Assange de Noël

Exercices citoyens I

Le nouvel Hitler aux cheveux blonds. A peine née, la nouvelle année a déjà le visage de la précédente. Les contaminations augmentent, les mesures de confinement se durcissent, et la presse trépigne du revers essuyé par Trump auprès du Sénat américain alors que ce dernier proposait d’augmenter l’aide aux démunis de 600 à 2000 euros, et refusait d’allouer autant de milliards au Pentagone afin d’amorcer plus encore le retrait des troupes américaines à l’étranger. Je ne veux plus de guerre, n’a cessé de répéter le vilain Trump. Autant dire qu’il ne fait les affaires ni du Pentagone, ni des démocrates, va-t-en-guerre de la première heure. La presse unanime applaudit cet échec alors que Poutine vient de faire part de son avertissement en raison des intrusions de plus en plus récurrentes des américains sur son territoire. Trump, quoi qu’on en pense, c’était la paix, Biden sera au contraire le grand retour de la guerre tous azimuts.

En outre, onze sénateurs ont récemment déclaré qu’ils n’avaient jamais assistés de leur vivant à une fraude aussi massive que celle qui a eu lieu aux dernières élections américaines, ce que les tribunaux qui ont débouté Trump n’ont absolument pas démenti, mais ils ont considéré que l’étendue de la fraude n’était pas suffisante pour décider du sort de l’élection. Le ministre américain de la Justice Bill Barr a en effet déclaré (Le Temps 02.12.20) ne pas avoir constaté «de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l'élection». Il y a donc bien eu fraudes, même le ministre de la justice ne s’en cache pas ! Comment dès lors interpréter le mensonge presque unanime de la presse et des radios qui, nonobstant cette déclaration publique et officielle sur l’évidence de la fraude, se sont empressés non seulement de dire le contraire, mais d’accuser de complotistes ceux qui ne faisaient que prendre acte de la justice américaine.

Pour ne pas être complotistes, nous sommes dans la nécessité de considérer que la nouvelle génération de journalistes a la mémoire courte, qu’elle ne sait plus qu’à peine lire et comprendre les nuances des communications politiques, et qu’elle prend avec une aisance déconcertante ses désirs pour la réalité. Une chose est sûre, la presse fait de la politique à défaut d’informer. Elle lutte contre Trump de toutes ses forces, sans plus accomplir son devoir d’objectivité. Au moment même où Trump déclare céder la place à Joe Biden à la présidence, tout en refusant de reconnaître sa défaite, télévisions et radios d’affirmer tout de go : Trump reconnaît sa défaite. Ce fut exactement le contraire de sa déclaration… Et ainsi de suite.

Non seulement il y a eu fraude, mais il y a déjà eu un précédent célèbre lors de l’élection présidentielle américaine de l’an 2000 où le score était à ce point serré entre Bush et Al Gore, que le résultat de l’élection avait toutes les chances d’être décisif selon l’étendue de la fraude aux élections. Le recomptage des voix fut dès lors imposé par les recours en justice dans certains Etats, notamment la Floride ; alors que le premier résultat donnait Bush vainqueur contre toute attente, les recomptages témoignaient eux de la victoire manifeste d’Al Gore ; la Cour suprême américaine à l’époque à majorité républicaine (et déjà plus partisane que déontologique), élira Bush à l’encontre des suffrages et de l’évidence d’une fraude d’ampleur. La seule différence avec aujourd’hui, c’est que le candidat floué par la fraude a décidé de ne plus s’écraser comme l’avaient fait jusqu’ici les anciens candidats défaits. Pourquoi faire voter les morts s’il ne devait y en avoir qu’une poignée ? Est-ce si extraordinaire qu’il y ait de la fraude aux élections puisqu’il y en eut à la mairie de Paris avec la célèbre affaire des Tibéri où les cimetières avaient le droit de vote ?

Donald Trump a donc appelé ses supporters à manifester devant le Capitole, sans la moindre volonté de « prendre le Capitole » même si « marcher sur » est une formulation maladroite, sans savoir qu’il y aurait pareil débordement. L’absence de policiers pour s’interposer face aux manifestants qui n’étaient ni des militaires, ni des putschistes, laisse suspecter qu’on les a copieusement laissés entrer afin d’en faire délibérément un scandale ; les images montrent d’elles-mêmes moins des soldats à la solde d’un coup d’Etat, que des originaux, des olibrius, des déclassés qui se sont davantage allongés sur les bureaux qu’autre chose… Trump a du reste condamné fermement ces débordements. L’aubaine était en or pour l’establishment et pour la presse que de récupérer tout débordement, comme cela se pratique partout et jusqu’en France avec les gilets jaunes, pour prétexter l’insécurité et l’insurrection, et renforcer ainsi son dispositif judiciaire, sécuritaire, et bien évidemment, conforter son emprise politique.

