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Billet de blog 10 juil. 2014

F.Hollande au théatre

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F.Hollande au théâtre.

La mise en scène est remarquable. Comme quoi le metteur en scène, loin d’être le créateur falot caricaturé ici et la, s’avère en peine possession de son art. Un art « florentin », cela va de soi, quand on ambitionne de marcher dans les pas d’un prédécesseur aussi illustre que F.Mitterand.

Donc, aux lendemains des scrutins municipaux (et intercommunaux) puis européen, le FN serait le « premier parti de France ». Et tout le petit monde politique, gauche « véritable » comprise, de s’en inquiéter.

Consternant concert car, soit ceux qui découvrent aujourd’hui le danger des thèses d’extrême droite et son influence néfaste sur la vie du pays, indiquant par la une pauvreté d’analyse politique indigente, ont oublié qu’en 2002, il y a douze ans, son candidat (qui à l’époque n’avait été relooké comme sa fille l’est présentement) recueillait 5,5 millions de voix tandis que la xénophobie qu’il diffuse dans le corps social, avec d’autres, stigmatise et frappe déjà des centaines de milliers d’immigrés, de jeunes, de pauvres ; soit, signifiant ainsi que le cynisme atteint des paroxysmes, ils savent d’ores et déjà que l’élection présidentielle de 2017 (ou d’avant !) sera un match contre la candidate du FN et que donc, selon toute probabilité, du moins dans la bienséante pensée politicienne actuelle qui s’illusionne sur ce qui reste du « vote républicain », que celui arrivé en tête présenté par le PS ou par l’UMP au premier tour sera la vainqueur probable du second.

Après tout, l’improbable gagnant de 2002, n’avait recueilli que 13,7% des électeurs inscrits lors du tour de qualification. Pourtant on se gausse, bien à tort, de la basse popularité du président actuel pesé entre 16% et 18% d’opinions favorables suivant les sondeurs ? Un autre « corrézien » ne faisait guère mieux avant d’être réélu. Et l’on voit bien, au regard des présentes critiques assassines d’A.Juppé et de JL.Debré sur les sorties de N.Sarkozy « vilipendant » les juges, que la voie reliant Tulles à Sarran, où B.Chirac dut sa réélection à la mansuétude du PS, restera des plus fréquentées. J.Toubon , chiraquien devant l’éternel, vient d’y gagner le poste de défenseur des droits. Et de fait, inutile d’attendre des chiraquiens, dont le chef de file historique a acquis une solide expérience d’assassinat politique (V.Giscard D’Estaing, E.Balladur) et qui vota F.Hollande il y a deux ans, qu’il ait oublié la trahison de N.Sarkozy en 1995 puis son coup de force en 2006. La vengeance se mange froide, le temps de servir le plat est venu.

Quand au PS qui, avant les derniers scrutins, détenait quasiment tous les pouvoirs, patiemment et subtilement conquis par le locataire actuel de l’Elysée avant de s’installer dans le palais en question, ce qui en soit devrait inciter à la prudence plus d’un commentateur sur ses supposées mollesse et incompétence, serait donc irrémédiablement à terre, la gauche menacée « d’en mourir » selon le premier ministre ? On provoque ainsi assez facilement un reflexe de mobilisation forcée et opportune autour du gouvernement et de la majorité actuels, à gauche notamment(et dans toute la gauche quoi qu’on en dise !). De plus on renforce ainsi les attentes des divers hommes providentiels pour sauver un pays drogué au déclinisme qui servira non seulement N.Sarkozy et ses imitateurs au PS (à commencer par le locataire de Matignon), mais aussi la fonction tribunicienne du FN. Bref les décors sont plantés. Ce qui laisse pantois c’est avec quelle facilité certains acteurs « à gauche » jouent la pièce sans s’interroger et participent allégrement au chœur qui se lamente des scores du FN et de la décrépitude de la gauche, voire de tous les partis et de la république.

