Malgré le désastre sanitaire et la pénurie, l’UE continue de snober le vaccin russe

Le Lancet estime que le Spoutnik V est efficace à plus de 91%, ce qui le met sur un pied d'égalité avec Pfizer et Moderna, et le place bien avant AstraZeneca dont l'efficacité n'est que de 76%. Le New York Times parle d'un « fiasco » vaccinal qui sape la crédibilité de l’Union européenne.

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  • Le fiasco vaccinal sape la crédibilité de l’Union européenne (New York Times)
  • Poutine : en rejetant le vaccin russe, l'UE sacrifie ses citoyens à Big Pharma
  • Sergueï Lavrov : l’Europe est gangrénée par l’atlantisme et la russophobie

Le fiasco vaccinal sape la crédibilité de l’Union européenne

L’incapacité de l’Union européenne à s’assurer des approvisionnements en vaccins adéquats, suivie d’une interdiction d’exporter, a érodé la réputation des dirigeants de l’Union. Cela peut également nuire à leur capacité d'agir dans d'autres domaines. 

Par Steven Erlanger

Source : New York Times, le 2 avril 2021

Traduction : lecridespeuples.fr

BRUXELLES - Alain Walravens, 63 ans, attend d'être contacté pour recevoir une première vaccination contre le coronavirus. Il en va de même pour Marion Pochet, 71 ans, traductrice à la retraite, et son mari, Jean-Marc. Au moins, a déclaré Mme Pochet, ils ont tous les deux eu le Covid-19, « nous avons donc une certaine immunité, du moins pour le moment. »

Tous les trois critiquent vivement l'Union européenne, qui a pris le contrôle de l'achat et de la distribution des vaccins et est largement considérée comme ayant fait pire que ses principaux partenaires, les États-Unis et la Grande-Bretagne, sans parler d'Israël, qui ont tous obtenu et fourni des vaccins à un bien plus grand pourcentage de leur population que l’Europe.

A vaccination at a pharmacy in Paris on March 19.

Vaccination dans une pharmacie parisienne, le 19 mars 2021

Jusqu'à présent, seulement 11% environ de la population du bloc a reçu au moins une dose de vaccin, contre 46% en Grande-Bretagne et 29% aux États-Unis.

Alors que les pays européens se confinent à nouveau pour faire face à une troisième vague du virus, la réputation et la crédibilité de l'Union européenne et de son bras exécutif, la Commission européenne, sont largement en jeu.

« C'est la faute de l'Union européenne », a déclaré M. Walravens, organisateur d'événements.

« Dans d'autres pays où la vaccination va plus vite, il y a de vrais résultats », a-t-il ajouté. « Le nombre de cas diminue. Ici en Belgique, les hôpitaux sont saturés. »

Pendant des décennies, l'Union européenne s'est vendue non seulement comme le meilleur antidote à une autre guerre européenne, mais comme « l'Europe qui protège », faisant valoir que par sa taille collective et sa souveraineté partagée, elle offrira une vie meilleure, plus longue et plus prospère à tous. Cette promesse semble désormais creuse et risque de saper la crédibilité de l’Union face à des défis majeurs tels que le changement climatique, les migrations et la montée en puissance de la Chine.

After Covid-19, We Should All Be Cuba | NewsClick

Des médecins cubains sont venus au secours de l'Italie dès le mois de mars 2020, alors que le pays était ravagé par le Covid-19 et complètement abandonné par l'Europe. Ce n'est pas pour rien que comme la Hongrie, la Slovénie ou l'Autriche, l'Italie a déjà pris des dispositions pour produire le vaccin russe Spoutnik V, sans attendre l'aval de l'UE. Voir Covid-19 : comment Cuba a humilié les Etats-Unis et Trump accable Cuba de sanctions pendant que l’île combat le Covid-19 dans le monde

Bruxelles a toujours été fière de ses règles technocratiques pour le monde, mais elle vient de perdre la Grande-Bretagne, cinquième économie mondiale, et même avant la pandémie, elle souffrait déjà d’une faible croissance et d’une diminution de la part du commerce mondial.

Après chaque crise, qu'il s'agisse du Kosovo ou du désastre de la dette de l'euro, la réponse habituelle est « davantage d'Europe ». Mais à moins que Bruxelles ne puisse changer rapidement les choses, sa crise des vaccins pourrait amener les États membres à refuser d'accorder davantage d'autorité à la Commission.

« Cela a été catastrophique pour la réputation de l'Union européenne », a déclaré Mark Leonard, directeur du Conseil européen des relations extérieures.

