Pujadas : "c'est là l'essentiel des dégâts"

"Le club Pujadas", pour "expliquer, approfondir l'actualité... et pour se faire une opinion !".

Sur LCI chaque vendredi (par exemple le 30.03.2018, le premier titre c'est "L'affaire Johnny Hallyday", le deuxième est la grève des cheminot-e-s : "La direction vous conseille fortement d'annuler votre billet", le troisième "Islamisme : le sursaut", le quatrième et dernier : "La France est-elle en train de démasquer un tueur en série ?").

 

"Voilà le menu, place aux arguments, et vous allez vous faire votre idée !"

 

(à briller trop près du club de la mesure, du raisonnable, on se retrouve avec — auto-censure, censure, égocentrisme — on se retrouve sans dessus dessous le 20.04.2018 avec : Robert Ménard, avec Romain Goupil, avec Eugénie Bastié, avec Yaël Goosz, avec une étudiante défendant l'occupation de la faculté de Tolbiac au cours d'un interrogatoire assez déséquilibré.)

 

Suivi d'un échange sur youtube.

 

Université de Tolbiac Mais que fait cette étudiante sur le plateau de LC1 Une vidéo saisissante, e © Traffic Kovetz

 

Garcia Serge — il y a 4 jours

le gauchisme libertaire est bien une maladie mentale ..cette pauvre petite est tombee dedans avant sa puberte yell ..effrayant et attristant

 

 

Laura Boullic — il y a 1 heure (modifié)

Affolant le manque d'informations dont font preuve les journalistes soi-disant raisonnables de ce plateau plastique (sortent-illes parfois ?), et les commentateurs commentatrices (idem ?..). Le manque de curiosité. Le jugement permanent et hâtif. Chétif.

Un racisme envers les blanc-he-s existe ? Alors pourquoi ne pas chercher à reconstruire le dialogue social ? L'existence potentielle d'un racisme envers les blanc-he-s justifierait-elle les autres formes de racisme ? Toujours la peur de l'autre qui te fait, France paresseuse (paraître) mettre en priorité la lutte contre un terrorisme ayant tué 239 personnes entre 2015 et 2017, omettant de mettre au cœur du débat public les 7 000 dépressions parmi les 10 000 suicides qu'on compte pour la seule année 2017. Les 510 morts dans la rue. Avec une Assemblée qui veut bien voter l'état d'urgence mais qui n'a pas voulu reconnaître le burn-out comme une maladie professionnelle, cette maladie qu'on appelle autrement "l'épuisement au travail".

(*)

De quelle sécurité parle-t-on au juste ?

(les riches sont riches parce que les pauvres sont pauvres...)

Une bombe lacrymogène coûte environ 80 euros au budget de l'État, donc quand on dit 2 500 CRS, on dit en plus de salaires, transports, hôtels pour loger les troupes, on dit 2 500 x 80 = 200 000 euros. Et c'est probablement l'arme la moins chère de tout l'attirail d'un CRS... cela ne coûterait-il pas moins cher à tout le monde d'accepter la demande de débat que propose le mouvement social ? Cela ne serait-il pas bénéfique à la "démocratie", si le débat public pouvait se tenir dans de bonnes conditions ?

Ce n'est pas avec une arme qu'on fait la paix. Ce n'est pas de la sérénité que nous inspirons avec des forces de l'ordre qui se promènent dans la rue avec des armes létales.

Le débat public n'a pas lieu dans les urnes, le débat public a lieu à l'Assemblée, mais également tous les jours à échelle locale ou nationale. Les député-e-s, sénateur-ice-s, les ministres, le président qui siègent ont été élu-e-s pour écouter et agir en fonction de ce que le peuple rapporte du terrain. Pas pour guider des gens perdus tel un messie dans le désert. Nous ne sommes pas dans le désert, nous sommes en France et nous avons une langue qui nous permet d'échanger les un-e-s avec les autres, plutôt que de s'aboyer dessus.

Que dit le peuple actuellement ?

Nous pouvons respecter le silence d'une partie de la population, mais cela ne doit pas impliquer la mise sous silence d'une autre frange de la population qui voudrait s'exprimer.