Voyons plus large. Aux Etats-Unis comme en Europe les « populismes », ainsi étrangement rebaptisés pour mal camoufler le retour de la droite xénophobe dopé par les effets de la globalisation, ont déjà été abondement utilisés pour, d’une part, exercer une pression généralisée contre les peuples, leurs garanties sociales et démocratiques, et d’autre part favoriser qui des gouvernements d’union nationale ( Allemagne, Union européenne mais aussi sous une certaine forme, face au Tea party, l’accord entre démocrates et républicains sur le budget aux Etats-Unis) contre la menace « extrémiste », qui des gouvernements de techniciens et d’experts (Belgique, Italie) contre des peuples « naturellement » divisés ou ingouvernables. On notera qu’une réélection de F.Hollande face à la Présidente du FN, même avec un score sans doute passable, favorisera comme jamais la mise en place d’une majorité et d’un gouvernement d’union nationale entre les « réformateurs » de tout partis qui souhaiteront « au-delà des clivages partisans » lever les « blocages » du pays, dépasser « les corporatismes ». B.Henry Levy appelait exactement à cela aux lendemains des municipales.

F.Mitterand fut celui qui redonna à la réaction, jamais disparue dans le réel paysage politique français, une représentation électorale. Avec l’introduction d’un peu de proportionnelle dans le scrutin de 1984, méthode dont on reparle, cela tombe à pic, place Beauvau. Verts, communistes, dont il faut encourager les divisions et leur faire miroiter un groupe de députés chacun plutôt que d’inutiles candidatures à la présidentielle, et surtout centristes qu’il faut autonomiser à tout prix de la droite, en seront de fervents promoteurs. JF.Placé professe ouvertement l’effacement du candidat d’EELV moyennant des concessions politiques et surtout un pack de parlementaires. Cela pourrait être le cas d’une partie de la droite « orléaniste » bien partie pour quitter l’UMP et dont des jeunes turcs (NKM, Lemaire) pensent déjà à 2022.

Car, et c’est la où la pièce révèle tout son sel, pour que le président actuel soit au deuxième tour face à la candidate, il est nécessaire que la droite reste durablement divisée. Sans leader incontesté (et surtout mordant tout autant sur l’électorat de gauche que mobilisant celui de droite et ce dès l’année prochaine), elle ne sera pas au rendez-vous de 2017. Non maitresse du calendrier, elle peut être tout autant piégée par une dissolution surprise l’année prochaine (qui l’obligerait, au sein d’une mortifère cohabitation, à assumer les réformes douloureuses qu’elle ne cesse de professer et que le gouvernement actuel a d’ailleurs déjà mis en route), que par l’avancement du scrutin présidentiel au moment où le monarque républicain en déciderait. Au plus grave des divisions à droite, un bref retour de croissance économique, quelques redistributions sociales partielles, peuvent mener la côte de popularité du président actuel au dessus des 20% (quelques commémorations, une compétition sportive et lucrative divertissante, l’abandon à peine camouflé de réformes sociétales et polémiques et l’autoritarisme face aux mouvements sociaux on déjà inverser la courbe !): ce qui suffira à creuser l’écart avec la droite et gagner la qualification au second tour. F.Hollande connait tout cela par cœur. En 2002 il était de ceux qui avaient pronostiqué la remontée mortelle pour L.Jospin du candidat du FN.

Mais plus finement il suffira sans doute que le pouvoir actuel continue à favoriser les appétits des uns et des autres, il n’en manque pas et au tout premier chef l’ex-président. Ce dernier a de multiples avantages pour F.Hollande. Jamais un président sortant et sorti n’a pu revenir à cette fonction, les français sondés, de droite comme de gauche le confirment ; il est peu probable que l’électorat du FN comme de la droite modérée, malgré une démagogie sans vergogne, puisse à nouveau se laisser duper; enfin et c’est l’atout maitre, N.Sarkozy sera étroitement tenu en laisse par le pouvoir. Car la magistrature, qu’il continue à stupidement agresser ( à croire que, comme son prédécesseur S.Berlusconi, il ne se voit plus d’autre avenir politique que par son pouvoir de nuisance à droite et de déstabilisation de la république et ses institutions !) n’en n’a pas fini avec lui et sans doute que la meilleure configuration serait qu’il prit son parti en octobre prochain, qu’il en soit le candidat à la présidentielle pour finalement être condamné à l’inéligibilité, voire pire, au moment opportun.

