Covid-19, guerre biologique, vaccination, passeport sanitaire...

Les réponses de Vladimir Poutine

Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine, 17 décembre 2020.

Source : kremlin.ru

Traduction : lecridespeuples.fr

Transcription :

[…] Alexei Petrov (journaliste) : Monsieur le Président, les masques faciaux sont devenus un symbole désagréable des temps. Il est évident que la pandémie est l’événement principal de l’année. Ma question concerne la situation dans le système de santé russe. Comment décririez-vous son état de préparation ? Dans quelle mesure a-t-il répondu et dans quelle mesure répond-il aux défis actuels ?

Il y a une nuance importante ici. Pensez-vous que la situation est analysée ? Les lacunes et les échecs sont-ils pris en compte ? Cela inclut la pénurie et l’étiquetage des médicaments, ce dont on a parlé à maintes reprises, et nos militants sociaux vous en ont fait part. Quel est le résultat net ?

Une autre question concerne la réforme du système de soins primaires. Beaucoup d’argent y a été investi. Comment se déroulera-t-elle maintenant à la lumière des leçons de la pandémie ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : Concernant l’état de préparation de notre système de santé, bien entendu, pas un seul système de santé au monde n’était prêt à affronter l’ampleur du problème auquel nous sommes confrontés. Il n’y a tout simplement pas de tels systèmes. Nous avons analysé tout ce qui se passe dans le monde et nous avons constaté qu’il n’existe pas de tels systèmes. Mais il existe des exemples de la manière dont la riposte à la pandémie a été organisée en Russie. Par rapport à d’autres pays, bien que nous ayons un grand nombre, un océan de problèmes, dont vous avez mentionné certains, mais comparé à ce qui se passait dans le monde, notre système de santé s’est avéré plus efficace.

Je vais maintenant parler des pénuries de médicaments et d’autres problèmes. Il va sans dire que les problèmes sont toujours là, et nous pouvons tous les voir. Il est manifeste dans le flot des questions qui arrivent, et je l’entends dans votre question, que tout n’a pas été résolu. Mais regardez, alors que la pandémie ne faisait que commencer, lorsque les tout premiers signaux sont venus de nos amis de la République populaire de Chine indiquant qu’il y avait un problème, nous avons réagi immédiatement à la frontière, et –je l’ai déjà dit à plusieurs reprises– cela nous a donné du temps pour nous préparer, de sorte que lorsque tout cela nous a touchés à grande échelle, nous étions prêts.

Cela nous a fait gagner du temps, nous avons commencé à déployer rapidement le système de santé proprement dit, ainsi que d’autres mesures pour prévenir une pandémie, et nous n’avons pas perdu de temps. Le nombre de lits requis pour les patients atteints de coronavirus était de 95, nous comptons en millions, et la disponibilité n’était que de 50% ; nous sommes passés à 125 –pardon, je voulais dire des milliers–, nous sommes passés à 125 000, puis à 277 000. Nous avons un total de 277 000 lits déployés en assez peu de temps. Pendant ce temps, nous avons construit 40 centres de coronavirus : 30 d’entre eux ont été construits rapidement par le ministère de la Défense, et 10 par les régions. Au total, nous en aurons 40, car le dernier devrait être terminé dans les derniers jours de 2020. Cela montre notre capacité à répondre rapidement à un problème.

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Le Canard Enchaîné, 21 octobre 2020.

Hier, alors que j’inspectais du matériel, j’ai parlé à une jeune femme qui travaillait comme bénévole : au moment où la pandémie a commencé, nous avions très peu de médecins ou de spécialistes (8 300), et maintenant, il y a 150 000 médecins travaillant avec cette infection, et au total le personnel médical compte plus d’un demi-million de personnes, entre 520 000 et 530 000, je pense.