Les partis de gouvernement ont beau surjouer l’indignation, en appeler à Hitler, au fascisme, les démocrates comme les républicains sont les uns comme les autres de grosses affaires juteuses non épargnées par la corruption, disposant de réseaux tentaculaires entre les affaires et la politique. Rappelons que les mafias existent aussi aux Etats-Unis et qu’elles sont attirées par l’argent, et c’est à coups de milliards que se font les campagnes américaines. A se demander sincèrement dans quel monde vit la presse d’aujourd’hui ? En appeler à la pureté des démocrates face à l’odieux Trump n’est qu’une diversion de communicants. Chacun verra, à moins d’assister à des chefs d’inculpation imaginaires, que pas plus que dans l’affaire russe et sa soi-disant haute trahison, pas plus que dans une affaire de viol tombée toute seule en pleine campagne présidentielle, que l’ancien président ne défilera devant aucune cour de justice pour répondre de la gravité présumée de sa responsabilité dans un coup d’Etat fantasmé, puisque le dossier sera tout aussi vide que celui de la trahison russe.

En revanche, ce qui n’est pas creux, c’est la dimension de la corruption aux Etats-Unis, l’étendue des conflits d’intérêt, les conséquences néfastes des milliards que brassent les partis gouvernementaux pour concourir et financer leurs suprématies respectives, sans évoquer les compromissions avec l’appareil militaro-industriel qui leur valent la sécurité de leurs postes. Chacun aura l’occasion de se réjouir à sa manière de l’élection de Joe Biden, nombre de pays d’Afrique et d’Orient auront pu découvrir grâce à Trump, que la grande démocratie donneuse de leçon n’est longtemps pas plus blanche que les monarchies du désert…

On assiste d’autre part, et cela me paraît plus préoccupant, à des médias pratiquant jusqu’en Europe, la Suisse n’étant pas épargnée, une désinformation quasi viscérale, tant l’objectivité journalistique a cédé la place à la conviction politique. Il ne s’agit plus d’informer sur ce qu’il se passe, mais de juger et de prendre parti. Lorsque Trump déclare ne pas accepter sa défaite, tout en cédant la place à son successeur, la presse affirme en cœur que Trump a accepté sa défaite… Ayant accepté sa défaite, il n’est donc pas un dictateur ; la presse n’en continue pas moins d’en appeler au fascisme et à Hitler en raison d’une manifestation ayant dégénéré, bien qu’elle s’accompagne d’une faute évidente dans l’appareil de sécurité du Capitole. Informer n’est plus d’usage, il faut battre et combattre un adversaire. La déontologie journalistique s’efface devant le parti pris ; nous savons tous que ni les républicains, ni les démocrates, ne sont des enfants de chœurs. La justice américaine ayant reconnu qu’il y avait bien fraude, il faut admettre que la justice américaine n’est pas une justice complotiste, mais que penser de ces journalistes qui affirment le contraire, en dépit du ministre de la justice en personne ?

Si la fraude ne fait aucunement mystère, en revanche, l’étendue de son rôle dans la victoire de Joe Biden demeure inconnue. Rien n’indique que le scénario Bush/Al Gore ne se soit pas reproduit, et si tel est le cas, que Trump prenne sur lui le soin de sonner la fin de cette dérive, cette attitude me paraît plus saine pour la démocratie que de se taire. Le gouvernement américain a sans doute trop bien compris le signal de Trump ; soit ils l’écrasent purement et simplement, soit le système corrompu s’effondre. Que Trump soit disqualifié pour des raisons imaginaires, quitte à affronter une énième accusation d’abus sexuel – on ne trouvera bientôt plus aucune personnalité publique épargnée par une accusation sexuelle – l’enjeu dépasse de beaucoup le candidat républicain et sa personnalité fantasque.

Les événements prouvent en eux-mêmes que le peuple n’est pas dupe de la grosse machine gouvernementale, qu’elle a ainsi atteint la fin d’un cycle politique ; l’étendue jusqu’à la Cour suprême des anomalies politiques par partisanerie sectaire en lieu et place d’impartialité, achève de creuser le malaise. La tension est sans doute prérévolutionnaire, mais le phénomène est structurel et non dépendant de la personne de l’ancien président. Si des guignols comme Arnold Schwarzenegger affirment que l’Amérique a vécu sa nuit de cristal du nazisme trumpien (on cherche toujours les milices et les forces armées…), un sondage de l’Institut Yougov publié sur le site de RT France (10.12.21) rapporte que 45 % des républicains estiment que l’intrusion dans le Capitole était justifiée ! A moins de faire d’un républicain sur deux un fasciste, un dangereux putschiste, on est bien loin d’une faction marginale de l’extrême droite… Bien au contraire, au-delà de ces règlements de compte partisans, c’est une nouvelle Amérique qui s’apprête à naître sur les décombres de la précédente.  