Au début de la crise, alors que les nations érigeaient des frontières et amassaient & stockaient fébrilement des équipements de protection, des masques et des blouses, il y avait un énorme désir de coopération européenne, a-t-il dit, « pas parce que les gens aimaient l'UE ou ses institutions, mais parce qu’elles étaient si absentes. »

guerre des masques

Voir Khamenei : la pandémie de covid-19 a démontré la faillite morale de l’Occident

Mais la question maintenant, a-t-il dit, est le remords de l’acheteur. « L'UE a pataugé dans une zone dans laquelle elle n'avait ni expertise ni compétence et s'est mise en avant », a-t-il déclaré. « Dans l'esprit de beaucoup de ceux qui regardent le Royaume-Uni, les États-Unis et Israël, nous allons mal à cause de la coopération européenne, et cela aura un impact corrosif dans d'autres domaines. »

Timothy Garton Ash, professeur d'études européennes à l'Université d'Oxford, a déclaré que la « légitimité fondamentale » du bloc provenait moins de ses institutions démocratiques, qui sont faibles, que de ses performances, la seule chose qu'on regarde quand il s'agit de la juger. Sa véritable légitimité, a-t-il dit, « est ce qu'elle apporte aux Européens ».

Mais l’autre initiative majeure du bloc, un fonds révolutionnaire de relance en cas de pandémie, n’a pas encore été mise en place et est éclipsée par les plans de relance américains.

Alors que les dirigeants nationaux s'attribuent généralement le mérite de chaque succès et blâment la Commission européenne pour chaque échec, la pandémie a montré les vulnérabilités d'une bureaucratie dont le leadership est faible et divisé. Un effort de la Présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, médecin de métier, pour renforcer son pouvoir et son profil en s'appropriant les achats de vaccins auprès des États membres, s'est avéré désastreux.

“We were late to authorize,” said Ursula von der Leyen, the president of the European Commission.

« Nous avons trop tardé à autoriser », a déclaré Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne

« Ce n'était pas une mauvaise idée de faire quelque chose sur les vaccins au niveau de l'UE, pour éviter la concurrence à l'intérieur », a déclaré M. Garton Ash. Bien que Mme Von der Leyen en porte la responsabilité, il a déclaré : « C’est aussi un échec dans la façon dont Bruxelles pense et travaille, qui est très bureaucratique et terriblement effrayé de faire quelque chose qui pourrait offenser un État membre. »

© Le Cri des Peuples

Que dire de la peur d'offenser Washington, qui explique l'entêtement à snober le vaccin russe ?

Même Guy Verhofstadt, membre du Parlement européen et féroce fédéraliste européen, a qualifié la performance de la Commission de « fiasco ».

Parachutée au poste comme un compromis de dernière minute conçu par le Président français Emmanuel Macron, Mme Von der Leyen était considérée comme une mauvaise administratrice en tant que ministre allemande de la Défense, s'appuyant sur un cercle restreint de conseillers et très soucieuse de son image. À Bruxelles, elle est connue comme « le ministre de l'autodéfense » et on pense qu'elle a abusé de ses prérogatives en accaparant la question des vaccins.

© Le Cri des Peuples

Mme Von der Leyen « pensait avoir trouvé le terrain où l'UE pourrait être un pionnier, comme le changement climatique », a déclaré Stefano Stefanini, ancien ambassadeur italien et consultant en risques. « Elle et l'UE mettent en jeu leur réputation dans la gestion de la pandémie. »

« En ce moment, l'UE s'est heurtée à ses limites », a-t-il ajouté.

Mme Von der Leyen a admis des erreurs. « Nous avons trop tardé à autoriser », a-t-elle déclaré au Parlement européen. « Nous étions trop optimistes en ce qui concerne la production massive, et peut-être trop confiants que ce que nous avons commandé serait réellement livré à temps. »

Mais il y a eu de nombreux moments consacrés à blâmer les autres, en particulier la Grande-Bretagne et les producteurs. « Nous sommes fatigués d’être le bouc émissaire », a-t-elle déclaré plus récemment.

© Le Cri des Peuples

Pourtant, même si des pays comme l’Allemagne et la France ont avancé à tâtons sur les vaccins, les derniers chiffres montrent que le véritable problème de l’Europe est l’achat de vaccins plus lent que prévu, ce qui oblige chaque État à se démener pour en obtenir davantage.

Et la décision de Mme Von der Leyen de lancer une « guerre des vaccins » publique contre la Grande-Bretagne et d’instituer une interdiction d’exporter menace de saper la réputation de l’Europe en tant que défenseur du libre-échange et du système international fondé sur des règles.

Why the European Commission failed the vaccine challenge | Financial Times

Même son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, a déclaré à la BBC qu'une interdiction d'exporter pourrait « nuire gravement à la réputation » du bloc.

© Le Cri des Peuples

« La commission est plus faible depuis l'entrée en fonction de Von der Leyen », a déclaré Reinhard Bütikofer, un membre allemand du Parlement européen des Verts.

