"Messie malgré lui", le roman de l'été (Agathe Colombier Hochberg)

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Agathe Colombier Hochberg revient avec un nouveau roman en cette période estivale "Messie malgré lui". Toujours le même brin de douceur, de folie et d’humour dans ce dernier tome d’une saga qui aujourd’hui se pose en Israël… de quoi occuper les héros devenus si familiers pour ceux qui aiment commencer un été dans la bonne humeur.

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La saga des vacances ratées semble intarissable. Y a-t-il aujourd’hui un attachement quasi affectif à ces héros qui nous rejoignent à l’orée de nos saisons estivales ?

AH. Pour ma part, il s’agit d’un attachement franchement affectif ! Mon éditrice les appelle « ses amis imaginaires », et il m’est arrivé de rencontrer des lecteurs persuadés que tous les personnages existent vraiment ; ça me fait très plaisir, car ça signifie qu’ils sont totalement identifiés.

Votre nouvel ouvrage nous rend un Yannis, personnage clef par son charisme et sa gouaille comme pour raviver le souvenir enfouis en nous de ces êtres qu’on côtoie chaque été aux quatre coins de la planète… quels sont les nouvelles tribulations de notre cher Yannis et de ses acolytes ?

 AH. Une invitation à une bar-mitsva les conduit en Israël. Yannis, persuadé que sa vie sublime ne manquera pas de faire l’objet d’une biographie, y voit le moyen de se distinguer en réussissant là où tous ont échoué : faire la paix entre Israéliens et Palestiniens. Or, en termes de diplomatie, il est à peu près aussi évolué qu’un primate… Ses tentatives vont donc entraîner tout le monde dans des situations inextricables.

Y aurait-il un Yannis qui sommeille en chacun de nous, comme pour rappeler que les vacances de chacun peuvent chavirer au quart de tour pour le meilleur et pour le pire ?

AH. Je suppose que oui, car quand on voyage dans un pays dont on ignore la langue et les codes, il est facile de faire des faux-pas et dans les cas extrêmes, de se retrouver dans des situations délicates. À l’inverse, il suffit d’une belle rencontre pour nous ouvrir les portes d’une culture qui nous était inconnue et nous permettre de vivre des moments magiques.

Cette saga nous met un Nouveau Messie, au pays des terres sacrées… l’ouvrage a-t-il été plus difficile à écrire de par la particularité régionale ?

 AH. Oui, j’ai d’ailleurs abandonné plusieurs pistes en cours de route. Dans l’une d’elles, Yannis emmenait toute ma petite troupe dans un tunnel reliant Gaza à l’Égypte et on le prenait pour un terroriste passant la frontière en douce. Le sujet est délicat et j’ai préféré mettre de côté tout ce qui était politique pour me concentrer sur la société israélienne qui est méconnue en France, en dont la diversité ethnique et religieuse se prête volontiers à la comédie.

Concernant votre ouvrage, vous êtes-vous amusée à l’écrire comme nous-mêmes nous sommes amusés à le lire ?

AH. Oui, et c’est indispensable : si on ne s’amuse pas en écrivant une comédie, il y a de fortes chances qu’elle ne soit pas drôle du tout ! Et pour en revenir au début de cette interview, ces personnages me sont si familiers que j’ai parfois l’impression que ce sont eux qui me dictent mes histoires. Le discours ambigu de Yannis, qui a pour effet de le faire prendre pour le Messie, en fait partie…

 

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