Exercice climato-critique

 

Une critique de l’interprétation des faits

Le climato-scepticisme n’existe pas, ou pour le moins, il n’aurait aucun sens compte tenu de ce que l’on sait du climat depuis des milliards d’années ; les scientifiques conviennent tous de l’évidence du changement climatique, bien antérieur à l’existence des hommes. Ce qui existe en revanche, ce sont les climato-critiques, ceux passant à la loupe les interprétations des faits qui nous sont proposés et les réponses politiques qui y sont apportées. On appelle cela un débat et il est bien évidemment tout aussi philosophique et politique que n’importe quel autre débat de politique appliquée à un problème sociétal. Les climato-fanatiques portent cette étrange objurgation que la question climatique ne serait pas un lieu de débats mais une affaire à la fois d’urgence et de certitudes. On ne débat ni avec l’urgence, ni avec la science qui est parole de vérité absolue. Ce n’est pourtant pas ainsi que la définissait Descartes… Alors que la science dispose d’une longue histoire consacrée à ses errances, à ses erreurs, que la liste des fausses sciences naguères considérées comme des sciences pures, sont parfaitement oubliées et discréditées depuis, on saurait maintenir le doute cartésien et la prudence déontologique qui faisait naguère autorité dans les disciplines scientifiques bien plutôt que le militantisme obtus. Depuis le siècle dernier, nous en sommes à plus d’une cinquantaine de fins du monde dont la date fatidique a été franchie sans que rien ne se soit produit de près ou de loin qui puisse donner crédit aux prophéties les plus alarmantes. Peut-être serait-il intéressant de prendre enfin connaissance du contenu du climato-criticisme et qui n’est en rien climato-sceptique ?

Comme le relate François Gervais dans son ouvrage L’urgence climatique est un leurre, physicien et professeur émérite de l’Université de Tours, naguère directeur d’un laboratoire au CNRS, ancien expert et rapporteur du GIEC, en un siècle, le taux de Co2 dans l’air est passé de 0,03 % à 0,04 % en volume. Sur 10'000 molécules d’air sec, il faut compter sur 7'808 molécules d’azote, 2'096 molécules d’oxygène, 92 atomes d’argon (considéré comme un gaz rare), et 4 malheureuses molécules de gaz carbonique au lieu de 3… Dans les contrées humides, peut s’ajouter à la constitution de l’air jusqu’à 500 molécules de vapeur d’eau qui elles-mêmes participent de l’effet de serre. En un siècle s’est donc produit l’ajout d’une seule molécule de Co2 parmi 10'000 autres d’air sec ou 10'500 autres d’air humide et chaud, et cette infime variable prétend actuellement à l’apocalypse imminent. La variable est à ce point infime que la vie tient à très peu de choses… L’ingénieur et polytechnicien Christian Gerondeau, dans son ouvrage Le Co2 est bon pour la planète, rapportera que la production humaine de Co2 représente 1/10000 de la production naturelle de Co2, estimée à 3000 milliards de tonnes, dont la moitié est absorbée par la végétation et les océans. La production humaine de Co2 est donc une goutte de Co2 dans un océan de Co2 naturel.

Il faut savoir en outre que le carbone est au centre de tout ce qui est vivant, nous-mêmes sommes composés de carbone, au même titre que les plantes ; le Co2 est un composant indispensable à la vie et non un poison mortel. Il se lie à l’oxygène, à l’hydrogène, à l’azote, et peut même taquiner le phosphore, le soufre et le fer. On le retrouve dans les protéines, la structure des mécanismes vitaux, les vitamines, les compléments, les acides nucléiques, les supports de l’information génétique, les molécules stockant l’énergie vitale des cellules. Pour un polluant dangereux, cette molécule semble étrangement nécessaire ; nous avons là un étrange poison dont toute la vie organique, de la faune à la flore, dépend ! Etonnant paradoxe.

Chacun d’entre-nous, mais aussi animaux et plantes, sommes constitués de carbone, nous en consommons et nous en rejetons. Le glucose permet à l’homme, via les plantes nutritives, de produire son énergie interne et réguler sa température corporelle à 37°. En respirant de l’oxygène, ce dernier se combine avec le glucose, non sans lui faire expirer de la vapeur d’eau et du Co2, au même titre que le monde animal. La photosynthèse végétale tire quant à elle son énergie vitale du soleil de l’eau et du sol, mais aussi du Co2 atmosphérique qui lui permet de produire le glucose indispensable à sa croissance. La plante assimile le carbone et rejette de l’oxygène qui pourra être respiré par les hommes et les bêtes. L’accroissement du carbone dans l’air a donc beaucoup de chance de contribuer moins à détruire l’environnement qu’à le nourrir et le reconstituer ; et c’est ce que constate la revue Nature dans un article scientifique daté de 2016, faisant état de l’apparition en 33 ans, en corrélation avec l’accentuation du carbone dans l’atmosphère, d’un sixième continent vert d’une superficie de 18 millions de kilomètres carrés, équivalent à 33 fois la superficie de la France ! Si la banquise recule, et nous verrons que ce n’est pas le cas partout, la nature quant à elle s’étend…

