Radicalité écologique mondiale : un impératif vital  ( I )

Radicalité écologique mondiale : un impératif vital ( I )

Radicalité  écologique mondiale 

 

Avant-propos

 

Hélas, hélas, hélas, voilà un triple aveuglement de ceux et celles, des personnes et des collectivités ,  qui refusent cette remise en cause gigantesque.

 

 Certains  dénoncent « la mondialisation qui piétine la souveraineté du peuple et celle de la nation. »Et on s’arrête là sans vouloir comprendre qu’il y a deux mondialisations, celle qui existe, autodestructrice non seulement de la souveraineté des peuples et des Etats mais des peuples eux-mêmes et de l’ensemble du vivant, et d’autre part une mondialisation radicalement différente, à construire de toute urgence.

D’autres, au contraire,  comprennent que la débâcle écologique a depuis longtemps traversé les frontières et que, si les luttes nationales sont essentielles,  le sont aussi les luttes locales, régionales,  continentales  et mondiales. Et  puis , par exemple, dans les conventions internationales et régionales de protection de l’environnement chaque  Etat partie s’engage au nom de son  peuple. Et surtout , plus globalement, des écologistes dénoncent la mondialisation compétitive et irresponsable et se prononcent en faveur d’une mondialisation solidaire et responsable qui remet en cause le système existant.

 

Certains dénoncent le « gauchisme » de la radicalité.

 D’autres, au  contraire, veulent ouvrir les yeux en comprenant  que les causes de la débâcle écologique sont celles de tout un système de mondialisation productiviste, compétitive et irresponsable et qu’il est vital de mettre en œuvre un système viable, solidaire et responsable.

Certains  dénoncent de façon absurde  les « khmers verts » (en référence au génocide  des khmers rouges au Cambodge) et  aussi « l’étouffement de la compétitivité par les règles environnementales ».

D’autres, au contraire, affirment qu’une  radicalité écologique doit être synonyme de démocratie  participative et de justice écologique. Cette radicalité remet en cause la compétition, processus social ,   économique, écologique et culturel  mortifère.

 

Introduction

Les ruisseaux de résistances et d’alternatives qui voient le jour peuvent-ils contenir les fleuves de destruction environnementale  en route ?   Oui ,    si le temps qui reste  le  permet…

Petites  avancées,  gouttes d’eau,  demi-mesures, solutions partielles, améliorations,  réformes environnementales peuvent avoir leurs sens ,   leurs utilités, leurs forces. Elles sont nécessaires.

Actions locales, régionales, nationales, continentales peuvent avoir leurs sens, leurs  utilités, leurs forces. Elles sont nécessaires.

Il faut pourtant avoir une cruelle lucidité, celle d’ouvrir les yeux.  Tagore écrivait  « Penser est difficile, agir est très difficile, agir selon la pensée est extrêmement difficile. ».

 Si l’on sait que ces actes et ces niveaux géographiques   sont nécessaires on sait aussi qu’ils sont  insuffisants.   Mais  n’ont-ils pas aussi, aujourd’hui, quelque chose de dérisoire  face à la rapidité et à la puissance de la débâcle écologique? Pourquoi ?

Parce que le temps est compté,

 Et, autre élément souvent passé sous silence, parce que les marges de manœuvres diminuent.

Dans un schéma urgentissime ne faudrait-il pas que les dimensions radicales et mondiales se mettent massivement en route, portées aussi  par les acteurs à tous les niveaux géographiques ?