Pour ce qui est des 1 500 occupant-e-s ayant voté à l'AG, évoqué dans la vidéo, contre les 10 000 étudiant-e-s d'ensemble, il sera nécessaire de vérifier cette information, pour savoir combien d'inscrit-e-s de début d'année ont abandonné leurs études en cours. Dire ici également que cet argument est utilisé de façon radicalement opposée lorsqu'il s'agit d'établir la légitimité d'Emmanuel Macron à gouverner actuellement, après une élection qui a vu l'abstention remporter largement l'élection et pas, Emmanuel Macron.

Légitimité, culpabilité, jugement ou culture du qui-a-commencé sont autant de pertes de temps inventées par des faucheurs d'ère.

Ci-dessous un texte critique, assez exhaustif et récapitulatif de la situation politique française actuelle, composé de nombreuses sources : https://posezcivile.files.wordpress.com/2018/04/sachez-savoir-allumer-ce-qui-brille-saint-etienne-planches1.pdf

(*) L'assurance-maladie a d'ailleurs reconnu, au titre des maladies professionnelles, 315 cas d'affections psychiques en lien avec une maladie professionnelle en 2015. Un chiffre à rapporter à l'estimation du nombre annuel de cas de souffrances psychiques liées au travail : environ 490 000 ! Une estimation qui projette au niveau national les résultats d'un réseau de veille mis en place dans 15 régions via les médecins du travail (http://invs.santepubliquefrance.fr//beh/2015/23/2015_23_2.html).

source : http://www.editions-legislatives.fr/content/epuisement-professionnel-burn-out-quels-chiffres-et-quel-sens

 

 

Michel putain de Drac — il y a 41 minutes

Laura, pauvre petit laideron taré sans doute en première année de socio je-ne-sais-quoi,

-voudrait désarmer les policiers,

-multiplie un nombre arbitraire de CRS par le coût d'une grenade lacrymogène (pourquoi? nous ne le saurons sans doute jamais),

-pond des locutions grotesques ("faucheurs d'ère", "sachez savoir", et autres niaiseries),

-exhorte l'État à cesser tout simplement de vérifier les déclarations de allocataires,

-et prétend que les "système scolaire" est responsable des échecs des crétins congénitaux, entre autres inepties tout justes bonnes à être marmonnées dans une chambre capitonnée...

-> Une illustration de plus, que le gauchisme est bel et bien une pathologie mentale.

 

 

Laura Boullic — il y a 1 minute

"-et prétend que les "système scolaire" est responsable des échecs des crétins congénitaux, entre autres inepties tout justes bonnes à être marmonnées dans une chambre capitonnée..."

la réponse est dans la question Michel ! ce n'est pas parce qu'on emploie des adjectifs après chaque nom commun qu'on rend cohérent un propos... on rend la phrase plus longue mais pas forcément plus précise. par ailleurs j'attire votre (ton) attention sur le fait qu'on s'adresse souvent à soi, en premier lieu, quand on écrit ou se prononce.

si je veux désarmer les policiers et policières, je n'éprouve pas de mépris à leur égard.

je demande à l'État de cesser de mettre en place un système dans lequel on se contrôle (et on s'insulte...) les unes les autres, je demande à l'État de cesser au moins de contrôler les fraudes au RSA (100 millions d'euros) et de placer cette énergie dans le contrôle des fraudes patronales, au moins, si contrôle devions-nous mener (16,5 milliards).

pour les lacrymos, j'ai fait ce calcul parce que j'ai remarqué que les CRS en avaient souvent plusieurs sur elles, sur eux, je me suis dit que je pouvais compenser les exceptions qui n'en seraient pas munies de cette façon. je pense qu'en réalité on utilise beaucoup plus de bombe lacrymogène avec 2 500 CRS. on pourrait vérifier, tu as raison.

...

je ne vois pas d'où est sortie l'histoire du pauvre petit laideron taré en première année de socio. c'est un poids qui ne m'appartient pas et dont je ne serai certainement pas le miroir.

merci toutefois, pour ton retour.

 

Michel putain de Drac — il y a 1 semaine

 

mdr g pa lu ta merd + balékouy

 

Azunta Miura — il y a 1 semaine

 

Laura Boullic

C'est du français ce que tu as écrit ?