 

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Assange de Noël. La seule bonne nouvelle en ce début d’année étant le refus de l’Angleterre d’extrader Julian Assange aux Etats-Unis pour y affronter un pur procès politique. Rappelons que Trump, qui a tous les défauts, a non seulement refusé de mener la moindre guerre durant son mandat, tenu d’arrache-pied à honorer toutes ses promesses de campagne, mais a proposé en sus de gracier l’activiste. Comment peut-on être à ce point insupportable ? Aucune démocratie d’Europe n’a daignée proposer l’asile à un défenseur du journalisme d’investigation ! Car l’enjeu de Wikileaks est bel et bien la garantie d’un journalisme qui ne soit pas d’opinion mais d’enquête, et cela fait toute la différence aujourd’hui. Le seul moyen de sortir de la bulle de désinformation des médias traditionnels qui pratiquent l’idéologie politique au détriment de la réalité des discours et des faits, c’est précisément le journalisme d’enquête. Les Etats-Unis ayant fait recours contre le jugement, Assange n’est certes pas encore tiré d’affaire mais le premier signe est encourageant. Quant à savoir si la liberté de la presse a été piétinée par la Cour anglaise, il est difficile de le savoir. Assange n’a été épargné qu’en raison de sa santé, ce qui tend à considérer que la Cour reconnaît que l’activiste a contribué à voler des informations, ce que la liberté de la presse n’autorise pas. En admettant que cela soit vrai, de là à purger 175 ans de prison, c’est-à-dire bien plus que s’il avait commis un meurtre, la sentence est pour le moins fantasque. La libre Amérique a le sens de l’équité et de la proportionnalité... Lorsqu’on a un budget militaire aussi élevé, on a de facto la sagesse à son plus bas niveau.

Si le républicanisme de Trump devait prendre la forme d’une révolution, ça n’est certainement pas par la prise d’un Capitole qui n’était ni prévue, ni voulue par le dénonciateur de la fraude électorale, mais par la suite à venir d’un mouvement revendiquant le souci du peuple, la souveraineté nationale et le repli du bourbier international dans lequel l’Amérique fait à la fois ses affaires et sa ruine concomitamment ; car il est connu de lointaine antiquité que l’on ne fait pas la guerre sans disposer de la puissance économique adéquate, nombre de souverains s’y sont davantage ruinés qu’enrichis. Hélas, là où Donald est davantage un canard (noir) qu’un tyran, Joe (Biden) est plus proche des Dalton que du milliardaire pacifiste. La victoire démocrate réconciliera-t-elle la politique intérieure américaine ou facilitera-t-elle la reprise de l’américanisation du monde avec force obus, drones et missiles ? Entre la peste et le choléra, il y a toujours une des deux maladies qui est moins pire que l’autre ; et ce n’est pas à l’allure de l’emballage qu’il faut juger mais sur son programme et son bilan.

Quant à la presse, parfaitement indifférente au sort de Julian Assange, elle ne délivre plus d’informations utiles mais des convictions ; on jurerait presque qu’elle ne fait plus que conforter sa vision politique, sa défense d’un système qui vacille en tous points et dont les catégories de ses raisonnements ne parviennent plus à lui apporter la certitude de son maintien. Elle tord autant qu’elle le peut l’interprétation des faits pour se prouver à elle-même que son monde idéologique n’est pas menacé par les changements en cours. Malheureusement pour elle, le monde changera quand même – et le discours suivra sous peine de ne plus vouloir rien dire. Les médias alternatifs s’imposent déjà ; Sud Radio en France, certaines émissions de Cnews, les blogs d’intellectuels, de philosophes et d’écrivains – quand il ne s’agit pas de scientifiques prenant sur leur nom pour informer transversalement. Des revues naissent, comme Front populaire, des auteurs se regroupent à cette même fin derrière Le regard libre en Suisse. Les médias traditionnels n’ont guère le temps de prendre du recul sur leur activité ; ils retardent fatalement sur les événements. Patience ! Ce que l’on s’ingénie à faire savoir aujourd’hui deviendra le dogme de demain – et on aura tout autant de difficultés à en sortir lorsque le monde à venir sera lui-même dépassé.

 

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Ecartelons les cartels. Les manœuvres politiques destinées à disqualifier la révolution montante aux Etats-Unis, n’ont pas empêché la chancelière allemande, Angela Merkel, d’alerter sur le péril démocratique des grands monopoles du numérique qui, tout en étant des structures privées, se permettent de censurer tout et n’importe quoi selon des critères n’ayant plus rien à voir avec la lutte contre les propos haineux. Les critères adoptés par les géants de la tech sont non seulement chaotiques, mais bien plus soucieux de l’impact politique que de l’équité générale. En somme, tout ce qui arrange le clan démocrate, chauffé à blanc, sinon l’establishment américain, est adopté par les GAFFAM. Risquant d’être un jour démantelés par le pouvoir politique en raison de leurs démesures, les sociétés numériques tâchent bien plus sûrement de se ménager les grâces de l’autorité en place. Loin de se réjouir de la censure d’un président en exercice, la chancelière allemande a bien compris que le « fascisme » était moins dans le dérapage du Capitole que dans la censure numérique. Merkel sauve l’honneur.