Face à la puissance  du système mondial autodestructeur, fondé sur ses trois piliers, le capitalisme le productivisme et l’ anthropocène, la radicalité écologique mondiale n’ est-elle pas devenue un impératif vital qui saute aux yeux pourvu qu’on les ouvre ?(I) N’est-elle pas  synonyme d’une remise en cause systémique ?(II) Est-ce qu’elle n’en appelle pas à la mise en œuvre rapide de moyens gigantesques ?(III)

 

 

Radicalité écologique mondiale : un impératif vital  ( I )

 

 

Nous proposons de poser ici quatre questions :

La débâcle écologique, sans remises en cause gigantesques, ne  va-t-elle pas se transformer bientôt en  apocalypses écologiques ?(A)

Cette situation pré apocalyptique ne fait-elle pas encore,  pour  une  large part, l’objet d’un déni ?(B)

Quelles volontés peuvent et doivent exister pour un monde viable? (C)

Les marges de manœuvres pour construire ce monde viable ne se réduisent-elles pas  particulièrement dans le domaine de l’environnement ?(D)

Quelles marges de manœuvres ont eu, ont et auront les générations  pour un monde viable ?(E)

(Pour une réflexion globale voir les actes du colloque international de Limoges. Ces catastrophes occupent une place centrale dans les problèmes, les menaces et les drames environnementaux. Pourtant sur ces réalités qui  prennent de plus en plus d’ampleur, il a fallu attendre le colloque international de Limoges des 11,12, et 13 mars 2009, organisé par le CRIDEAU-OMIJ et le CIDCE, pour avoir enfin une vue globale, critique et créatrice  des rapports entre le droit et les catastrophes écologiques. Cet ouvrage rapporte trente sept communications. Nous avions organisé  tous les trois ce colloque et  nous avons assuré la direction de la publication : « Les catastrophes écologiques et le droit : échecs du droit, appels au droit », sous la direction de Jean-Marc Lavieille, Julien Bétaille, Michel Prieur, éditions Bruylant, 2011.)

 

 

A-La débâcle écologique, sans remises en cause gigantesques, va se transformer bientôt en  apocalypses écologiques.

 

Les personnes survivantes d’inondations, d’incendies, de cyclones, de tremblements de terre, de tsunamis affirment très souvent « C’était l’apocalypse ! » Or l’ampleur, la violence, le nombre, la rapidité, le cumul des catastrophes à venir sont en route pour des apocalypses écologiques que l’humanité n’a très probablement jamais vécues.

De nombreux rapports internationaux relatifs au réchauffement climatique, à l’effondrement de la biodiversité et à une multitude de pollutions montrent très clairement que, au mieux, quelques décennies ( jusque vers 2050 ?) sont là devant nous pour inverser cette course à l’abîme, au pire nous n’avons qu’une dizaine d’années(2030).

Le 7 juin 2012  deux études nous ont particulièrement marqué, elles ont été  publiées  dans la Revue Nature, cosignées chacune par une vingtaine de chercheurs de différentes disciplines, chercheurs travaillant dans une quinzaine d’institutions scientifiques. Ils  tirent la sonnette d’alarme : «La biosphère est à la veille d’un basculement abrupte et irréversible »(…) Ces études mettent en avant « l’imminence d’ici à quelques générations d’une transition brutale vers un état de la biosphère inconnu depuis l’émergence d’homo sapiens c’est-à-dire 200.000 ans. »C’est même plus qu’une sonnette d’alarme, c’est une forme de glas apocalyptique.

 

B-Cette situation pré apocalyptique fait encore,   pour  une  large part, l’objet d’un déni.

Le fait de se faire qualifier  de  prophètes de malheur  est significatif. François Partant au contraire écrivait « Les catastrophistes sont ceux et celles qui ferment les yeux sur les causes des catastrophes et non pas ceux et celles qui avertissent, dénoncent et proposent. »

1-Il y a aujourd’hui au moins au moins une dizaine de   causes   de ce déni :

 une réalité scientifique dont on n’a pas connaissance,

une réalité scientifique que  l’on nie,

une attente du grand remède miracle qui mettra la Terre à l’ombre,

 des intérêts à défendre que l’on veut protéger quoiqu’il arrive,

 une  incapacité abyssale pour penser et mettre en œuvre des remises en cause,

 des habitudes que l’on ne peut ni ne veut  changer, on ne bouge pas, on est rangé alors que c’est déranger qui fait venir au monde,

un avenir dans lequel on ne croit plus et  des générations futures qui « n’auront qu’à faire face comme elles le pourront » et « qui finiront bien par s’adapter »(une des affirmations les plus écœurantes humainement ,irresponsables écologiquement  et nullissimes intellectuellement.)

et bien sûr des « fins de mois » dramatiques ou difficiles qui empêchent de voir « des fins du monde » et d’établir des liens entre les deux.