Que le carbone soit à l’origine d’un verdissement de la flore mondiale ne devrait pas nous étonner puisqu’on ne trouvera pas époque plus dense et plus luxuriante que le Carbonifère, période de l’histoire géologique illustrant jusqu’à son nom le lien entre le carbone et l’exubérance naturelle, où les insectes atteignaient des tailles inimaginables aujourd’hui, plusieurs mètres pour un mille pattes, la taille d’un aigle pour une libellule. Une période de la terre bien plus chaude, bien plus carbonée, bien plus oxygénée, ou de simples fougères atteignaient 50 mètres de hauteur… Les fortes concentrations d’oxygène de cette époque étaient d’ailleurs bien plus dangereuses que l’effet de serre et le Co2 puisque l’oxygène est un gaz inflammable et que la foudre avait bien plus de chances de générer des incendies qu’aujourd’hui. Les dinosaures, qui connurent des tailles gigantesques, ont vécu à des époques où les chaleurs et la densité de carbone de l’atmosphère étaient bien plus élevés qu’aujourd’hui. S’il est vrai que le carbone n’a de cesse d’augmenter depuis le XIXe siècle, il est vrai aussi que la nature n’a de cesse que de se développer d’autant, provoquant des récoltes records dans l’agriculture mondiale ; il est à noter également, par exemple, que le Sahel verdit depuis une décennie ! Les anciennes famines lourdement éprouvées dans la région ayant disparues.

La biomasse terrestre actuelle représente 450 gigatonnes de carbone rien que pour la végétation, soit 82 % de la masse totale. La fraction des émissions carbonées issues de l’activité humaine est estimée à 2,6 gigatonnes, soit 20 % de biomasse supplémentaire s’ajoutant à la première et se traduisant par l’apparition de ce sixième continent de verdure, dont la croissance est observée par satellite. Au printemps et en été, une chute brutale de 55 milliards de tonnes de Co2 est observée dans l’air correspondant à l’orgie carbonée à laquelle se livre une végétation jeune et nouvelle, avide de santé et de force, affamée et gloutonne de vie. Inversement, l’automne et l’hiver voient les milliards de tonnes précédents se reconstituer dans l’air. L’augmentation du Co2 planétaire a donc cet effet de faire reverdir des déserts, de nourrir les arbres de les démultiplier, de répandre les herbages et de favoriser l’élevage, de faire prospérer céréales, riz, nutriments divers essentiels à la vie, parmi lesquels, légumes et fruits. En même temps que l’élévation du carbone dans l’air, le plancton connaît lui aussi une prolifération endémique, au détriment d’une soi-disant acidification des océans dont l’auteur nous indique qu’elle est inexistante, sinon par le fait que les eaux froides retiennent bien plus efficacement le carbone que les eaux chaudes. Le PH océanique serait à 8 alors que pour parler d’acidification, il faudrait un PH inférieur à 7. Il va de soi qu’en relation avec la totalité des émissions naturelles de Co2, le supplément humain ne pèse pas grand-chose dans la balance.

Le vice-président de la Société écossaise de recherche sur les récoltes a souligné l’accroissement depuis 1985 des forêts tropicales et du rendement des récoltes ; un verdissement global de 14 % est observable directement par satellite, et le premier effet de cette exubérance carbonée se traduit par un record de rendement alimentaire avec effondrement des prix. Un monde sans carbone serait en réalité un monde où la vie aurait disparue… Lutter contre le carbone ce n’est ni plus ni plus moins lutter contre la vie. C’est le grand amalgame et le grand paradoxe de l’idéologie actuelle. On ne s’étonnera pas de trouver des écologistes du côté des annihilateurs du vivant puisqu’il existe déjà des antispécistes réclamant la disparition des animaux par l’abolition d’une domesticité leur permettant de vivre là où la vie sauvage les ferait disparaître. Mieux vaut l’extinction des animaux domestiques plutôt que leur asservissement par l’homme, répondent-ils ; nombre d’adorateurs des animaux en viennent donc, par seul souci du principe, à souhaiter leur extinction complète – et pour leur bien ! Les mêmes rêvant d’un monde sans carbone se trouvent être les mêmes qui, face au carbone contenu et généré par toute vie, dont toute vie se nourrit, préféraient voir la vie disparaître plutôt que de reconnaître leur erreur fondamentale. On notera que des expériences consistant à raréfier le Co2 dans l’air ont démontré en laboratoire que les plantes en dépérissaient…