Le jeu est donc pour le moins fermé.

La pantalonnade du pseudo scrutin européen massivement déserté par les électeurs et aboutissant à la reconduction d’une coalition entre la droite et la social-démocratie qui poursuivra sa politique d’austérité pour les couches populaires et d’abondance pour les financiers, en est une illustration parmi bien d’autres. Après que les socialistes et sociaux-démocrates aient rallié la candidature du très conservateur JC.Junker, P.Moscovici y gagnera d’ailleurs la fonction stratégique de commissaire à l’économie.

D’autant que la gauche, qui va assez rapidement dissiper l’illusion d’une quelconque « fronde » au sein du parti dominant, toujours évoqué depuis sa création et jamais concrétisé (hormis à la marge et avec fugacité : JP.Chevènement, JL.Melenchon), se rangera activement ou honteusement derrière le président sortant. Un mot ici pour EELV et les composants du front de gauche. C.Duflot, espérant augmenter son pouvoir de chantage, prépare déjà sa candidature rêvant de prendre, dans un registre différent, mais avec la même fonction, la place d’un JL.Melenchon qui tente, quand à lui, de ne pas accélérer son discrédit que de vains et répétés clivages ont accroché à sa personne. Le PCF, tout compte fait (avec notamment la perte de l’essentiel de ses députés et élus locaux) va propulser son secrétaire national ou le président de son groupe à l’assemblée pour tenter d’arrêter l’hémorragie. Après son vrai-faux départ, typique d’un parisianisme qui caractérise désormais l’extrême gauche, O.Besancenot sera sans doute aussi de la partie. Tout cela aboutira à l’atomisation d’une hypothèse alternative à la candidature du PS, favorisera toutes les manœuvres au centre. Les prétendants sus nommés le savent parfaitement et leur discorde annoncée plutôt qu’une candidature unique et rassembleuse par delà celle de F.Hollande pour tout tirer vers la gauche, aboutira à des candidatures de témoignage recueillant chacune quelques pourcents. Pour le plus grand profit du candidat F.Hollande. Ce qui, n’en doutons pas, sera opportunément récompensé par la sauvegarde de quelques parlementaires, municipalités ou subventions ici ou la, le nouveau premier secrétaire du PS étant un expert des différentes formes d’union de la gauche et ayant d’ores et déjà multiplié les rencontres et contacts curieusement peu médiatisés avec les formations « satellites ».

Pendant ce temps la, l’essentiel, pour la finance, est préservé : une forme d’alternance politique à l’américaine faite, tout autant de démocratie parlementaire corrompue et tout autant de gouvernance technocratique des experts, adaptée aux réalités de l’Europe et de la France, qui garantit la préservation de la politique des multinationales. M.Sapin ose le mot : le gouvernement « aime la finance, la bonne finance » (qui n’est donc plus l’adversaire invisible dénoncée lors de la campagne électorale de F.Hollande). Gageons qu’elle saura lui renvoyer l’ascendeur ! Chômage et précarité massifs insécurisent le monde du travail et l’excluent de plus en plus des choix politiques et électoraux, le « cout » ce dernier baisse, les « déficits » sociaux se résorbent, les dépenses publiques régressent, la fiscalité sur le capital s’allège comme jamais et les transferts financiers via un crédit usuraire explosent. Au-delà des discours on comprend « l’attractivité » de la France pour les raids étrangers comme l’OPA faussement contrée par le gouvernement d’un géant nord-américain sur l’un des derniers fleurons industriels national (Alstom) l’a clairement démontré. Aussi le PDG de TOTAL tête de liste du CAC 40 et adepte de formule toute aussi cinglante que juste, a-t-il raison de répondre à la question de la nature de son dialogue avec le président précisément à sa sortie de l’Elysée où il a table ouverte : «le dialogue ne peut être que bon » ». Taclant au passage la surenchère permanente du MEDEF et de la CGPME dont les accents poujadistes commencent à inquiéter les états-majors de la mondialisation. Car au final comme l’explosion des comptes de campagne de N.Sarkozy l’a démonté à sa façon, le soutien des forces de l’argent et du capital dominant, celui qui tient les rênes de la globalisation, sera certainement, l’atout majeur du candidat sortant. La manière dont toute une série de grands patrons des multinationales conseille et oriente aujourd’hui la politique du pays, des appels solennels (comme celui des quatre vingt dix huit patrons des plus grandes entreprises françaises, relayé par  l’AFEP ou des cinquante dirigeants de filiales étrangères installées en France !) aux thinks thanks de toute nature en passant par les discrètes visites du soir à l’Elysée (les indéboulonnables A.Minc, J.Attali et S.Fouks!), les couteuses campagnes de publicité (General Electric récemment) ou les missions et rapports officiels et orientés (G.Mestrallet sur l’apprentissage, L.Gallois sur la compétitivité, JP.Bailly sur le travail dominical), et enfin leur nomination aux postes clé (JP.Jouyet). Les producteurs de la pièce seront donc, à n’en pas douter, au rendez-vous, ils en assurent d’ores et déjà la promotion.