Que s’est-il passé ? Nous avons pu rapidement convertir certaines des institutions médicales disponibles pour traiter le COVID-19 et mettre en place un système de recyclage pour le personnel médical. Nous avons introduit des primes pour les personnes travaillant dans les « zones rouges » afin de soutenir nos médecins, également 10 000 [roubles] pour les étudiants seniors des universités de médecine et 7 000 [roubles] chacun pour les étudiants, comme vous le savez. Nous avons rapidement développé la production d’équipements et de combinaisons de protection individuelle et de désinfectants pour assainir les locaux. Dans certains cas, l’expansion a été dramatique : par exemple, avec les masques faciaux qui nous insupportent tous, nous avons multiplié par 20 la production, et cela se produit rarement.

Notre système de santé et notre système de gouvernance étatique dans ce domaine ont montré qu’ils pouvaient mobiliser rapidement des ressources, et ils l’ont fait. Incidemment, la quantité requise de médicaments a doublé. Il est vrai que certaines régions ont des problèmes, j’en suis conscient, et je viens de recevoir des informations du centre d’appels basées sur ce que les gens font remonter. Il y a une pénurie de médicaments dans les hôpitaux, sans parler des pharmacies, et les médicaments gratuits ne sont pas fournis. Je dirai également quelques mots à ce sujet. Mais ce ne sont pas les mêmes problèmes auxquels nous avons été confrontés au début. Ces problèmes sont liés à la logistique et aux retards d’achat et de livraison, mais dans l’ensemble, notre industrie a assez bien réagi.

Au début de la pandémie, nous ne savions pas à quoi nous étions confrontés, comment identifier ou tester la maladie, quel traitement utiliser et s’il y aurait jamais un antidote, c’est-à-dire un vaccin contre elle.

Poutine : la santé prime sur l'économie, refuser les soins aux plus âgés est un retour à la barbarie © Le Cri des Peuples

Regardez la situation maintenant : nous avons beaucoup avancé dans tous ces domaines. La Russie est l’un des trois premiers pays au monde pour les tests COVID, et l’OMS estime que les tests de masse sont un moyen de traiter les problèmes créés par la propagation de l’infection. Regardez les médicaments : nous produisons maintenant des médicaments domestiques en quantité nécessaire. Et enfin, la vaccination : la Russie est le premier pays au monde à créer et produire un vaccin, et même plusieurs vaccins créés au Centre national de recherche de Gamaleya et au Centre Vektor de Novossibirsk. Ce sont de bons vaccins, comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, sûrs et efficaces : leur taux d’efficacité est supérieur à 95%, approchant 96 ou 97%, selon les experts, et pas un seul cas d’effets secondaires graves n’a été signalé.

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Heureusement, nos collègues étrangers ont changé d’attitude à notre égard et sont prêts à collaborer dans les domaines où cela ne fonctionne pas pour eux. La société pharmaceutique anglo-suédoise AstraZeneca est prête à travailler avec nous et est en train de signer un accord pour ce faire. C’est très bien. Je suis vraiment ravi que des spécialistes de premier ordre –c’est une grande entreprise avec une réputation mondiale– unissent leurs forces, y compris avec leurs partenaires russes. Je suis convaincu que cela aura un très bon résultat non seulement pour nos citoyens, mais pour le monde dans son ensemble.

Tout ce que je viens de dire montre que même s’il y a pas mal de problèmes, notre système de santé a réagi de manière appropriée aux menaces auxquelles nos citoyens étaient confrontés.

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En ce qui concerne la question des soins de santé primaires, il est vrai, bien sûr, que nous avons dû canaliser les ressources nécessaires dans ce que je viens de mentionner, lutter contre le coronavirus, aider les médecins, les bénévoles, les étudiants, etc., dès que possible. Nous avons reporté l’effort de mise à niveau des soins de santé primaires, sans l’oublier ni le mettre en veille. Au lieu de lancer cette effort le 1er juillet, nous commencerons le 1er janvier, et toutes les ressources qui devaient être consacrées à ce programme seront engagées dans les délais fixés dans le programme. Cela représente 500 milliards de roubles du budget fédéral et 50 milliards supplémentaires des budgets régionaux. Au cours des trois prochaines années environ, quelque 300 milliards de roubles auront été mis à disposition et utilisés.