Si les pots d’échappement rejettent bien du Co2, ils rejettent aussi de la vapeur d’eau que l’on ne songe pourtant pas à faire interdire. La pollution se traduit davantage par la production d’oxydes d’azote et de soufre lors de la combustion des moteurs thermiques, mais le problème de la toxicité de ces deux émissions n’a rien à voir avec celle de la vapeur d’eau et du Co2. Comme nous rejetons tous du Co2 par notre propre respiration, le pot catalytique se devrait-il d’être porté directement sur notre visage, à l’instar de l’actuel masque médical ? Un masque médical qui nous contraint d’ailleurs à expirer notre carbone au plus près de notre bouche pour aussitôt le respirer en retour à des taux de concentrations des dizaines de fois plus élevés que dans l’air ordinaire, sans provoquer le moindre vertige. Il faut savoir que dans la marine, les sous-marins autorisent jusqu’à 25 fois plus de Co2 dans l’air qu’à l’ordinaire, ce qui s’avère être une marge généreuse par rapport à la marge critique, celle-ci étant beaucoup plus élevée. L’innocuité du Co2 que nous-mêmes rejetons par notre bouche, n’épargne pas le problème de la toxicité réelle de la pollution redevable aux particules fines, aux fumées, à l’acroléine, au monoxyde de carbone, aux hydrocarbures générés par la combustion de biomasse, sinon à l’ozone dont la dangerosité semble aussi souffrir une dramatisation peu scientifique. Mais cette pollution toxique n’est liée, ni à la vapeur d’eau visible dans la trace des avions dans le ciel, ni au Co2 qui demeure invisible.

Même la notion d’effet de serre cache, comme le Co2, sa nécessité derrière sa prétendue nocivité ; car si la terre était dépourvue de tout effet de serre, sa température cosmique devrait être actuellement de – 18 °. C’est grâce à l’effet de serre dont la vapeur d’eau est une des conditions premières, que nous nous trouvons plus près de 15° en moyenne que de – 18°. Dès 1859, le physicien irlandais Tyndall a démontré que si l’oxygène et l’azote étaient transparents au rayonnement thermique, la vapeur d’eau l’absorbait et contribuait à l’effet de serre et non le seul Co2. En outre, le GIEC a lui-même dû reconnaître depuis 1998 que le réchauffement global s’est comme stabilisé ; les relevés mondiaux ne font plus état que de quelques régions du monde en réchauffement mais plus de 60 % de la planète a cessé de se réchauffer depuis 2001 alors que le taux de Co2 sur la même période a continué de grimper d’un tiers en 20 ans ! Le journal Le Monde titrait en 2008 : la Nature freine le réchauffement climatique ! Il y a donc des facteurs de décorrélation entre le Co2 et le réchauffement. Là où le Co2 n’a cessé à ce jour d’augmenter, le réchauffement s’est arrêté. Un même phénomène s’est produit entre 1945 et 1975, période durant laquelle le taux de Co2 n’a fait qu’augmenter alors que le climat a connu une baisse de la température. On sait également que le taux de Co2 identifié dans les carottages polaires ne correspond pas aux fluctuations climatiques des précédents millions d’années. Plus grave, l’auteur rapporte que des auteurs du GISS officiant pour la NASA ont fait état en 1981 de cette anomalie entre les variations climatiques et la courbe montante du Co2 : « une difficulté majeure pour accepter cette théorie a été l’absence de réchauffement observé coïncident avec l’accroissement historique du Co2. En fait, la température dans l’hémisphère Nord a décru de 0,5°C entre 1940 et 1970. » Refroidissement que les climatologues ont depuis lissé au point de le faire… disparaître de la courbe.

D’autres relevés satellitaires sont passés sous silences, outre l’apparition d’un sixième continent vert, l’accroissement entre 1984 et 2016 des terres immergées, contredisant la montée des eaux et la raréfaction des plages et des espaces côtiers. La raison en est qu’il y a une fluctuation naturelle de l’élévation des mers par les effets de marée de la lune qui montent et abaissent le niveau des mers ; mais il existe aussi un phénomène capable de monter le niveau des mers à 120 mètres au-dessus du niveau actuel, tel que relevé dans un lointain passé, une période où l’automobile n’existait pas. Le niveau des mers fluctuait déjà dans l’Antiquité, comme en témoigne les anciennes villes désormais immergées. Les marégraphes qui prennent des relevés un peu partout dans le monde sur le niveau des mers sont à peu près tous discordants, même pour des villes proches les unes des autres ; le phénomène n’est pas encore bien expliqué mais on sait que ce n’est pas toujours le niveau d’eau qui monte mais aussi le continent qui s’élève ou s’enfonce ! La tectonique a en effet cette faculté de faire apparaître une île ou de la faire disparaître pour des raisons volcaniques ou sismiques et non des suites d’une élévation ou d’un abaissement du niveau des mers. Pour l’heure, les moyennes effectuées à partir des données disparates dont nous disposons signalent une élévation des mers dans les dernières décennies de 4 cm tout au plus… Les rapports du GIEC du début des années 90 avaient annoncé une élévation de 20 cm pour 2015.