Une censure qui demeure toute relative car, dans l’histoire, aucune société privée, fût-elle sous la forme d’un gigantesque cartel, n’a jamais pu supprimer les libertés publiques aussi efficacement que la législation d’Etat. On peut lire et relire autant qu’on le voudra Orwell et Huxley, ce n’est pas le secteur privé qui permet la dictature mais le fascisme d’Etat s’assurant par la contrainte, la collaboration du secteur privé. Sans intervention de la police, de l’armée, de la condamnation judiciaire, il n’est point de dictature qui puisse s’établir de manière totalitaire. Aussi, en marge des cartels, les réseaux parallèles se multiplient ; et je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi Donald Trump, par la grâce de sa renommée mondiale, n’a-t-il toujours pas ouvert un blog pour y exposer ses idées ou commenter l’actualité. Qu’est-ce qui lui interdirait d’acheter un nom de domaine sur quelque serveur que l’on voudra et qui ne déprendra d’aucune des sociétés leaders du numérique ? Il n’est pas que les réseaux sociaux sur la toile, il existe aussi tous les autres canaux de diffusion possible et imaginable, dont le net  indépendant, que seule une loi liberticide en provenance de l’Etat pourrait compromettre et qui s’avérerait contraire à la Constitution américaine. A se demander si hurler à la censure de la part du camp trumpien ne fait pas tout autant partie d’une stratégie victimaire…

Je ne crois pas personnellement à la dictature des réseaux sociaux, c’est-à-dire à la dictature privée ; je m’inquiète davantage des représentants démocrates et républicains, de tous ces libéraux européens, qui se sont réjouis de la censure de l’adversaire politique ! Angela Merkel ne semble pas être tombée dans le piège consistant à voir dans une manifestation devant le Capitole une menace fasciste, mais au contraire l’appel à la censure du camp démocrate et républicain à l’égard de l’alternative politique. Les fascistes ne sont pas ceux qui manifestent contre une fraude électorale reconnue par le ministre de la justice américaine, mais ceux qui souhaitent faire taire et faire interdire l’opposition politique du pays, fût-elle de droite, car on ne fera pas passer la moitié du corps électoral américain ayant élu Donald Trump, pour de l’extrême droite. Une extrême droite qui gravite autour des 50 % des suffrages, ça n’est bien évidemment pas l’extrême droite ; c’est la droite. Elle est donc parfaitement légitime, ne serait-ce que parce qu’elle représente la moitié du pays.

Les géants du numérique ne sont surtout plus en mesure d’assurer un service de qualité ; il est temps désormais de les quitter pour une concurrence plus honnête. Certains navigateurs du net ayant fait part de leur volonté eux-aussi d’interdire toute parole dissidente, il convient dès lors là aussi de les boycotter eux-mêmes : bye, bye Mozilla ! Et consorts. Les amis de la liberté trouveront sans cesse l’alternative à ce qui n’est plus qu’une dérive monopolistique au service d’une majorité politique. Toute infraction réelle à la loi en matière de liberté d’expression se doit de passer devant une juridiction ; hors de l’application pure et simple de la loi, les censures illégitimes ne sont que des abus d’autorité aisément contournables. Pour en arriver à la suppression des libertés publiques, c’est-à-dire à l’abrogation de la Constitution par l’establishment démocrate et républicain, seul vrai danger pesant sur la démocratie américaine, cela risque d’être plus ardu encore que les procédures d’impeachment à l’attention d’un président qui a déjà affirmé qu’il quitterait ses fonctions et respecterait la loi.

 

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L’éthique en maladie épidémique du libéralisme. Cette pandémie est un casse-tête. Elle cumule les paradoxes. Elle place au premier plan la politique d’Etat là où depuis des décennies nous accusions les pouvoirs publics d’être inféodés à l’économie au point d’en sacrifier allègrement les intérêts populaires et démocratiques. Nous serions-nous trompés ? On peut certes objecter que les intérêts des multinationales et des grands groupes sont épargnés au détriment des petits commerces, condamnés à disparaître là où les géants étendront plus encore leurs dominations. C’est surtout vrai en France où les géants eurent seuls le droit de vendre alors qu’ils disposent des fonds nécessaires pour supporter le confinement. Pour autant, on ne peut guère contester que les Etats ont fait la démonstration que la santé, désormais, primait sur l’économie au point que l’on suspecte le pouvoir médical de s’être substitué aux intérêts politiques ! D’une dénégation pure et simple de la vie des citoyens au profit des seuls intérêts économiques, nous nous retrouvons brutalement devant la situation inverse : au nom de la santé de tous, l’économie est bradée au profit de la précaution médicale. C’est à ne plus y retrouver ses pathogènes…