2-Les deux autres  causes du déni sont   très puissantes, liées au système mondial autodestructeur, c’est ce que l’on pourrait appeler les triomphes ( mythologie grecque) de  Midas et de  Prométhée  dans  notre monde d’aujourd’hui.

 

 Le roi Midas voulait pouvoir tout transformer en or, son vœu fut exhaussé. Mais  la nourriture et l’eau deviennent aussi de l’or et  le roi dépérit peu à peu. En se trempant dans le fleuve il est libéré de son malheur. Qu’est-ce qu’une société pour laquelle tout vaut tant ? 

L’exemple de la marchandisation du monde se manifeste en particulier par les stratégies de  marchandisation de la nature. La course au profit et la marchandisation de la nature ne sont-elles  pas  entrées dans une course incontrôlée, irrépressible, irrésistible qui en appelle aux crans d’arrêt ? Contrairement à ce que croyaient certains, le mouvement de marchandisation   n’a pas réduit  les  risques environnementaux et la pénurie des   ressources .

 La première voie utilisée par le productivisme est une exploitation tous azimuts de ressources "déjà trouvées" dans la nature.  Ce que le productivisme a emballé  il l’achète et  il le vend  jusqu’à extinction des stocks.

 La seconde voie utilisée par le productivisme est une exploitation tous azimuts de ressources "à  trouver" dans la nature.  Ce que le productivisme découvre  il le touche, il l’emballe, puis il le vend et l’achète.

 La troisième voie utilisée par le productivisme est un marché tous azimuts des  "services" de la nature. Ce que le productivisme, en affirmant faire œuvre de protection, déclare « services » il va le découper et le monnayer. 

La quatrième  voie utilisée par le productivisme est une "artificialisation" tous azimuts de la nature. Ce que le productivisme commence à voir  il va   essayer de le modifier, de le transformer, puis il le vend et l’achète.

Le cinquième mécanisme utilisé par le productivisme est une géo-ingénierie conçue comme « Le grand remède  miracle. »Il s’agit  de techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l’environnement de la  Terre et qui deviendraient une sorte de plan B pour arrêter le réchauffement et mettre la Terre à l’ombre. Ce que le productivisme a détruit  il prétend   le sauver en utilisant des  moyens  productivistes .

 Ainsi à grande allure, sous de multiples formes,  la pente est prise : tout vaut tant. Voilà que le trio infernal, productivisme, capitalisme,  anthropocène,  réalise le vœu du roi Midas : transformer en or tout ce qu’il touche. Ainsi  la logique a été implacable : notre foyer d’humanité ,    la nature, meurt , nous avec, et de même l’ensemble du vivant.

 

Le titan Prométhée est allé dérober le feu aux dieux. Le châtiment de Zeus sera terrible. Qu’est-ce qu’une société qui ne se donne plus de limites ? Les pionniers de l’écologie politique et de la décroissance posaient depuis longtemps cette question  vitale :  « Qu’est-ce qu’une société qui ne se donne pas de limites ? »

Dans la ville de Pripyat, près de Tchernobyl, une statue en bronze devant le cinéma représentait Prométhée levant les bras au ciel pour prendre le feu des dieux. Il était dans la toute-puissance. Après le drame du 26 avril  1986 la statue du Titan  a été enlevée de la 9ville fantôme et placée devant la centrale nucléaire  pour rendre hommage aux « liquidateurs. » (Voir  Prométhée à Tchernobyl , François Flahault, Le Monde diplomatique, septembre 2009.)