La fonte des glaces est elle aussi bien plus mesurée qu’on ne l’imagine ; une réduction de la surface de la banquise a bien eu lieu en 2007, mais elle reprend depuis de l’envergure. L’Antarctique connaît même une augmentation de sa surface de 24'000 km2 par ans ! Phénomène que le GIEC reconnaît dans ses rapports. Si le volume des glaciers régresse, la totalité mondiale des surfaces gelées est en augmentation, avec en prime, un accroissement de l’enneigement dans l’hémisphère boréal. Tous les glaciers d’ailleurs ne régressent pas, il en est certains, en Nouvelle-Zélande, en pleine expansion. Le GIEC avait ainsi annoncé l’accélération préoccupante de la fonte des glaciers de l’Himalaya avant de se recevoir la protestation indignée des scientifiques indiens qualifiant les travaux du GIEC de « science vaudou »… Les glaciers himalayens sont au contraire en pleine progression, ce qui, une fois de plus, n’arrange pas la crédibilité des climatologues. Un des rapporteurs dût reconnaître qu’une partie alarmiste du texte du rapport en question avait été rédigée avec « une volonté d’encourager les décideurs à des actions concrètes »… La dramatisation des données, le choix permanent de récupérer la prévision la plus extrême au détriment de la plus réaliste, fait donc entièrement partie du jeu politique auquel se livre l’institution, quand elle n’occulte pas complètement des données contradictoires, comme les cycles de 60 ans et de 200 ans entre réchauffement et refroidissement qui sont observés à travers le temps, possiblement occasionnés par des marées solaires en relations avec l’influence des plus grandes planètes sur le soleil et du soleil à la terre. Une trentaine d’études y font référence, un article de Nature en 1994, mais aucunement le GIEC pour qui ces cycles cosmiques n’existent pas.

Les archives de l’observation du soleil depuis l’invention des premières longues-vues ont permis de corréler l’activité du soleil à celle du climat. La disparition des taches solaires entre 1650 et 1695, témoignant d’une phase particulièrement calme de l’activité solaire, correspond à l’émergence d’un petit âge glaciaire sur terre où les hivers furent rudes et où la Tamise et la Seine gelaient. On doit à cette période froide des réfugiés climatiques, des famines, des guerres et des exodes. Sitôt le retour des taches solaires, les cycles de 11 ans que connaît le soleil ont repris et les fluctuations de l’intensité magnétique du soleil se retrouvent aujourd’hui corrélées avec l’irradiance solaire, que l’on étudie sur plus de 2000 ans d’archives du rayonnement par l’étude des radiations atomiques. Lors de la première amorce du réchauffement climatique dans la seconde moitié du XXe siècle, l’activité solaire était exceptionnellement élevée. Ces cycles de refroidissements et de réchauffements d’origine cosmiques correspondent au petit âge glaciaire médiéval (800 à 1300) après lequel une résurgence de période chaude succéda ; plus en amont encore le petit âge glaciaire romain et son optimum en 250 av. notre ère jusqu’en l’an 400, avant lequel encore le petit âge glaciaire minoen vers 2'500 av. notre ère, etc. Selon ces cycles récemment identifiés, ce qui nous attendrait dans les décennies à venir reviendrait moins au réchauffement qu’à une nouvelle période de refroidissement ! Une inversion radicale de la prédiction actuelle qui n’est toutefois pas un signe exaltant puisque le froid pose davantage de problèmes pour la nature et les récoltes que la chaleur. Les périodes froides en Europe n’ont pas été accompagnées par le passé de phénomènes très heureux, mais le changement n’ayant jamais lieu en un seul jour, la période de refroidissement qui pourrait s’amorcer à l’avenir verrait le mercure baisser très légèrement jusqu’en 2100 dans un premier temps, sans conséquences majeures pour l’humanité. La prévision climato-critique étant dépourvue de catastrophisme, elle n’intéressera bien évidemment pas les médias. Rémy Prud’homme rapporte de son côté le fait que lors de l’optimum médiéval, vers 1200, les températures étaient plus élevées qu’aujourd’hui, la preuve par le Groenland dont l’étymologie signifie « terre verte » ; ce dernier jouissait d’une agriculture qui perdura jusqu’au XIVe siècle. Une agriculture révélée par l’archéologie qui demeure impensable aujourd’hui.

Il est en outre plus comique que tragique de rapporter à l’augmentation de 0,01 % de volume carbone dans l’atmosphère l’apparition en réalité multimillénaire d’inondations, de tremblements de terre, de tsunamis, de canicules, de vagues de froid, de tempêtes, de cyclones, de violents orages, de feux de forêt, d’épidémies, de guerres, de migrations, de terrorisme, que le changement climatique, sinon la présence d’une molécule de carbone en plus dans un volume d’air, ne saurait à elle seule produire ! Le GIEC était allé jusqu’à prétendre que le Co2 était responsable du paludisme, provoquant la démission du professeur Paul Reiter de l’Institut Pasteur, se refusant à cautionner une telle désinformation. On enfume tout autant par l’image en présentant nombre d’ouvrages alarmistes sur le sujet avec une photo illustrant de vastes nuages de fumées sombres s’échappant dans l’air alors qu’ils sont formés, y compris à la sortie des réacteurs d’avion, de vapeurs d’eau ! Le Co2 est en lui-même parfaitement invisible, quant à la vapeur d’eau, elle participe bien à l’effet de serre mais nul ne songe à la faire interdire. A défaut d’une réelle intensification des cataclysmes, nous assistions plutôt à une accentuation des dramatisations, qui est loin d’être nouvelle puisque l’auteur rappelle ces lignes du Brisbane Courrier datées du 10 janvier 1871 : « Chaque saison est à coup sûr extraordinaire, presque chaque mois est un des plus sec ou un des plus humides, ou un des plus venteux, ou plus froid, ou plus chaud ». Rien n’a changé depuis deux siècles : la prochaine tempête est à coup sûr la tempête du siècle pour ne pas dire, du millénaire. Après les ravages de Katrina en Nouvelle-Orléans, on annonça à grands fracas le péril climatique comme étant bien avancé ; or, si Katrina fut en effet d’une puissance inédite depuis 170 ans, aucune tempête de cet ordre ne s’est reproduite depuis aux Etats-Unis, laissant les relevés météorologiques dans un calme assourdissant quant à la prétendue accentuation des cataclysmes…