Avec la deuxième vague, l’étendue de la contamination a fait entrer le virus dans la plupart des familles, et chacun a désormais des exemples de cas, tantôt mortels, tantôt sérieux, qui ont fait disparaître la « grippette » du rétroviseur. Les témoignages inquiétants s’accumulent, le philosophe Michel Onfray a lui-même effrayé une fois de plus ses fidèles lecteurs et amis qui, à tout juste soixante ans, a souffert de symptômes sévères, nécessitant hospitalisation, dont il relate dans un texte daté du 6 décembre 2020, les tourments dantesques, hallucinations comprises. J’y suis passé moi-même avec de bien moindre effets mais suffisamment pour ressentir pleinement ce qu’il peut y avoir d’inquiétant dans un virus qui s’attaque à tous les vaisseaux sanguins du corps. Je ne critiquerai donc pas la nécessité pour des pouvoirs publics que de ne pas demeurer les bras croisés à contempler les effets d’une pandémie en leur propre pays, en revanche, les décisions politiques en lien avec la gestion de l’épidémie sont bien évidemment soumises à la légitime querelle démocratique.

Que penser d’un système purement libéral dans la gestion d’un virus qui n’ignore pas les frontières puisqu’il n’est pas véhiculé par le vent mais par des hommes franchissant aéroports, gares et douanes ? La Chine n’a pas connu de deuxième vague et veille comme un chien de garde à ses frontières et dans ses aéroports, testant toutes les entrées afin d’éviter le retour du virus de l’étranger. Le pragmatisme chinois est immédiatement rapporté à sa dictature politique, mais en quoi le libéralisme devrait-il nous valoir vingt-cinq vagues avant que les mesures protectionnistes adéquates ne soient prises ? Ne sommes-nous pas déjà en train de payer pour notre idéologie bien plus que pour notre démocratie ? Que dire encore d’un système purement libéral si le virus venait à disparaître de lui-même avant l’arrivée des vaccins ? Toute la recherche investie à cette fin s’en trouverait entièrement déficitaire par l’absence de toute demande, de tout achat. Les commandes des Etats en millions de doses aux différents laboratoires ayant investis dans cette recherche viennent ici aussi battre en brèche la logique libérale qui aurait sans nul doute laissé dans la banqueroute tous les laboratoires de recherche en cas de disparation naturelle de la maladie.

Sans intervention de l’Etat, non seulement l’économie aurait d’un côté laissé tout un chacun s’infecter au contact du virus sans rien faire, mais de l’autre, la recherche aurait tout aussi bien pu voir tous ses efforts être anéantis sans le moindre retour sur investissement. La nécessité du vaccin étant conditionnée par la durée de vie du virus. Je sais bien que les pharmas sont au cœur d’un conflit d’intérêt les mettant au centre d’un scandale n’ayant pas encore montré l’étendue de ses méfaits, mais il n’en demeure pas moins qu’elles ne seraient pas responsables de la disparition d’un virus avant le terme de la mise à disposition d’un remède. Les Etats se sont donc engagés, sans même savoir si les molécules étaient efficaces, à ne pas laisser toute cette recherche sans rétributions.

Autant d’exemples démontrant que le libéralisme s’arrête là où commence l’urgence sanitaire, l’intérêt humain, le secours des plus fragiles – encore que la surmortalité dans les EMS et autres Ephad français a démontré que les plus fragiles n’ont pas été protégés. La fin de vie est apparue comme le point aveugle de nos sociétés immatures, incapables de regarder la mort humainement. Toute la gestion du grand âge est à repenser de fond en comble dans ce qui est apparu comme une hécatombe indigne et méprisante. Ces structures d’entassement des forces mortes de l’économie, comment ne pas en parler autrement, ont prouvé malgré elles qu’elles n’avaient rien de le retraite mais du rebut.

Et que dire encore de cette décision commune de confiner toute une population en prétextant moins l’étendue des contaminations que la saturation des hôpitaux ? Comment se fait-il que le confinement sur de longs mois de toute une économie puisse être moins coûteux que de décupler les moyens des hôpitaux, de leur permettre d’engager davantage, de bénéficier d’un espace encore plus vaste ? Le développement des hôpitaux aurait coûté moins cher que le confinement généralisé ; il faut rappeler à ce titre que les chinois ont construit des hôpitaux en urgence en l’espace de quelques mois seulement ! Si l’on en croit les justifications des autorités, c’est avant tout la saturation hospitalière qui légitime le confinement de tous. Eviter le confinement c’est donc agrandir les hôpitaux, tester toutes les entrées sur le territoire, ne confiner que les malades. Il n’est pas bien sûr que les choix opérés par les autorités n’aient obéi qu’à la logistique. Le chômage partiel qui arrange tant l’économie a davantage la cote que la création d’emplois comme d’hôpitaux afin d’éviter la saturation des services. Quand le chômage devient la panacée du privé et l’emploi, la calamité du public, on ne peut pas s’empêcher de penser que le coronavirus fait de la politique…