Nous avons commencé à améliorer certains aspects des soins de santé primaires. Cela inclut l’achat de véhicules automobiles, par exemple. Nous avons besoin de ces véhicules dès maintenant, comme je peux le voir d’après les questions que nous avons reçues, mais cela fait également partie du programme de développement des soins de santé primaires.

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Puisque nous sommes sur ce sujet, je voudrais dire que faire en sorte que tous les gens aient accès aux services médicaux est la raison d’être des efforts pour développer les soins de santé primaires. Je sais que de nombreux problèmes doivent être résolus sans délai. Ce sera notre priorité. Bien sûr, cela concerne également la formation du personnel, les infrastructures, etc.

Quant à votre question sur la manière de répondre aux défis qui se sont posés au cours de la lutte contre la pandémie et qui n’ont pas encore été résolus, bien entendu, nous nous penchons sur ces problèmes. Dans ce contexte, permettez-moi de répéter que notre événement d’aujourd’hui est essentiel car il nous fournit des commentaires massifs de toutes les régions du pays, nous donnant une image de ce qui se fait dans des régions spécifiques de la Fédération de Russie et nous permettant de répondre à ces évolutions et d’affiner nos actions.

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Le Canard Enchaîné, 22 et 29 avril 2020.

Nous pouvons tirer la conclusion évidente que nous devons progresser vers la construction d’un meilleur service sanitaire et épidémiologique et le réformer. Nous devons comprendre de combien de lits d’hôpitaux spécialisés nous avons besoin et dans quelles régions, et combien de spécialistes sont nécessaires. Ce programme est prêt à tous points de vue, et nous en ferons une réalité. […]

Lyudmila Keibol (journaliste) : Monsieur le Président, je voudrais vous demander si vous avez été vacciné [contre le Covid-19]. Que pensez-vous de la vaccination obligatoire s’il n’y a pas suffisamment de doses de vaccin pilote dans les régions ? La situation épidémiologique est assez compliquée dans le territoire de l’Altaï. Et une dernière question : aurons-nous suffisamment de doses de vaccin en Russie si nous aidons d’autres pays ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : Écoutez, à ce sujet, j’exhorte tout le monde à prêter une attention particulière aux recommandations des spécialistes. Je vois, Lyudmila, que vous portez un masque. C’est bien. Et vous avez aussi des gants.

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Les spécialistes nous disent que les vaccins qui entrent maintenant dans la circulation civile sont destinés à des personnes d’un certain groupe d’âge. Les vaccins n’ont donc pas encore atteint des gens comme moi. Permettez-moi de répéter que je suis une personne respectueuse des lois à cet égard, je suis les recommandations de nos spécialistes, donc je n’ai pas encore été vacciné. Mais je le ferai dès que cela sera possible. C’est le premier point.

Maintenant le deuxième point : j’entends des spécialistes qu’il est nécessaire d’avoir un intervalle entre, disons un vaccin contre la grippe et le vaccin contre le coronavirus. Certains disent que ce devrait être deux semaines alors que d’autres insistent sur le fait que cela devrait être au moins quatre semaines. Je fais référence au vaccin contre le coronavirus.

Le troisième point concerne la nécessité d’une campagne de vaccination à grande échelle ou universelle. Je pense que cela doit être fait. Ce ne sont pas seulement les virologues russes qui le disent, mais aussi leurs collègues pratiquement partout dans le monde. La vaccination de masse est l’un des rares moyens de traiter tous les problèmes liés à la pandémie. C’est cette vaccination qui créera une immunité communautaire à l’échelle nationale. Et permettez-moi de répéter une fois de plus : notre vaccin est efficace et sûr. Par conséquent, je ne vois aucune raison de le rejeter.