 

L’aubaine économique du changement climatique

En réalité, sans qu’il n’y ait besoin du moindre complotisme, le changement climatique est une aubaine en or pour beaucoup, et pour d’autres raisons que la conjuration d’Armageddon ; nombre de nations en développements se servent désormais du « fond vert » ou de l’aide aux victimes du réchauffement pour recevoir nombre de milliards des « coupables » occidentaux, lors même que les émergeants polluent désormais plus encore que l’Occident. Les mouvements anticapitalistes se servent de l’aubaine du Co2 pour attaquer le système de production capitaliste pour des raisons moins environnementales que politiques ; suivant le mot d’ordre général pour lutter contre le réchauffement climatique, la Banque mondiale envisagerait de multiplier la dette souveraine, suscitant l’adhésion enthousiaste de la finance ; le business généré par la lutte climatique se chiffrerait entre 1'500 milliards de dollars par ans et 7000 milliards, de quoi attirer toute entreprise privée désireuse de bénéficier d’un bon prétexte pour recevoir le pactole des subventions étatiques, sans parler de nombre de mafias assurément affairées dans ce nouvel eldorado.

Margaret Thatcher, bien plus visionnaire que je ne l’imaginais, avait alerté il y a 30 ans sur ce fallacieux prétexte climatique comme étant l’instauration d’un nouveau socialisme mondialisé après l’effondrement du communisme ! Une vaste planification économique étatisée. De quoi relancer une révolution industrielle, une nouvelle opportunité de profits, un nouveau monde politique, et pourquoi pas une nouvelle civilisation ? Aucune civilisation ne repose jamais sur des vérités rationnelles, la preuve par leurs mouvances et par leurs croyances. Au travers de ce grand déni des faits, une religion particulière semble y trouver matière à une nouvelle foi. En outre, l’auteur rapporte les propos du ministre de l’Environnement du Canada revendiquant le fait que, peu importe que la science soit fausse, car il y des avantages collatéraux… Excepté pour ceux sur qui pèsent et la dette, et les taxes, sans évoquer les coûts des énergies vertes, moins efficientes que le nucléaire et bien plus coûteuses et polluantes via les métaux lourds que les éoliennes et le photovoltaïque contiennent… Non seulement les énergies vertes sont plus coûteuses, l’Allemagne en payant actuellement le prix fort, mais leur inefficience achève de les rapprocher d’une arnaque ; sitôt l’absence de vent, l’éolienne est au point mort ; sitôt la nuit venue, le photovoltaïque aussi… En outre, il n’existe aucun moyen de stocker l’énergie et il est donc impossible de faire fonctionner une éolienne, même en plein vent, si la consommation énergétique ne suit pas. Que faire dès lors d’une énergie intermittente à défaut d’être fixe, conduisant au prix fort à une précarité énergétique ?

Dans son ouvrage, L’idéologie du réchauffement, Rémy Prud’homme, professeur d’Université, nous détaille plus précisément ce qui se cache derrière le GIEC. Les objectifs de cette organisation n’ont pourtant rien de scientifique puisque le but premier du Groupement d’Experts Intergouvernemental consiste à générer une unanimité autour du réchauffement anthropique à l’intention des organisations internationales dont il est un des fruits. Ce panel d’experts a donc pour mission, non pas de chercher la vérité, mais de faire consensus autour d’une vérité considérée comme déjà effective. Autant dire que la mission du GIEC est très anormale par rapport aux sociétés savantes qui existent dans tous les domaines scientifiques. Ces dernières gèrent des revues, organisent des conférences, échangent de l’information, présentent des recherches, favorisent le débat et la critique, jalousent leur indépendance et mettent prudemment à distance le monde de la politique et les groupes d’intérêt ; leurs présidents, les membres de comités de direction élus, sont soumis à des rotations fréquentes afin d’éviter les coteries. En lieu et place de l’unanimisme, la société savante recherche la diversité des opinions. Ces sociétés sont aussi variées qu’il n’y a de disciplines scientifiques, mais curieusement, les sciences du climat en sont dépourvues… En lieu et place des débats ayant cours dans ces sociétés savantes qui éditent thèses, hypothèses et antithèses, les sciences du climat au contraire réunissent parfois 2000 chercheurs qui tous se glorifient de souscrire à une seule et unique interprétation !