 

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La majorité sans l’équité. Le fédéralisme est sous le feu des critiques dans la gestion pandémique, de même lors de la votation sur les entreprises responsables. La première attaque est venue du fait que les mesures prises par les cantons ont été à ce point variables de l’un à l’autre que les mesures les plus strictes ont paru injustes, sinon absurdes pour les concernés, puisqu’il suffisait de changer de canton pour y remédier. Mais prenons l’exemple inverse : si les mesures les plus strictes, celles qui ont été appliquées dans les cantons où la concentration des grandes villes a aggravé la circulation du virus, avaient été appliquées dans tout le pays par le conseil fédéral, qu’en auraient pensé les  cantons où le virus se fait rare et qui auraient ainsi payé le prix fort sur leur économie en raison des cantons les plus urbains ? N’est-il pas injuste de faire payer une facture non justifiée à des cantons où le virus ne circule pas en raison de cantons où le virus explose ? Les mêmes indignés du fédéralisme deviendraient du jour au lendemain les indignés du jacobinisme… N’a-t-on pas vu la France se déchirer entre mesures parisiennes étendues à nombre de départements épargnés par la concentration du virus avec le même sentiment d’injustice ?

Et ça n’a pas manqué d’être le cas sitôt la reprise en main par le conseil fédéral de la gestion de la crise. C’est bien au contraire la même mesure pour tous là où chaque situation diffère, qui s’avère injuste. Le fédéralisme est donc bien le régime le plus approprié pour un virus dont la répartition n’est pas homogène à l’échelle nationale. Il n’est pas juste que les cantons urbains pénalisent les campagnes, ou inversement ; d’autant plus que la moraline des bons et des mauvais élèves ne fonctionne pas. On voit bien que les mauvais élèves sont les bons dans un second temps, ou inversement, et que le virus démontre en permanence qu’il est le seul à détenir la loi de sa propagation. Evoquer des pays cancres est une injure gratuite et irresponsable. Aucun pays modèle n’a pas été rattrapé par des contaminations d’ampleur, en Europe du moins. Mieux vaudrait à certains spécialistes de reconnaître leur limite plutôt que d’en accuser des populations, pour l’essentiel, désireuses de bien faire et qui s’aperçoivent elles-mêmes que la généralisation du masque à presque toutes les situations sociales, n’a en rien empêché le virus de passer de 600 cas par jours en Suisse à 10'000 cas durant la période du masque obligatoire ; sans évoquer ces confinements qui désormais ne sont suivis d’aucune baisse de contamination mais de longs et incertains plateaux… Le virus n’est-il pas tout simplement plus insaisissable que prétendu ?

L’autre attaque au fédéralisme est venue de l’issue malheureuse de la votation sur les entreprises responsables qui s’est vue refusée en raison de la double majorité. Le peuple a accepté le projet de loi à un cheveu (50,7 %) mais la majorité des cantons n’a pas été atteinte ; un phénomène qui dans l’histoire suisse se compte sur les doigts de la main et qui ne s’était plus produit depuis 1955. On accuse donc la double majorité d’être injuste, moins celle du peuple que celle des cantons, d’être un reliquat conservateur d’un passé révolu. Si l’on tient compte du fait que la population globale de la Suisse est inéquitablement répartie par le fait de grandes villes urbaines au mépris des campagnes, que quatre grands cantons pèsent incomparablement plus que le restant du pays, la majorité des cantons vient tempérer cette disproportion qui ne fait que s’aggraver à mesure que les villes se concentrent. La politique urbaine se voit ainsi hypertrophiée, retirant aux campagnes toute possibilité de disposer encore d’un droit de vote. Nous avons là un bel exemple d’égalitarisme hostile à toute équité. Si l’on souhaite que seule la population des grandes villes décide de la politique nationale, on rejette à la fois le fédéralisme et l’équité qui lui est propre. Il est très perturbant que ce soit la gauche qui, par pur défaitisme électoral, considère subitement que les minorités nationales se devraient de disparaître de la démocratie… Bien qu’ayant moi-même privilégié cette mesure, je sais tout aussi bien reconnaître qu’il est des valeurs constitutionnelles plus élevées que les enjeux électoraux du moment, de la même façon que le Sénat français censure parfois l’Assemblée nationale au nom des droits fondamentaux compris dans la constitution. Le vote individuel vient ici démontrer sa limite quant à l’application d’une équité républicaine adaptée à l’ensemble de la communauté nationale. Même en votant nous ne sommes pas que des individus, pas plus que de purs consommateurs