Dès lors, il n’est pas étonnant que cette fuite en avant s’accompagne de nombreux dénis personnels et collectifs de la réalité : on pense que la catastrophe ne se produira pas ou qu’on y échappera. Il n’est pas étonnant, non plus, que cette fuite en avant s’accompagne de silences et de mensonges sur les effets, sur les causes de telle ou telle catastrophe écologique, ou même sur l’existence de certaines d’entre elles que l’on espère garder dans les secrets de la planète et qui peuvent constituer autant de bombes à retardement.

(Voir aussi Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé, Quand l'impossible est certain, Paris : Seuil, 2002, 216 pages. La problématique est ainsi résumée :

« Le temps est venu de mener une réflexion sur le destin apocalyptique de l’humanité : nous avons en effet acquis la certitude que l’humanité était devenue capable de s’anéantir elle-même, soit directement par les armes de destruction massive, soit indirectement par l’altération des conditions nécessaires à sa survie. Le pire n’est plus à venir mais déjà advenu, et ce que nous considérions comme impossible est désormais certain. Et pourtant nous refusons de croire à la réalité du danger, même si nous en constatons tous les jours la présence. Face à cette situation inédite, la théorie du risque ne suffit plus : c’est à l'inévitabilité de la catastrophe et non à sa simple possibilité que nous devons désormais nous confronter. »)

 

C-Quelles volontés pour un monde viable?

 

 1-La mise en œuvre des volontés est complexe entre autres parce que  chaque acteur, personne et collectivité, comme le dieu Janus, a deux faces, d’un côté  des parts de reproductions d’injustices, de pratiques non démocratiques, de violences, de dégradations de l’environnement  , d’un autre côté des parts de remises en cause dans ces différents domaines d’activités. Ces parts sont très variables et pour chaque acteur et entre les acteurs, et cela parfois même aux cours des vies, ainsi  celles d’un.e citoyen.ne, d’une association, d’une juridiction, d’une ville, d’une firme multinationale...

2 -Comment passer de volontés souvent étouffées, dépassées, essoufflées, à des volontés de plus en plus naissantes, résistantes, à la recherche de nouveaux souffles ? Le schéma général de mise en œuvre,   déjà en route et à  venir ,   de moyens pour un monde viable est et serait vraisemblablement  le suivant :

- Des résistances et des pratiques alternatives de plus en plus nombreuses « à la base », par des personnes, des associations, des mouvements, des collectivités locales, d’autres  acteurs de toutes  sortes,  cela sous les pressions et des catastrophes et  des  logiques d’un système en route vers l’humanicide et le terricide .

-Des discours et des remises en cause, d’importances très variables, aux « sommets » des différents niveaux géographiques, locaux, régionaux, nationaux, continentaux ,internationaux, cela sous les pressions et des catastrophes  et de « la base »…

-Des  fissures « au cœur » des mécanismes du système mondial,  autrement dit dans l’intérêt commun de l’humanité   la détermination de limites radicales et contrôlées des acteurs les plus puissants que sont  les marchés financiers, le marché mondial,  la techno science ,  cela  sous les pressions et des catastrophes  et  de « la base » et des « sommets » et de l’intérieur de ce « cœur » des mécanismes su système mondial.

 

D-Les marges de manœuvres pour construire un monde viable se réduisent particulièrement dans le domaine de l’environnement.

Quatre mécanismes ressemblent à une machine infernale.

1-Premier mécanisme : le système international s’accélère. Voilà une techno-science omniprésente et toujours en mouvement, un règne de la marchandise toujours à renouveler, une circulation rapide de capitaux, de produits, de services, d’informations qui font de la planète une sorte de grand village, les déplacements nombreux et rapides des êtres humains, l’explosion démographique mondiale, l’urbanisation accélérée du monde, la sacro-sainte croissance , les discours sur la compétition « naturelle » en particulier  économique et militaire, la prise de conscience d’une fragilité écologique de la planète provoquée par des activités humaines souvent sans limites. Qu’est-ce qu’une société qui ne se donne pas de limites ?