Plus étonnant, le GIEC n’a pas été fondé par des scientifiques et semblable à d’autres organisations du même type, elles proviennent toutes d’une décision politique en l’occurrence onusienne. Des représentants de 180 pays se réunissent en assemblée pour fournir au GIEC sa feuille de route ; la majorité de ces membres qui pourtant prennent les décisions majeures ne sont que des politiques et des diplomates, aucunement des scientifiques. Son comité exécutif de 19 membres n’est pas même composé d’universitaires issus d’institutions honorables mais de quelques chercheurs pour beaucoup de bureaucrates. Deux d’entre eux ne rendent pas même public leurs CV… On y trouve aussi un professeur d’histoire économique, des représentants de pays dans des organisations internationales, des directeurs d’organisations tierces, mais point de scientifiques. Le directeur du GIEC n’est pas même climatologue. En matière de productions scientifiques, 16 des 19 experts du comité exécutif n’ont jamais rien fait paraître en dix ans dans Science, revue d’autorité y compris en climatologie ; pour les quelques autres, leurs noms apparaissent au milieu de 6 voire 11 co-auteurs… Le directeur de l’institution, M. Pachauri, confessait dans Times of India (3 septembre 2010) : « Reconnaissons-le, nous sommes une institution inter-gouvernementale, et la force et l’acceptabilité de nos productions viennent principalement de ce que nous sommes la propriété de gouvernements. (…) Bien évidemment, ils nous indiquent les directions à suivre. » Les auteurs, les coordonnateurs, et les contributeurs, ne sont pas sélectionnés selon des critères scientifiques et méritocratiques mais par le biais d’autorités politico-administratives. Nombre de contributeurs du GIEC, y compris dans sa bible du climat, n’ont pas même le doctorat, d’autres n’ont pas terminé leur master ; certains sont directeurs d’organisation et lobbyistes dans le photovoltaïque… L’organisation sait mandater de vrais scientifiques, mais ses relations avec ces derniers sont plus compliquées ; nombre d’entre eux sont poussés vers la sortie pour avoir critiqué l’orthodoxie climatique de l’institution. Contrairement aux milieux scientifiques habituels où les directions et les équipes bougent beaucoup, le GIEC conserve les mêmes employés et directeurs depuis leur prime nomination, voire depuis sa création.

La bible du climat éditée par le GIEC est composée de 4700 pages que personne ne lit, notamment pour sa démesure et l’austérité de ses graphiques ; même le résumé de 100 pages a moins la cote que les 35 pages adressées aux décideurs politiques, qui elles-mêmes sont souvent désertées au profit de simples communiqués de presse… Le résumé adressé aux décideurs n’est pas même l’œuvre des chercheurs qui contribuent à la bible du climat, mais le fait d’une sélection à la phrase près par les fonctionnaires du GIEC, validés par les représentants des 180 pays en séance plénière, avec le concours du WWF et de Greenpeace dans son élaboration ! Aucun chercheur ne vote. Ce sont ainsi des politiciens et des fonctionnaires internationaux qui financent le dispositif et qui sélectionnent ce qu’il convient de diffuser, activistes en prime. La science, dans un tel contexte, n’est qu’un alibi dans le dispositif dont la politique est à la fois le but et la finalité de l’organisation, quand elle n’est pas affaire de religion, puisque le pape s’est déclaré partie prenante de la mission planétaire contre le Co2 et que le directeur du GIEC a déjà eu l’occasion de confesser que sa mission pour la Planète Terre était à la fois sa « religion » et son « dharma ».

Il ne s’agit toutefois ni d’une secte ni d’un vaste complot mais d’un système qui se nourrit lui-même et tourne en vase-clos. Les organisations internationales, toujours en quête de financements, ont créé ces instances à cette fin, nombre de politiques ont été convaincus par les météorologues et ont accepté de financer l’engin, ce dernier n’a pas d’autres tâches désormais que d’assurer sa nécessité en cumulant à son action à la fois l’urgence du péril et la rentrée d’argent qu’il permet. Le péril est non seulement utile à l’organisation pour justifier son financement, mais il procure de même une grande légitimité aux politiciens qui peuvent incarner à cette fin leurs précieuses démarches aux yeux de la population, le catastrophisme faisant également les recettes des médias dont le sensationnel permet de faire grossir les chiffres de vente. Tout un système se maintient donc lui-même par le jeu cannibale du crime anthropique, du péché originel et de la rédemption scientifique et politique. On échappe toutefois à la soviétisation du système au sens où ces organisation ne correspondent pas à une politique d’Etat, même si elles sont écoutées et soutenues par les administrations, elles demeurent autant extérieures au fonctionnement étatique que lettre morte en bien des domaines car souvent impossible à financer. Tout comme l’objectif politique du processus des différentes cop21, le GIEC se focalise sur la diminution de la production de Co2 à titre de lutte contre l’effet de serre. Un projet qui n’a pour le moins aucun avenir puisque l’Inde et la Chine sont déterminés avant tout à faire exploser leur PIB respectifs et que ces politiques de plein essor qui leur permettront en outre de sortir leurs populations de la grande pauvreté, réclament davantage de productions, davantage d’énergies, d’avantage de consommations, et donc une émission exponentielle du Co2 mondial. A cette réalité à la fois sociétale et économique, pour ne pas dire géopolitique et humanitaire, les prévisions à la baisse des climatologues demeureront dépourvues du moindre résultat durant tout le XXIe siècle…