Désolé je ne comprend pas la langue des fascistes.

 

Laura Boullic — il y a 1 semaine

 

j'aime bien comment tout d'un coup tu te mets en mode faute d'orthographe pour me signifier qu'on arrête là l'échange, que tu voulais pas qu'on se comprenne quand tu m'as écrit hier. respect de cette expression-là également.

 

Laura Boullic — il y a 1 semaine

 

Faucheurs d'ère = faux chercheur.

Oui Azunta Miura, c'est très bien vu et c'est de cette langue unique dont je parle notamment pour ce qui est de l'école. Le phénomène de la honte ou de la haine de soi qu'on perpétue en stigmatisant les expressions différentes, de la faute d'orthographe à l'abstrait au dialecte particulier.

Oui cette langue est celle des inégalités sociales, celle de la colonisation, de l'esclavagisme, de la guerre.

C'est cette langue qui me permet de m'exprimer donc je ne l'élimine pas, je me dis que si on arrête de stigmatiser les fautes d'orthographe à l'école on commencera peut-être à se calmer avec cette langue soi-disant riche et qui appauvrit la richesse du langage.

Je pourrais écrire avec plein de fautes d'orthographe, ou me taire. Me taire ça ne durera pas longtemps, j'adore écrire, j'adore parler. Ton commentaire va me rester en tout cas, très juste. Merci.

 

Garcia Serge — il y a 1 semaine

Azunta Miura le fascisme est par son histoire issue de l extreme gauche et les comportements intolerabts et violents actuels l exprime tres bien

 

Garcia Serge — il y a 1 semaine

Azunta Miura et bretonne en plus je suis decu... bevet breizh quand meme

 

Azunta Miura — il y a 1 semaine

 

garcia serge

Je suis italo-japonais de par mon père et corse éthiopienne juive de par ma mère

Donc je sais très bien qui a créé le fascisme (Mussolini le sociale démocrate pour recréé l'empire romain Car faisceau veux dire (glaive romain au repose entreposé comme un tipi amérindien la pointé de l'épée ver le haut)

Désolé je suis pas breton car mon nom est japonais et pas breton ni basque ni italien ni corse mais bel est bien japonais.

Et je suis de confession juive nazaréenne messianique essénienne.

Mais je vous remercie d'avoir remis la vérité au grand jour car il faut martelé jusqu'à ce que cela devienne la norme dans la tête des gens que le mal collabos nazis fasciste c'est uniquement le gauchiste et pas autre chose et que la droite véritable c'est le royalisme est pas la droite républicaine qui n'est qu'une gauche du fais de sont appartenance a la république qui est une création de gauchistes ou devrais-je dire de franc-maçons qui si t l'ennemi du judaïsme primitif donc du véritable christianisme celui du messi yahoshoshua ha mashia'h a Nazareth bar Yosef bar Yadad a shebbet Yehuda qui lui est le juif parfait et oin (fils de dieu=élu pour représenté et incarné la parole de dieu et appliquée les loi pour nous montré le chemin de la pratique des lois) de dieu.

 

license scientifiques misipc — il y a 5 jours

 

Je pense que elle veux juste dire que en France le racisme qui vise les français blanc est tellement mininume que on peut pas dire qu'il existe vraiment car il n'a pas une grande ampleur comparé au racisme sur les africains!

qui lui existe depuis trop trop de temps et c est aussi vrai que les autorités sont les autorités et que a ce titre elles ont autorités dans les esprits et donc sont bien vue souvent à tord comme la démontrer l'affaire de naomie !

Dans ce pays quand les étudiants manifestent pour leurs droits on pense toujours ils font sa POUR éviter de se battre sur le plan de leurs études c est totalement faux ou on dit que pour être écoutée il suffit ne parler calmement c est totalement faux si on fait cela juste on n est jamais écouté c est cela qui a ete fait au départ

!

les gens oublie que pour réussir on est obliger d'avoir un diplôme on ne peut passer sa vie a souffrir en permanence sur un seul plan de sa vie alors sur plus imaginé

 

Furry Stalker — il y a 5 jours

 

Laura Boullic cétrolon gépalu

 

 

Georges Pompidou — il y a 1 semaine

 

Laura Boullic - elle commence quand même son intervention en expliquant que les hommes blancs cisgenre sont des oppresseurs et qu’ils faut donc qu’ils soient tous exclus du dialogue social lorsqu’il s’agit de trouver des solutions aux oppressions de nature diverses.