Enfin, le dernier problème est lié à l’aide à d’autres pays, comme vous le dites. Tout d’abord, comme je l’ai toujours dit et je le répète parce que je veux que tous les habitants de ce pays m’entendent, notre tâche est de procéder à la vaccination à l’intérieur de la Fédération de Russie. Il y a quelques problèmes à cet égard.

Que sont-ils ? Le vaccin lui-même et ses composants sont bons. Mais nous manquons encore de matériel, d’équipement pour produire la quantité de vaccins dont nous avons besoin. Je pense que 70 millions de personnes ont déjà été vaccinées contre la grippe. Il s’agit d’une vaccination à grande échelle dans tout le pays. C’est ce que nous devons également faire pour contrer le COVID-19. Mais pour produire ce vaccin, nous avons besoin d’usines, d’entreprises et d’équipements correspondants. Nous allons les construire. Je présume que tous les plans à cet égard seront exécutés. Tout début 2021, nous aurons déjà des millions de doses de vaccin et nous continuerons d’augmenter sa production encore et encore.

En ce qui concerne la coopération avec d’autres pays, comme nous avons besoin de temps pour renforcer les capacités technologiques de nos entreprises à produire le vaccin, rien ne nous empêche de produire les composants de ce vaccin dans d’autres pays, qui investiront leur propre argent dans l’expansion de leurs capacités de production et l’achat des équipements correspondants. Voilà ce dont je parle. Cela n’interfère en aucun cas avec la vaccination du public en Russie. Au contraire, cela améliorera même la qualité finale du produit, car il sera de plus en plus fabriqué en série. […]

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Pyotr Marchenko (journaliste) : Bonjour, Monsieur le Président. Merci pour le vaccin. Surtout, merci aux chercheurs. Cependant, les discussions sur la lutte contre la pandémie ont éclipsé la question de l’origine de ce fléau. Le débat se poursuit jusqu’à présent, les États-Unis accusant la Chine et la Chine accusant les États-Unis, que le virus soit artificiel ou non. Que savons-nous à ce sujet ? Peut-être avez-vous demandé aux services spéciaux de s’occuper de cette question et découvrir la source du problème ?

Vladimir Poutine : Il y a de nombreuses rumeurs concernant l’origine du Covid-19. Je n’ai pas envie de discuter de cela devant tout le pays et le monde entier, d’autant plus que nous n’avons aucune preuve pour étayer ces accusations. Je pense que nous devons unir nos efforts pour lutter contre le problème plutôt que de rechercher les coupables. La coopération est la bonne chose à faire. C’est mon premier point.

Deuxièmement, certains de nos partenaires occidentaux ne cessent de souligner qu’ils adhèrent aux principes humanistes dans leurs politiques nationales et étrangères. Nous devons donc réfléchir à la manière d’aider les populations dans des circonstances particulièrement difficiles et de lever les restrictions commerciales et les sanctions pour les pays et les domaines de coopération qui sont essentiels pour surmonter les retombées de la pandémie. Peut-être que les restrictions sur la fourniture de médicaments, de matériel médical et de formation médicale devraient être levées en premier lieu. C’est ce à quoi tout le monde devrait penser plutôt que de rechercher les coupables.

Je dois noter que, heureusement, nous développons la coopération avec de nombreux pays, y compris la République populaire de Chine, au niveau des spécialistes, des responsables régionaux et au niveau fédéral.

En ce qui concerne les tâches assignées aux services spéciaux, il y a bien sûr de nombreuses tâches diverses, mais je pense que ce n’est pas le bon endroit pour discuter de la manière dont ces tâches sont accomplies. […]

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Kirill Smirnov (journaliste) : Ma question est de savoir quand est-ce que les frontières vont rouvrir. Vous savez, il y a quelques semaines à peine, Saint-Pétersbourg a été reconnue comme l’une des principales destinations touristiques internationales. Elle a devancé Paris, New York et Rome, qui sont de sérieux concurrents.