Le GIEC a été fondé en 1988, la CCNUCC peu de temps après, et ce dont on est assuré en 2020 c’est que la consommation d’électricité ne cesse de s’intensifier non seulement avec l’informatique et les télécommunications, mais aussi par le biais des voitures et autres vélos électriques, et cette énergie de plus en plus sollicitée n’est à l’heure actuelle redevable en majorité que du charbon, du gaz et du nucléaire, sinon l’hydraulique, qui mérite peut-être davantage le statut d’énergie verte que l’éolien et le photovoltaïque qui sont très polluants, non recyclables, pour peu de rendements.  Pour 68 % d’énergies fossiles à l’échelle mondiale, l’énergie verte se résume à 3 % seulement, l’hydraulique à 17 % et le nucléaire à 11%. Autant dire que le battage médiatique et hystérique qui a lieu quotidiennement autour de ces questions ne se joue que dans un no man’s land, un rêve éveillé ou un cauchemar statique, c’est selon. En revanche, les Etats occidentaux tentent d’imposer l’eldorado industriel des énergies vertes, en dépit de leurs coûts exorbitants pour une efficacité médiocre, à des pays émergeants, voire pauvres, comme en Afrique, préférant légitimement l’essor économique polluant ou fossile afin de sortir leurs peuples de la misère que de faire les affaires des pays riches au détriment de leurs intérêts. Le président de la Banque Africaine de Développement avait déclaré en 2015 : « Les gouvernements occidentaux sont hypocrites ; eux qui se sont enrichis avec les combustibles fossiles, disent maintenant aux pays africains : vous n’avez pas le droit de construire des barrages, ni des centrales à charbon, contentez-vous de ces renouvelables hors de prix. Les pays africains ne les écouteront pas. »

Les pays qui rejettent le moins de carbones sont ceux de par le monde, le Brésil et la France, dont l’énergie est surinvestie par le nucléaire et l’hydraulique. Une partie de la solution la plus immédiate en la matière est comprise dans cette réalité : la combinaison entre le nucléaire et l’hydraulique permet une baisse importante du Co2 énergétique. L’autre option se réduit à l’ascétisme des besoins, à la diminution de la consommation énergétique, mais à moins d’en revenir à la bougie, de sacrifier l’informatique et le téléphone portable, la télévision et les moyens de transport, le tout à destination d’une humanité à démographie constante, l’austérité énergétique s’avère peu enviable et peu souhaitable ; le choix du nucléaire et de l’hydraulique ne supportant guère l’alternative écologique actuelle – sans compter que l’agriculture rejette à elle seule la plus grande part du Co2 d’origine humaine dans l’atmosphère.

Le plus stupéfiant de cette affaire est conté par Christian Gerondeau, ingénieur et polytechnicien, lors de l’Accord de Paris sur le climat, où la mention du Co2 a tout simplement disparue des objectifs… Au préalable, on ne compte plus les milliards que les grandes puissances ont dépensé au motif de réduire les émissions de Co2 à travers le globe, sauf que, tout naturellement, la tâche s’est avérée impossible et les émissions avaient toutes les chances de continuer à augmenter par l’essor constant et permanent des pays émergents qui, tout comme l’Occident, bâtissent à foison, centrales à charbon et gaz naturel. Dès lors, et ce fut un désaveu complet maquillé en triomphe, l’Accord de Paris consacra non plus la lutte contre les émissions de Co2 comme politique justifiant des dépenses par milliards, mais l’abaissement de la température mondiale de 1° d’ici 2100. Or, comment abaisser la température mondiale en faisant l’impasse de l’effet de serre prétendument associé au Co2 ? La communauté internationale, les organisations internationales, tout le monde signa l’Accord d’un seul homme sous les acclamations d’une presse unanime et d’une foule émue aux larmes, alors que le mise au placard d’un Co2 résolument incontrôlable signifiait bien plutôt que la température allait devoir baisser sur seule injonction du politique…