Comment voulez-vous reconstruire le dialogue en excluant de fait 30 à 40% de la population ?

Comment voulez-vous que son discours soit audible ?

Elle nie aux hommes blancs cisgenre la reconnaissance de victimes du système, mais parmi les 10 000 suicidés par an... combien d’hommes blancs cisgenre ?

Parmi les 510 personnes décédées dans la rue... combien d’hommes blancs cisgenre ?

Parmi les 800 à 900 victimes d’homicides par an... combien d’hommes blancs cisgenre ?

Comment voulez-vous vous entendre avec quelqu’un sur la manière de lutter contre la misère sociale en lui expliquant qu’il est, par nature, le problème ?

82% de la création de richesse est vampirisée par 1% des personnes les plus riches. Même si ce 1% était composé uniquement d’hommes blancs cisgenre, cela signifierait que les 29% à 39% restant sont exploités comme les autres et restent exclus du partage des richesses.

Est-ce justifié de considérer que toute une population est responsable des exactions commises par moins de 5% de ses membres ?

 

Laura Boullic — il y a 6 jours

 

Je ne suis peut-être pas à ma place ici — d'accord.

C'est difficile de parler avec vous : je ne vois pas quand avoir dit "les hommes blancs cisgenres sont des oppresseurs" et "mettons-les au ban". Je dis qu'il y a oppression, donc je ne cherche pas les coupables, mais les solutions : chaque personne. Je dis que je voudrais qu'on arrête d'exclure, de stigmatiser ou de diaboliser quiconque. La culpabilité, la condamnation (co-damnation) sont une perte de temps à mon sens.

 

Georges Pompidou — il y a 6 jours

 

Laura Boullic - Elle = la personne passée sur le plateau de FR2 dans cette émission.

Vous ne tenez pas ce discours et c’est tout à votre honneur, mais je vous invite à regarder à nouveau les 2 première minute de l’interview.

Vous nous dites qu’il est temps d’ouvrir le dialogue. Je suis de tout cœur avec vous.

Mais ce n’est clairement pas le message passé dans l’émission par cette représentante des étudiants de Tolbiac.

Et donc en résumé, je vous posais cette question reformulée sous différentes formes : comment concilier son message et le vôtre (qui sont à l’opposé) ?

 

Laura Boullic — il y a 6 jours

 

Ah oui je comprends mieux... Vous parlez des assemblées non-mixtes ? Je n'ai aucun mal avec cette idée, que les conversations changent selon l'interlocuteur me paraît même banal. Si je suis minoritaire dans une assemblée, comment pourrais-je poser les questions qui me concernent et que j'ai besoin d'adresser sans monopoliser la parole, pour des questions qui à nouveau, n'engagent pas forcément la majorité de l'assemblée ?

Ça me paraît juste, et une sorte de respect pour l'endroit de l'assemblée commune, d'avoir la possibilité de faire d'autres assemblées générales où des minorités (ou des personnes ayant du mal à communiquer leurs besoins, leurs propositions) peuvent débattre ensemble, sur des sujets qui les touchent plus directement dans un cadre où elles se sentiront plus libres de s'exprimer. Rien n'empêche ensuite de revenir au débat mixte, général. Au contraire.

Ça me semble louche de vouloir empêcher ou de dénigrer un tel mode de réunion, en prononçant plusieurs fois le mot "effrayé" comme le fait Robert Ménard. Voire hypocrite, car cela nous arrive à tou-te-s d'être plus ou moins à l'aise avec telle ou telle personne, de parler de telle ou telle chose selon telle ou telle compagnie. Les autres nous influencent, et c'est tant mieux, ce n'est pas grave de vouloir se réunir pour mieux se reconnaître ensuite dans le débat ouvert à toute présence. Ça montre un certain désir de reconnaissance, une appréhension n'étant pas forcément négative, mais déstabilisante.

