement au moment où je me faisais livrer (merci Amazon).

Mais à priori, Mediapart n'envoie pas de courrier pour prévenir du prochain prélèvement. Bon à la rigueur. Je concède qu'ils n'ont pas les moyens d'Amazon dans le e-commerce.

Par contre quand on sait si bien faire un site pour s'abonner automatiquement, on doit pouvoir savoir faire un site pour se désabonner tout aussi automatiquement... Malheureusement non.

Pour se désabonner de Mediapart, il faut envoyer un courrier par la poste (alors que tout se faisait par internet... jusqu'à présent)

En langage commerciale, on appelle cela une barrière invisible, ou barrière administrative. Ce n'est pas méchant, c'est juste une rupture dans les flux. Ici, on faisait tout sur internet, puis d'un coup, pour le dernier coup, celui qui termine la partie, on passe au courrier postal pour résilier.

Intelligent ? Oui et non.

Oui on peut gagner 1 ou 2 mois d'abonnement supplémentaires par abonné.Ce qui n'est pas négligeable pour Mediapart. De plus 1 ou 2 mois supplémentaire c'est toujours une période de sursis pour convaincre l'abonné sur le départ qu'il a intérêt à rester.

Non on peut tout perdre, l'abonné qui se voit mettre des bâtons dans les roues, alors qu'il a des soucis plus importants à côté (enfants malades, anxiété dû au travail, mauvaise période, ...) ou des soucis moins importants (crise économique, etc...) se radicalisent. Ce dernier faisant passer du statut de partenaire à ennemi le vendeur. Et là, non seulement on perd un client mais en plus il devient ce qu'il y a de pire : le non client absolu.

Le non client absolu, ne revient jamais, le client potentiel s'abonne, se désabonne au gré des humeurs, le non client absolu est une espèce terribles pour un commercial, c'est la perte sèche non récupérable. Lorsque le vendeur est responsable de la transformation d'un client effectif en non client absolu, c'est le drame. Pas de drame pour les grosse boîtes comme Coca Cola, ou Orange qui sont établis sur des marchés géants. Le drame c'est lorsque cette situation a lieu sur un marché de niche, ce qui est le cas de Mediapart. Une niche commerciale, c'est le segment d'un secteur d'activité où on vise un type assez rare de personnes. Pour Mediapart, ce sont les internautes, qui veulent des infos pointues et qui sont prêts à payer. (Pas beaucoup de gens sont prêts à payer pour de l'actu sur internet)

En conclusion, la règle, lorsque l'on évolue sur le marché, avec en plus l'exigeance d'être sur un segment très spécifique c'est de faire les choses simples. Si on calculait l'espérance mathématique d'un abonné sur le départ (qui a dû se taper la démarche postale) de revenir un jour pour se réabonner, elle serait très négative. Il ne reviendrait pas, gardant le souvenir d'une complexité qui donne des boutons à l'esprit humain.

Le lemme de cette première régle est d'être simple à la sortie si on est simple à l'entré.Se désabonner facilement si on s'abonne facilement, c'est une situation de continuité commerciale, les clients aiment en générale lorsque le sol est plat, pour toujours évoluer à la même vitesse. On peut pas faire skier les gens en toute faciliter une journée entière puis leur demander au dernier moment, pour rentrer chez eux de remonter la montagne à la marche.

Je viens donc via leur formulaire de demander mon désabonnement, je sens que je ne vais avoir aucune réponse mais je vous tiens au courant de l'avancer de ma demande.

Ayant un mauvais présage, je vous conterai mes problèmes d'engagement avec d'autres sociétés dans un prochain billet.

 

 

 

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