 

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Les glaces ne fondent pas. Dans notre chronique régulière contre la fin du monde, nous avions vu que la nature produisait à elle seule 80 % du Co2 planétaire, indépendamment de l’homme, que les ours blancs se portaient très bien puisque leur cheptel a augmenté de plusieurs milliers de têtes ces dernières années et qu’ils ne sont pas en régression mais en surpopulation (d’où leurs expansions hors des pôles), que les humains se dirigent eux-mêmes vers le dix milliardième d’entre eux, avec en prime une démocratisation croissante des centenaires ; que le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique n’a jamais éliminé toute vie par radiation solaire et qu’il est en outre saisonnier – donc naturel…  Je passe également sur ces îles où l’on nous montre à quel point le niveau de l’océan s’engouffre dans les maisons afin d’alerter sur la gravité de la montée des eaux alors que c’est en réalité l’île qui s’enfonce dans l’océan puisque la montée des eaux n’est pas observée sur les terres voisines. Le climat s’avère moins fou en lui-même que dans l’esprit des hommes.

Dans le Pour la Science de novembre 2020, nous apprenons que la glaciologie fait elle aussi sa mise au point. Le glaciologue Nicolas Jourdain, scientifique au CNRS, explique, je cite : « nous ignorons encore beaucoup des processus de fonte à l’œuvre. » A l’annonce de la fin du monde par le GIEC, l’aveu est important. Cette ignorance conduit à fournir une estimation du niveau des mers sur une échelle de 200 ans de – 7 cm à + 30 cm d’élévation ! Une incertitude à ce point considérable qu’elle en annule toute prédiction possible. On prévoit autant une baisse du niveau des mers en raison de l’extension constatable des glaces en Antarctique face à une méconnaissance complète des processus à l’œuvre au pôle Nord, qu’une élévation du niveau des mers en cas de réchauffement… Ce qui signifie que nous ne savons rien, pas même si la fonte des glaces est effective ! Aucune preuve n’existe en la matière et le glaciologue précise que les icebergs qui se détachent de la banquise ne sont pas une preuve de résorption de la banquise – cela fait d’ailleurs fort longtemps qu’un iceberg géant ne s’est plus détaché des pôles pour menacer le trafic maritime.

Semblable à la coulée des glaciers, le problème n’est pas dans le détachement de la glace (lui aussi saisonnier) mais dans la recomposition à sa source. Si le glacier voit toujours à sa source autant de glace s’accumuler, bien qu’en ne cessant jamais de « fondre », il ne sera pas pour autant en phase de récession. Le phénomène est le même pour les glaces dérivantes des pôles. Filmer la fonte des glaces ne signifie pas qu’elles ne se recomposent pas d’autant à la saison froide. Fort de cela, les preuves d’une fonte des glaces, bien qu’elles aient bien eu lieu dans le passé, n’est pas établie aujourd’hui. La fin du monde a donc des problèmes de commencement ; le GIEC en revanche a sans doute des problèmes de financements…

 

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La souveraineté contre le droit. « Nous avons repris le contrôle de nos lois et de notre destin. » Ces paroles de Boris Johnson sont et seront à méditer par les 27 à l’avenir. Quel pays pourrait bien souhaiter n’avoir plus aucun contrôle sur ses lois et son destin ? De fait, dès l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE en 1973, l’Angleterre perdit le contrôle de sa pêche qui lui fut en partie ravie par les pêcheurs français, irlandais et danois, sans possibilité aucune d’imposer des restrictions et de pratiquer le protectionnisme sur leurs propres côtes. Il fallut donc 47 ans pour que l’Angleterre retrouve sa souveraineté économique, et donc politique, sans évoquer sa plus grande victoire : la souveraineté juridique. Non seulement Boris Johnson est parvenu à conserver un traité de libre-échange avec le marché européen, mais il est parvenu plus encore à se libérer de la tutelle d’un droit qui n’a jamais été voté par le peuple et les représentants britanniques, celui de la Cour de Justice européenne. Dans un article de Mediapart (24.12.20), il est bien spécifié que l’Angleterre récupère le droit (qu’elle n’avait plus) de gérer ses frontières, d’élaborer ses lois ( !), et de conclure des accords de libre-échange avec des pays tiers ( !). On mesure à cette aune toute l’étendue du musèlement continental… A un tel point que Boris Johnson se dit tout à fait favorable à un retour aux règles de l’OMC en matière de commerce international, c’est dire à quel point l’Union n’a plus rien à voir avec le droit international.