Ses efforts de communication ont été « chaotiques », a-t-il déclaré. Pour l'Europe « exporter 40 millions de vaccins et être ensuite accusée d'être nationaliste des vaccins est une véritable réussite », a-t-il ironisé avec amertume.

François Heisbourg, un analyste français, a dit simplement : « La commission n'est pas un gouvernement, mais un administrateur appliquant des règles qui coche simplement des cases. Il n'a jamais été conçu pour mener une guerre. »

Voir Lutte contre le coronavirus : le Hezbollah ridiculise l’armée française (New York Times)

Mais M. Heisbourg et d’autres notent que la Grande-Bretagne et les États-Unis ont fait des fautes graves dans la gestion du début de la pandémie et ont subi un grand nombre de morts en conséquence. De nouveaux variants du virus pourraient créer d'autres ravages, mais d'autres vaccins sont à venir, et Mme Von der Leyen dit que l'Europe prévoit d'inoculer 70% des adultes du bloc d'ici septembre.

© Le Cri des Peuples

Bruxelles se félicite également du fonds de relance de l’Union, dont plus de la moitié sous forme de subventions, pour aider les pays durement touchés. Mais il est relativement petit, environ 750 milliards d’euros (884 milliards de dollars), et Bruxelles doit encore approuver le plan de dépenses de chaque nation. Encore une fois, la mise en œuvre sera la clé de la manière dont Bruxelles sera jugée.

Le fonds de relance fait preuve d'une solidarité très appréciée des Européens », a déclaré Katarina Barley, vice-présidente du Parlement européen. « Là, nous ne voyons pas encore les avantages, mais dans un an ou deux, les gens pourraient regarder en arrière différemment. »

Les Européens chercheront à voir à quelle vitesse leurs économies rebondiront par rapport aux États-Unis et au Royaume-Uni, a déclaré M. Stefanini. « Cela montrera des chiffres réels et pas seulement des paroles. »

© Le Cri des Peuples

Pour l'Union européenne, a déclaré M. Leonard, « c'est tellement plus concret que la crise de l'euro ou même la crise migratoire que cela pourrait être dévastateur. »

« L’UE doit inverser la tendance, gagner le droit d'agir sur des questions cruciales telles que le changement climatique et la reprise économique, la fiscalité numérique et la politique étrangère, tous les domaines dans lesquels les gens veulent de l'action de la part de l'UE », a-t-il ajouté. « Si l’UE n'est pas en mesure de relever le défi maintenant, cela compromettra sa capacité à s'attaquer à tous ces autres problèmes. »

Voir notre dossier sur le coronavirus.

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Poutine : en rejetant le vaccin russe, l'UE sacrifie ses citoyens à Big Pharma

Vidéoconférence consacrée à l'augmentation de la fabrication de vaccins et aux progrès de la vaccination en Russie, 22 mars 2021.

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/65181

Traduction : lecridespeuples.fr

Poutine : en rejetant le vaccin russe, l'UE sacrifie ses citoyens à Big Pharma © Le Cri des Peuples

Transcription :

[...] Ce qui est surprenant, c'est que juste avant notre réunion, on m'a dit que tout à l'heure, l'un des responsables de la Commission européenne a déclaré qu'ils n'avaient pas besoin de Spoutnik V. C'est une déclaration étrange. Nous n'imposons rien à personne.

Soit dit en passant, beaucoup en Europe ne savent même pas que la Russie a demandé il y a longtemps son enregistrement auprès de l'Agence européenne des médicaments. Comme Mme Golikova me l'a rappelé dans la matinée, la demande a été déposée le 21 janvier 2021. Ce n'est que le 4 mars que nous avons reçu un message indiquant que l'examen de la demande avait commencé.

Voici ce que je voudrais dire à ce sujet : comme je viens de le dire, nous n'imposons rien à personne, mais lorsque nous entendons de telles déclarations de responsables (européens), la question se pose : quels intérêts ces personnes protègent-elles ? Est-ce l'intérêt de certaines sociétés pharmaceutiques ou l'intérêt des citoyens européens ? Que font-ils ? Du lobbying ? Et ces gens prétendent nous donner des leçons, et imposent des sanctions.

Un journal atlantiste comme Mediapart bannit complètement toute référence au vaccin russe, le Spoutnik n'étant évoqué que dans les brèves de l'Agence France Presse publiées automatiquement. Voir « En rejetant le vaccin russe, l’UE fait primer l’idéologie sur la santé publique »

Mais tant pis. Encore une fois, c'est leur choix et ils sont libres de faire ce qu'ils jugent bon pour atteindre leurs objectifs. [...]

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Sergueï Lavrov : l’Europe est gangrénée par l’atlantisme et la russophobie

Interview de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, accordée au holding médiatique RBC, Moscou, 19 février 2021.

Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Révision : lecridespeuples.fr

Transcription :

Journaliste : On a le sentiment que l’Occident est très irrité par l’apparition du vaccin russe Sputnik V. Au début, ils se sont vraiment comportés de manière très agressive et ne l’ont pas autorisé. Quand j’ai parlé au Ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Dmitri Mantourov, il a déclaré que c’était une « guerre des vaccins ». Cet avis a changé à présent. S’agit-il vraiment uniquement de la qualité du vaccin ou la politique est-elle tout de même mêlée à ces décisions ?

Sergueï Lavrov : Ici s’applique certainement la logique du proverbe russe « J’en veux mais ça me coûte [de le demander et de l’obtenir] ». L’Occident sait que le Sputnik V est effectivement l’un des meilleurs, sinon le meilleur, vaccin. Sinon il n’y aurait pas autant de demandes. Et la demande grandit de manière exponentielle.

D’un autre côté, ils ont conscience du fait que la propagation du Sputnik V et d’autres vaccins russes qui sortiront prochainement sur le marché international signifie une hausse de l’autorité et de la réputation de la Russie sur la scène internationale. Ils ne le veulent pas. Mais ils ont pris conscience du fait que la première réaction était complètement révoltante du point de vue des faits, du point de vue de la science médicale. Quand, en août 2020, le Président russe Vladimir Poutine a annoncé la création du vaccin, les attaques n’étaient pas du tout diplomatiques : elles laissaient transparaître l’irritation, vous avez absolument raison.

Aujourd’hui, plusieurs pays (la République tchèque et d’autres) disent qu’ils veulent attendre que le vaccin Sputnik V soit certifié par l’Agence européenne des médicaments. La Hongrie estime être déjà prête, et les livraisons commencent. Le nombre de requêtes en provenance d’Europe grandit constamment. Il y a à peine quelques jours, le Prince Albert II de Monaco a demandé de fournir des vaccins pour toute la population de la Principauté.

Après la publication des avis scientifiques des structures indépendantes, l’Occident a été contraint de reconnaître que ce vaccin était bon. Néanmoins, les tentatives de le discréditer se poursuivent.

Voir Face à l’annonce par la Russie d’un vaccin contre le Covid-19, les médias basculent dans le camp des anti-vaccins

Hier encore, j’ai lu une déclaration assez équivoque du Président français Emmanuel Macron, dans laquelle il nous a classés avec les Chinois parmi ceux qui tenteraient soi-disant d’obtenir des avantages sur la scène internationale grâce à nos réalisations médicales. Avant-hier, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prononcé une déclaration avec des insinuations très négatives vis-à-vis des livraisons de vaccin russe dans d’autres pays.

Nous devons rester attachés à la position fondamentale très juste initialement exprimée par le Président russe Vladimir Poutine : nous avons été les premiers à créer un tel vaccin et nous élargirons sa production. Ce n’est pas facile, nous n’aurons pas suffisamment de capacités, c’est pourquoi nous nous entendons avec l’Inde, avec la Corée du Sud et avec d’autres pays. En même temps, il a déclaré que nous étions ouverts à une très large coopération.

Autre point très important. Quand ce problème a été récemment soulevé à l’ONU, le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres a appelé à ce que les pays qui détenaient ce vaccin ou de l’argent pour l’acquérir n’oublient pas les pays pauvres. Or, on cherche à nous accuser de marquer des points géopolitiques en faisant des livraisons à l’étranger. Il y a clairement une contradiction, et évidemment, l’Occident est mal placé pour lancer une telle discussion.

Voir également Sergueï Lavrov : la pandémie de Covid-19 sonne le glas de l’hégémonie occidentale

Journaliste : C’est la même chose quand le Président russe Vladimir Poutine déclare au forum de Davos qu’on ne peut pas vivre uniquement au profit des pays riches, mais de facto nous sommes accusés de livrer des vaccins au profit de ces pays riches. Mais tout de même, cette attitude envers le vaccin est-elle due à son origine russe ?

Sergueï Lavrov : Je ne trouve pas d’autre explication, parce que personne n’a ne serait-ce que tenté d’en réaliser une analyse médicale ou scientifique. Il a été simplement dit immédiatement que cela était impossible parce que cela ne pouvait pas exister :  « Personne ne fait rien aussi vite. » C’est seulement en octobre 2020 que les Occidentaux ont annoncé qu’ils pouvaient expliquer où ils en étaient. Alors que le Président russe Vladimir Poutine a déclaré en août déjà que le vaccin russe était prêt.

Malheureusement, je constate très souvent que la réaction à tous ce que nous faisons, disons et proposons est immédiatement méfiante. Dans le meilleur des cas. En règle générale, on entend que « les Russes jouent encore à leurs jeux géopolitiques ». [...]

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