"Hijos de Putas" #Referendum Barcelona

Face à Madrid, le mot d'un peuple.

Hijos de Putas #Referendum Barcelona

 

Le poids des mots. En phase avec les images. Au depart il s’agit d’une idée, une independance d’une région. Un symbole qui prends le relais de la Grande histoire. Les catalans qui aujourd’hui ont voulu voter de plein droit se sont retrouvés plongés dans la brutalité la plus pure et la plus épouvantable. Ce n’est pas innocent. L’inconscient collectif se rebelle apres des années d’une forme d’hypochrisie latente. Apres le franquisme et les années plombées par une Espagne à vomir, un relâchement avait pris le temps pour accoucher d’une crise ou un peuple entier aura gouter à la misère. Depuis Madrid et sa centralisation de fer, on restait aveugle au printemps espagnol qui réclamait la justice et l’espoir d’avenir. Mais l’histoire est revenue au galop

 

Aujourd’hui à Barcelone on frappe des vieux, on traine des femmes par les cheveux, on casse du pacifiste pour le plaisir de voir gicler le sang… Le roi lui fait dans son froc de roi, impuissant dans sa fétide condition de monarque du passé, érigé par un testament franquiste. Le pouvoir lui poursuit ce peuple catalan avec sa haine dégoulinante de violence, un réflexe décidément ancré dans les gènes des castillans. On en est là… un seul mot alors est scandé par les catalans face aux mossos, à la guardia civil et à la policia se conduisant en porcs… « hijos de putas »… le refrain de la vérité et de l’Espagne d’aujourd’hui qui est sur Twitter et sur les vidéos de chaque coins de la Catalogne… un peuple dit son mot, simple et efficace… avec les doigts d’honneur jetés à la face de l’Espagne du passé qui veut régler la vie comme sous le caudillo… les grands mères pissant le sang, les papis aux habits déchirés, les jeunes au bleues sur le corps sont en échos de ces « hijos de putas »

La presse étrangère se croit dans un pays sous développés voyant des charges d’un autre temps. 345 blessés en quelques heures… on frappe, on matraque, on trique, on casque, on veut créer la peur, et Madrid recolte le sursaut catalan… Oui, Madrid, sa fausse république et son roi impuissant vont vivre des moments incertains… demain le pays basque rejoindra la danse… l’ETA risque de fournir des méthodes de résistances… les indignés mettront leur bravoure habituelle dans cette longue marche vers l’Espoir…

L’échos va plus loin… on entends au loin dans cette clameur le souvenir des Républicains qu’on a fusillés dans d’autre temps, égorgés ou violés… on est dans cet échos de l’histoire. Madrid veut rester Madrid mais Barcelone veut juste son indépendance, sa vie et son autonomie… Barcelona mutilée veut sa libertad…

 

L’Espagne risque aujourd’hui la révolution. Le fils de fusillés espagnols que je suis dit à l’unisson de Barcelona « hijos de putas »… Vive la liberté.

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