2-Second mécanisme : les réformes et les remises en cause pour protéger l’environnement sont souvent lentes : complexité des rapports de force et des négociations,  retards dans les engagements, obstacles dans les applications, inertie des systèmes économiques et techniques sans oublier la lenteur de l’évolution des écosystèmes.


3-Troisième mécanisme : l’aggravation des problèmes, des menaces et des drames fait que l’on agit  pour une large part dans l’urgence qui  tend à occuper une place centrale du politique.


4-Quatrième mécanisme : s’il est nécessaire de soulager des souffrances immédiates, il est aussi non moins nécessaire de lutter contre leurs causes par des politiques à long terme ce qui demande du temps,…or le système s’accélère.

 Autrement dit : il n’est pas sûr que les prochaines générations  aient beaucoup de temps devant elles pour mettre en œuvre des contre-mécanismes nombreux, radicaux et massifs.

 

E-Quelles marges de manœuvres des générations  pour un monde viable ?

 1-Les marges de manœuvres se réduisent  à travers les générations. Nous avons reçu de trois générations passées ( 1850 à 1945 environ), un environnement pour une part atteint et faisant l’objet de destructions en marche sous les logiques du productivisme en route en fait depuis le XVème siècle et de l’anthropocène en route voilà donc plus  de 170 ans à travers les explosions des énergies fossiles et de la démographie.

Nos trois générations présentes (1945 -2030 environ),  ont produit un environnement pour une large part détruit et plongeant dans des apocalypses écologiques multiformes, en interactions et rapides, ainsi à travers le réchauffement climatique et les atteintes à la diversité biologique.

Les trois générations qui ont commencé à voir le jour et qui viennent (2030 à 2110 environ) se trouveront  donc devant une question vitale : cette forme de « veille de fin des temps », faite en particulier de nombreuses catastrophes écologiques, peut-elle encore se transformer sinon en une forme d’aube d’humanité en tout cas en un monde viable ?

- Les marges de manœuvres se compliquent  dans la prise en compte d’un grand nombre d’acteurs : Etats, organisations internationales et régionales, organisations non gouvernementales, collectivités territoriales, entreprises, firmes multinationales, banques, réseaux scientifiques, juridictions, associations, générations présentes, peuples, personnes,  générations futures…Quant aux acteurs au cœur du système mondial ( techno science, marchés financiers , marché mondial) ils  jouent un rôle essentiel dans la reproduction de cette  autodestruction et donc  dans la construction possible d’un contre- système viable.

 2-Ainsi des éléments de réponses aux trois questions posées pourraient être les suivants :

-Les volontés ? Différents acteurs, des plus petits aux plus grands, dans de multiples lieux,  peuvent les construire, entre autres à travers des rapports de force et des pédagogies radicales  des catastrophes. Les puissants ne partagent pratiquement jamais d'eux-mêmes, ils ne le font qu'à travers des rapports de forces portés par des volontés qui les y contraignent  ou exceptionnellement si des catastrophes les poussent  à des remises en cause, mais la catastrophe loin de là  n'est pas vertueuse en elle-même.

-Les marges de manœuvres ? Les quelques générations qui arrivent en auront-elles suffisamment pour qu’à travers de multiples volontés ces moyens viables voient le jour ? « Elles  ne savaient pas que c’était impossible alors elles l’ont fait. »

 -Les moyens ? Ils sont parfois pensés, trop rarement mis en œuvre, il faut donc s’en emparer, à chaque mécanisme d’autodestruction doit répondre un contre-mécanisme pour un monde viable.(voir III)

Préalablement nous allons  nous demander quels sont les rapports entre cette radicalité environnementale et ses dimensions mondiales ?(II)

 

 

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