On pourra voir ici, à la lecture d’un scénario écrit d’avance et dont il semble difficile de s’évader, un encouragement à la résignation, l’abstention est haute déjà. Si la pièce est écrite d’avance, qu’on joue à guichets fermés, à quoi bon s’en mêler ? L’immense majorité des abstentionnistes font ce constat et non seulement n’envisage même plus de monter sur la scène mais se désintéresse le plus complètement du théâtre politicien. Mais l’action exemplaire des intermittents nous démontre que nul spectacle écrit d’avance n’est assuré d’être représenté. Le but du présent et modeste billet est déjà de contribuer à se mettre au clair sur les enjeux et sur ce qui va probablement advenir. Pour éventuellement mieux voir comment cela n’advienne pas. Sans injurier l’avenir, ni sous estimer la force des utopies, plaidons pour la lucidité des rapports de force et des défis car il s’agit d’armer durablement le camp alternatif pour une campagne longue de redressement de la gauche et de très large rassemblement.

Pour mettre en appétit et cela servira de menu pour les prochains billets citons quelques impromptus qui pourraient modifier le canevas.

Le sursaut du monde du travail d’abord, que les récentes actions fermes mais minoritaires (pour l’instant !) des cheminots, marins et précaires de la culture, interpellent fort à propos. Les révoltes des peuples sacrifiés d’Europe du sud, et, l’indignation, un peu partout, d’une jeunesse qualifié mais sans emplois qui finira par trouver des débouchés politiques. Une guérison de la gauche française qui peut tout aussi bien se soigner de ses maladies infantiles pour retrouver le chemin des rapports de force réels et donc du rassemblement. Enfin n’oublions pas M.Valls (et au-delà la cohorte des éléphants qui piaffent d’impatience au PS, M.Aubry, C.Bartolone, A. Montebourg en tête qui se verraient bien à Matignon pour jeter sur le social libéralisme des oripeaux de gauche). Son occupant actuel serait sage d’attendre 2022 mais il y risque l’usure et son agitation copiée sur celle de N.Sarkozy peut être atteinte d’essoufflement ; d’ailleurs attendre 2022 peut tout autant signifier soutenir le président sortant que provoquer sa chute.

Surtout et pour sortir des jeux politiciens, l’aggravation comme jamais de la crise systémique qui se profile maintenant que la finance à rempli à nouveau à ras bord ses coffres grâce à une spéculation d’un niveau inconnu et un appauvrissement des peuples sans précédent, va à nouveau bouleverser bien des calculs.

Et l’Aventin ?

L’Aventin, l’une des sept collines de Rome (la plus au Sud).

Romulus pris de remords y enterra son frère ce qui est message adressé à tous les fratricides pour s’en guérir (et le camp de ceux qui veulent changer les choses n’en manquent pas).

On y construisit plus tard la première bibliothèque romaine, un encouragement à lire et à écrire, non seulement sur les réseaux sociaux et dans l’instant, mais aussi sur les autres média (journaux, livres) et dans la durée.

Enfin la plèbe s’y retira plusieurs fois pour faire entendre ses justes revendications au patriarcat. N’est-ce pas exactement la situation politique que nous vivons avec cette exclusion et abstention massive des électeurs et citoyens, du monde du travail et des couches populaires en particulier ?

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