Un grand délire médiéval a donc battu son plein et il n’est pas besoin d’être druide ou devin pour savoir que la température oscillera par d’autres causalités que la volonté humaine. Mais ce délire n’est pas le propre de la terre entière et si l’on sort du carcan idéologique occidental, le ton est sensiblement différent. Face au silence du GIEC quant aux questions qu’elle lui avait posé, l’Académie des sciences de Russie en arriva à la conclusion suivante : « Les publications du GIEC reposent sur la distorsion des faits si ce n’est la falsification de la réalité…, son idéologie peut être comparée à un totalitarisme…, il n’existe en définitive aucune preuve d’un lien entre la concentration de Co2 et les variations de la température… ». Le scepticisme de Donald Trump n’est lui-même pas le fruit de son seul caprice mais du fait que nombre de scientifiques d’envergure qu’il a consultés sont de cet avis, notamment Richard Lindzen, professeur de climatologie du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et qui dès 1988 déclarait : « La responsabilité humaine à l’égard du réchauffement climatique est non seulement sujette à controverse, mais n’est pas plausible. » Parmi les milliers d’experts signataires des rapports du GIEC, il en est de nombreux écrivant noir sur blanc dans leurs rapports les mêmes vérités sans que le GIEC ne s’en soucie, ce qui aboutit sur cette situation absurde où les rapports du GIEC contiennent les affirmations contraires à ses propres lignes directrices… Parmi les 245 scénarios envisagés par les experts du GIEC, la majorité d’entre eux ne prévoyaient pas de hausse de plus de 2,5 degrés à l’échelle du siècle, il n’en fallut qu’une seule pour estimer le risque à 5,8 degrés pour faire le tour de la presse mondiale, là où d’autres n’estimaient pas plus de 1,4 degré de hausse d’ici 2100. Une preuve de plus que l’alarmisme et la menace du cataclysme sont devenues des armes politiques à des fins lucratives, des moyens de pression efficaces vis-à-vis des peuples comme de leurs représentants. Une oscillation prédictive entre 1degré et 6 ne dispose pourtant d’aucune crédibilité lorsque l’on sait que le XXe siècle, dans sa totalité, n’a connu qu’un 1 seul degré de réchauffement. Comment se fait-il, hors malhonnêteté, que la seule étude catastrophiste des 245 scénarios ait été la plus diffusée et popularisée ? Christian Gerondeau précise que le scénario des 6 degrés n’a pas même pu être expliqué en remontant à sa source puisqu’on n’est pas parvenu à le faire ! Il s’agit donc d’une étude fantôme. Quant à d’autres études alarmistes ou totalement disproportionnées, on y découvre à leur source directement des militants de Greenpeace et des lobbyistes travaillant pour des firmes cherchant à vendre le photovoltaïque y compris à des pays ne disposant que d’un faible ensoleillement annuel… Les pires scénarios du GIEC sont donc à l’évidence le fruit de travaux malhonnêtes ou sinon intéressés.

Selon les chiffres de la Banque Mondiale, ce n’est pas moins de 19 milliards de dollars qui devraient être investis chaque jour dans la lutte contre le réchauffement climatique… 89 000 000 000 000 de dollars d’ici à 2030. Rien à voir avec la facture des catastrophes climatiques qui ne s’élèvent pour leur compte qu’à 2 % du montant. Des dépenses faramineuses, pour ne pas dire cosmiques, alors qu’à la question de savoir si l’homme a vraiment les capacités de modifier le climat mondial à lui seul, la réponse, on l’a vue, est déjà plus proche de la négative que de l’approbation. Les sommes en jeu sont de toute évidence à ce point astronomiques qu’elles éclipsent à volonté la réalité scientifique derrière l’intérêt pécunier. Le changement climatique cache à l’évidence derrière ses aérosols, bien plus de monnaies que de méthane. Le business climatique s’impose déjà comme une révolution industrielle, en même temps que les Etats en profitent pour inventer de nouveaux impôts et de nouvelles taxes – le phénomène climatique profite à tout le monde, pourquoi diable décréter la moindre fumisterie à l’heure où l’économie a un sérieux besoin d’eldorado ? Ce serait se tirer une balle dans le pied. 16'000 milliards de dette américaine, 12'000 milliards de dette japonaise, 2'800 milliards de dette allemande, montant identique à la dette anglaise, 2'500 milliards de dette française, même ordre de grandeur pour la dette italienne… Les Etats ne parviennent même plus à rembourser ne serait-ce que les intérêts sur la dette !

Il va de soi que la proposition, même erronée, d’une nouvelle révolution industrielle, ne peut que se présenter comme une fantastique aubaine. On comprend dès lors que le moindre prétexte suffise à déchaîner l’appétit des investisseurs comme des taxateurs et que l’écologie industrielle soit la prochaine étape du capitalisme vert, lui-même générant déjà ses inégalités en taxant les plus précaires et en déclenchant la révolte des gilets jaunes. Pendant que l’Europe s’ingénie, pour ne pas dire se ruine, à réduire ses émissions de Co2, la Chine carbure dans un même temps par 6'000 millions de tonnes d’émissions annuelles en constante augmentation, tandis que l’Inde, accompagne son développement économique de 1300 millions de tonnes d’émissions annuelles ! Bien loin des 75 millions de tonnes françaises… A vrai dire, l’Europe entière est bien loin de produire autant de carbone que les Etats-Unis, la Chine et l’Inde réunies ! Quand bien même l’Europe parviendrait-elle à réduire d’un iota ses émissions carbonées, cela lui coûterait très cher pour un résultat nul puisque les pays émergents refuseront de se priver de l’essor économique leur permettant d’accéder à l’aisance qui fut celle des occidentaux. Comment opposer 0,01 % de carbone en moins dans l’atmosphère vis-à-vis de la sortie de milliards de personnes de la pauvreté par l’essor économique ? Aucun responsable politique non-européen ne sacrifiera son peuple pour une molécule de carbone en plus dans un volume d’air et pour l’élévation à ce jour d’un seul degré en un siècle dont la cause anthropique n’est pas démontrée.

 

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@LG

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