À nouveau, cette étudiante ne me choque pas plus que ça car je comprends ce qu'elle décrit et ce qu'elle défend me parle même si à 28 ans je me sens plus à l'aise avec ma pensée. Heureusement que les étudiant-e-s, les cheminot-e-s, les postier-e-s, les infirmier-e-s, magistrat-e-s, tous les acteurs et toutes les actrices du mouvement social sont là pour nous montrer ce que c'est que de se respecter soi, respecter sa pratique professionnelle, pour nous montrer une manière comme une autre de mettre du cœur et de s'investir à l'ouvrage : considérer le cadre, évaluer l'espace nécessaire.

Je ne crois pas que ce soit en laissant passer les lois qui passent en flux tendu depuis le 27 juin 2017 qu'on parviendra à sortir ce pays de la crise. En ne se sentant pas concerné-e par la loi travail comme on s'est dédoublé-e pour exercer un métier qui ne nous plaît qu'à moitié : pourquoi irions-nous nous engager pour défendre une quelconque condition d'investissement dans cet endroit ?

Le pays ne criera plus bientôt, car il sera submergé par le silence de sa propre résignation. Une vie bien remplie ce sera une vie où on a réussi à prendre ces deux semaines de vacances, ou bien où on aura pris le risque de mettre au monde un deuxième enfant, et qu'on a réussi malgré tout à joindre les quatre bouts. On passera la moitié de notre vie à batailler avec l'administration, et l'autre moitié à se nourrir d'images pour alimenter le déni et continuer de ne pas regarder les choses en face.

En face, de l'argent est volé, nous en avons besoin et nous ne pouvons pas nous permettre, à mon sens, de subir la loi du marché sans un geste résistant, car le marché est fait de machines ou de personnes qui ne comprennent ni ne ressentent les conséquences de leurs actes, de leurs choix.

Les cinq personnes qui interrogent cette invitée me choquent profondément, Robert Ménard, Eugénie Bastié, Romain Goupil, Yaël Goosz, David Pujadas. Aucune écoute, aucune remise en question, aucun recul, aucun désir d'échange, ni aucune curiosité ou simplement recherche journalistique à l'égard de leur invitée ou au fond du problème qu'elle apporte en venant qui est quand même une paupérisation de services publics comme l'université, et le fait que pour avoir un savoir diversifié, il est important de diversifier les élèves : pas trier. Actuellement toute la population foulant le sol français paye le principal impôt en France qui est la TVA, donc pourquoi toute la population ne bénéficierait-elle pas des mêmes chances de s'instruire, se vivre ou se nourrir ? Fraudes fiscales et fraudes patronales sont récompensées par ces lois qui ne visent qu'à rendre un peu plus élitiste un accès au partage des savoirs ou à une aventure humaine déjà tellement cloisonnées.

À l'instar de Robert Ménard, je ne suis pas pour me résigner sur l'état des choses telles qu'on les aide actuellement à évoluer et je ne pense pas qu'on devrait tout bonnement arrêter d'explorer les alternatives d'enseignement ou d'éducation, ni soutenir plus longtemps un système libéral asservissant, agressif et meurtrier qui nous ordonne de ne surtout pas, chercher à nous trouver une raison d'être en-dehors de nettoyer, transmettre ou créer ses déchets.

Je veux dire... on vit quand même dans un pays où le ministère de la Justice se situe sur la même place Vendôme que le palace-hôtel du Ritz, que les enseignes de luxe, joaillerie notamment, sur la même place que la spéculation immobilière.

 

 

Georges Pompidou — il y a 6 jours

 

Laura Boullic - Pour ce qui est de l'ensemble de vos interventions sur ce fils de discussion je dirais que je suis globalement en accord avec votre discours.

Organiser des réunions entres personnes partageant les mêmes craintes et aspirations est tout à fait compréhensible.

Et que ces personnes aient tous une même appartenance éthnique n'est absolument pas le problème en soi.

Par contre et je suis désolé d'insister avec ça mais, je ne comprends juste pas comment on peut défendre la non mixité de couleur ou de genre dans un débat public.

C'est l'interdiction formelle faite à tout être humain de participer au débat pour une raison aussi arbitraire que la couleur de sa peau, sans tenir aucun compte de ses convictions personnelles qui est insupportable.