Le retour de la paperasserie aux frontières est un mauvais exemple de complications, lorsqu’on mesure les avantages en tous domaines de la sortie de l’Union européenne, à quoi il faut ajouter que ces paperasseries ont cours bien évidemment sur la totalité du globe à l’exception du petit continent européen, et qu’ils ont toujours eu cours dans le passé. Il s’agit davantage d’un retour à la normale que de la perte d’un authentique progrès. Quand il s’agit de recouvrer sa liberté, sa démocratie, sa législation, en plus de sa puissance économique, les problèmes de paperasseries sont largement secondaires. Certains craignent toutefois que le parlement européen puisse ne pas ratifier le traité alors que ce faux parlement qui n’est rien d’autre qu’une chambre d’enregistrement, s’il peut en effet rejeter des textes, n’a aucunement les moyens d’en proposer d’autres. Il est donc peu probable que ce parlement soviétique ne change la donne, et quand bien même le ferait-il, l’Angleterre ayant recouvré sa souveraineté, elle pourra sans soucis piétiner les accords conclus et accepter les taxations inéluctables comme un moindre mal à sa prospérité. L’Angleterre n’étant plus soumise à la CJE, elle est libre de ne pas respecter l’accord de Brexit, et l’Union en est particulièrement consciente puisqu’elle prépare déjà un dispositif annexe permettant de justifier des sanctions ; tout cela n’aura toutefois que peu d’effets à l’égard d’une économie à nouveau prospère. Ne doit-on pas au contraire s’inquiéter d’une Europe n’ayant rien d’autre à proposer à la liberté des peuples que la sanction politique et la guerre (commerciale) ? L’Union fait davantage la faiblesse que la force…

Et comment ne pas piétiner des accords de sorties qui n’en sont pas ? Il faut savoir qu’en guise de sortie de l’Union, cette dernière a demandé aux anglais qu’ils restent encore 14 ans sous leur tutelle, sous la menace d’un tribunal arbitral qui ne fera que les soumettre à la même législation que celle de la CJE. Tout est fait pour gagner du temps, empêcher la sortie de l’Angleterre et la maintenir coûte que coûte en dépendance, y compris sur la pêche où l’UE n’a accepté de se retirer qu’à 25 % de ce qu’elle occupe actuellement dans les eaux britanniques. Certains évoquent même en l’état un Brexit uniquement momentané ! Cessons-là, l’Union défend ses intérêts comme n’importe quel Etat étranger ; cet Etat n’est pas neutre et pratique le chantage et la guerre économique pour parvenir à ses fins. Les restrictions européennes pourraient n’avoir qu’un seul résultat : contraindre l’Angleterre a écouler le fruit de sa pêche ailleurs qu’en Europe – et ce serait là encore une perte moins pour les britanniques que pour le continent. Je doute que l’Angleterre n’ait pas les moyens d’écouler ses poissons jusqu’aux Etats-Unis s’ils en étaient contraints par les mesures de rétorsions européennes. Quoi qu’il en soit, quand on impose des accords de sorties qui sont faits pour n’en être pas, il n’est guère d’autres solutions que de n’en pas tenir compte et d’accepter les sanctions à la manière d’une guerre commerciale entre Etats concurrentiels.

Il y a tout à croire que la soi-disant grande Union, de plus en plus pauvre, ne soit le maillon faible de ces négociations, cette dernière ayant plus à craindre le no deal que les anglais. Il en va sans doute de même pour les 27 autres pays qui pourraient s’imaginer avoir davantage besoin de l’Union que l’inverse ; c’est manifestement faux, y compris pour la Suisse. Chaque pays contribue parfois en dizaine de milliards au fonctionnement européen ; toute sortie est un cruel manque à gagner pour l’UE et scelle qui pis est le point de non-retour de sa dette astronomique.

Tout le monde s’accorde outre-manche, jusqu’aux principaux intéressés du parti de Nigel Farage, pour reconnaître que le Brexit est désormais acté. La politique à venir en la matière consistera à choisir entre l’acceptation de désavantages liés à la pêche ou, par refus d’appliquer les mesures du Brexit, de s’exposer à des taxes imposées par l’Union en représailles. Il est fort probable que l’Angleterre agira en fonction du moindre de ses désagréments – il n’est donc pas dit qu’elle respectera ses engagements, mais pour un pays libre et souverain, est-ce un problème ? La réussite économique du Brexit serait pour l’Union, elle ne le sait que trop bien, le désaveux le plus cinglant de son fonctionnement et de ses règles, et le début de la fin pour sa crédibilité et sa survie. Il est donc dans l’intérêt de l’Union que le Brexit soit une débâcle, et l’on ira jusqu’à isoler Gibraltar, jusqu’à raviver les tensions en Irlande du Nord, si nécessaire. Une chose est sûre : la paix et l’entente ne sont plus des valeurs européennes et l’origine de ce fiasco est inscrit en lettre d’or dans la constitution européenne.

 

Les prochains jours de Pearl Harbor © Michel Sardou - Topic

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 @LG

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