Sauf à prétendre, en l'occurrence, que tous les homme blancs sont des oppresseurs (ce qu'elle fait à 1min30) et qu'il ne puisse pas y avoir un seul homme blanc au monde en capacité de comprendre et respecter tout autre forme d'être humain.

 

Alors je suis d'accord sur le fait que les personnes autour de la table sont ouvertement méprisant à l'égard de cette étudiante et de l'ensemble des propos qu'elle tient, mais comme l'indique Ménard à la moitié de la vidéo, c'est elle qui oriente ainsi le débat en soutenant une thèse aussi clivante.

 

Pour ce qui est du reste. Encore une fois je suis plutôt d'accord avec le fond de votre pensée, j'aurais donc du mal à alimenter le débat. Désolé.

 

Laurent Marie — il y a 5 jours

 

Laura Boullic - ok...

Donc vu que les français d'origine africaine et nord africaine sont minoritaire en France...

Ils ont qu'à faire leur assemblée dans leur coins ... Leur élection aussi tant qu'on y est ...

Et vu que nous autres blanc somme majoritaire , on aura qu'à pas s'en occuper ... On n'aura pas besoin de parler et de tenter de régler leur problème ...

C'est vrai quoi ... On est majoritaire après tout ...

Pourquoi écouter et tenter d'aider des gens qui sont minoritaire ... C'est une perte de temps que l'on pourrait utiliser pour s'occuper des blancs ...

Désolé mais c'est très con comme réflexion !!!!

 

La démocratie , soit tout le monde y participe , soit c'est qu'on est sous une dictature !!!!

 

Une dictature n'est pas forcément dirigée par un seul homme ou femme , même si elle est dirigée par une ''caste'' ça reste une dictature !!!

Hors c'est bien ce que sont ces petits merdeux ultra gauchistes !!!

Des dictateurs de bac à sable !

Il n'y a qu'à ouvrir les yeux merde alors !!!

Tien ... Un exemple , les examens de droit , les partiels ... Bloqué par 50 glandus de gauche ... Et à côté de ça ... Plusieurs centaines d'étudiants dégouté de pas pouvoir les passer ...

C'est démocratique ça peut être ???

Et les vilains crs ... Si ils avaient pas été la ... Les gauchiste/bloqueur/casseur se serait vite fait défoncer bien comme il faut et comme ils le méritent !!!!!

Raz le bol de ces trous du cul qui font chier tout le monde !!!!

J'espère vraiment qu'ils vont se prendre une bonne toise un de ces quatre !!!!

 

 

Laura Boullic — il y a 4 jours

 

La bonne toise c'est nous qui allons nous la prendre quand tous les espaces de liberté seront inaccesibles et quand les expressions seront devenues identitques. C'est nous qui allons la prendre la bonne toise quand tous les moyens de production seront en la possession de tous les donneurs d'ordre comme Vincent Bolloré (huile de palme (=esclavagisme), blue car, cnews, vivendi, l'olympia...), qui n'a eu qu'une idée en tête en reprenant canal+ par exemple, c'est de mettre Jean-Marc Morandini ou Cyril Hanouna à l'antenne.

C'est nous qui la prenons la bonne toise quand on regarde ce genre de débat à la télé, avec des gens mal informés et accusateurs, spéculateurs, ou bien quand on lit les commentaires qui finissent d'achever tout désir d'échange.

Je comprends plus ou moins tous les arguments contres les assemblées non-mixtes, et je suis heureuse qu'on se parle, mais je reste sur ma position, cela me paraît plus difficile d'être rigoureusement contre une assemblée non-mixte que de regarder avec bienveillance une telle nécessité (Laurent Marie vous le dîtes vous-même : "on aura besoin de tenter de régler leur problème", or personne n'est jamais mieux à même de régler son problème que la personne concernée).

On ne peut pas deviner les problèmes des autres, car nous avons tou-te-s notre lot journalier.

Pour moi le fonctionnement de l'assemblée nationale est similaire d'ailleurs : les groupes parlementaires d'affinité se réunissent avant le débat général pour que celui-ci puisse avancer, tout en permettant à chaque groupe parlementaire de développer ses propres problématiques.

La bonne toise dictatoriale c'est nous qui la prenons chaque jour de vote à l'assemblée où des député-e-s n'assistant pas forcément aux débats viennent voter selon l'ordre qui leur a été donné. Les député-e-s majoritaires à l'assemblée et le gouvernement d'Emmanuel Macron sont actuellement en train de vendre chaque citoyen-ne à la loi du marché et à la bourse mondiale.

La bonne toise c'est nous qui la prenons le jour où on se rend compte que la bourse n'est pas cadrée car les échanges sont trop rapides : pour traiter ce qui se passe en deux secondes, il faut 6 mois d'investigation.

Résultat les usines ferment et ouvrent, ferment et ouvrent, jusqu'à ce que notre pouvoir d'achat réduise, jusqu'à ce que notre force de travail ne vaille rien (en achetant des objets jetables, on court le risque de ne plus que fabriquer, des objets jetables) — jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien faire pour défendre tel ou tel espace.

Les étudiant-e-s qui bloquent les partiels le font car leur fac est bloquée, car un vote majoritaire a décidé de bloquer la fac, donc les partiels, et que l'administration contourne cette décision en "délocalisant" les partiels. Évidemment ce ne sont pas les plus de mille votant-e-s pour la grève ou le blocage qui vont aller défendre leurs intérêts sur place, devant le nouveau "centre d'examens" situé géographiquement super loin et où on aurait tendance à se sentir un peu "déraciné-e".

 

Laura Boullic — il y a 4 jours

 

(Georges Pompidou)

Je comprends bien votre point de vue sur cette question, on s'écoute plutôt bien je crois, cependant je vois cela d'une autre manière. Pour moi il ne s'agit pas d'exclure, pour moi l'endroit du clivage ne se situe pas dans ces assemblées non-mixtes, au contraire. Je ne sais pas comment dire... Le besoin de se sentir dans un endroit intime pour évoquer des problèmes qu'on n'a pas encore eu l'occasion d'évoquer et qui sont peut-être difficiles à dire. Et revenir en pleine conscience et pleine présence, en pleine force, au débat général. Ce serait comme effectuer des pompes pour être en forme, parfois il faut se retrouver entre soi et soi, entre soi et pair-e-s, entre soi et étranger-e-s, ça me semble sain de se permettre à chaque réalité.

Je suis d'accord avec vous pour dire qu'on ne peut pas prôner de l'ouverture avec de l'exclusion (ou de la paix avec des armes). Mais pour moi ici ce n'est pas ce problème-là, ici il s'agit avant toute chose de créer un espace où la domination n'est plus ressentie. Et c'est vrai que c'est facile à dire, mais je vous assure que dans le débat ou dans la vie quotidienne, c'est difficile, très long, très épuisant, de poser les problèmes avec des personnes pour qui ces problèmes sont invisibles, et qui vont commencer par mettre en doute l'existence de ces problèmes, avant de pouvoir même considérer des solutions, il va falloir démontrer le problème, le prouver, ce qui prendra le temps d'un débat à part entière finalement.

Donc ça ne me dérange pas, je veux bien comprendre car on est arrivé à un point tellement pesant de domination et d'uniformisation que je trouve une telle proposition d'AG non-mixtes très pertinentes pour le bon déroulement des débats généraux, pour être sûre que tout le monde se sente libre de s'exprimer. Il y a des assemblées non-mixtes entre hommes cisgenres également d'ailleurs, ça existe. Ça me ferait plus penser à reculer pour mieux sauter : s'exprimer pour mieux s'écouter — qu'à couper la parole ou carrément interdire à des gens de s'exprimer.

Pour moi d'ailleurs c'est très hypocrite la position de Ménard ou Pujadas car ils ne se penchent pas sur l'histoire de telles AG, et à force de spéculation comme ils ne sont pas informés, à force de spéculation, ils finissent par eux-mêmes couper la parole et rendre difficilement accessible une certaine sérénité pour que Juliette puisse tranquillement débattre avec et auprès d'eux.

 

Dom Roc — il y a 4 jours

 

Jessy85ify8 Excellent !!!

 

Simon Carrier — il y a 4 jours

 

あなたの頭悪いね。。さすが、ユダヤだ

 

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