L’ouverture des frontières est importante du point de vue des recettes budgétaires. Nous sommes conscients que des efforts sont en cours pour reprendre les vols passagers. Il y a des pays dans lesquels peu de Russes sont déjà allés, mais le transport aérien a repris avec eux. L’industrie du tourisme est le chaînon manquant dans la structure des revenus. Il est important de savoir, même si la pandémie est très importante maintenant, y a-t-il une chance que les frontières rouvrent bientôt ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : Kirill, vous et moi adorons Saint-Pétersbourg. Je pense que la plupart des gens de notre pays ont également une grande estime de notre ville natale. À ceux qui ne sont pas encore allés à Saint-Pétersbourg, je recommande vivement de le faire, car c’est sans aucun doute l’une des meilleures capitales du monde. Bien sûr, c’est un aimant touristique. Nous aidons Saint-Pétersbourg de toutes les manières possibles, y compris avec des services de visa pour les visiteurs, y compris ceux qui arrivent par ferry. Nous essayons de créer d’autres conditions favorables pour que l’industrie du tourisme se développe dans tout le pays et à Saint-Pétersbourg également.

Mes félicitations à Saint-Pétersbourg pour avoir remporté ce concours international. Nul doute que la ville le mérite, non seulement en raison de sa merveilleuse architecture de classe mondiale réalisée par les meilleurs architectes du monde entier comme Rastrelli, Trezzini, etc., mais aussi parce que Saint-Pétersbourg d’aujourd’hui est une ville dynamique qui a créé de nouveaux environnements urbains, des passages supérieurs et des routes. Elle est proactive dans le développement des infrastructures, avec de nouveaux bâtiments exceptionnels, y compris des sites culturels et sportifs comme Gazprom-Arena et d’autres monuments. Tout cela est très bien. Saint-Pétersbourg peut accueillir des compétitions au plus haut niveau, et le fait déjà. En fait, elle a été assez bonne dans ce domaine, servant de modèle. Tout cela, bien sûr, attire les gens à Saint-Pétersbourg.

La fermeture des frontières est-elle en quelque sorte liée aux tentatives d’imposer des restrictions à Saint-Pétersbourg ? Quelle est la situation actuelle du COVID-19 dans la ville ?

Kirill Smirnov : Bien sûr, le taux d’incidence est élevé, même en termes de moyennes. C’est pourquoi les restrictions que nous avons dans la région ont été introduites, y compris pour les vacances du Nouvel An.

Vladimir Poutine : C’est de cela que je parle. Environ 85% des lits d’hôpitaux COVID-19 dans le pays sont occupés, et Saint-Pétersbourg a un chiffre encore plus élevé. C’est de cela qu’il s’agit. Nous devons protéger la vie et la santé des habitants de Saint-Pétersbourg. Dès que les médecins donneront le feu vert, les frontières s’ouvriront.

En général, ce serait formidable si les ressortissants russes exploraient davantage les opportunités touristiques nationales. Ils peuvent bénéficier des mesures de soutien du gouvernement et se rendre à Saint-Pétersbourg. Il n’est pas nécessaire d’ouvrir les frontières pour cela. Mais dès que cela sera possible, nous le ferons.

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Le transport aérien fait partie des secteurs touchés. En ce sens, il est absolument important de permettre aux compagnies aériennes de desservir les destinations russes et à nos entreprises d’exploiter des liaisons outre-mer. Chaque année, 32 millions de personnes voyagent à l’étranger. Redirigeons ce flux de passagers vers Saint-Pétersbourg. Ces gens dépensent 35 milliards de dollars à l’étranger chaque année. Si nous pouvons les attirer vers des destinations nationales et ainsi promouvoir le tourisme intérieur, ce serait formidable. Saint-Pétersbourg le mérite. Je suis certain que nous réussirons. Cela se produira dès que cela sera possible. […]

Lana Samsonia (journaliste) : […] Et une dernière question s’il vous plaît. Il est impossible d’éviter la pandémie. J’aimerais savoir ce que vous pensez de l’introduction de certificats pour ceux qui décident de se faire vacciner. Quelle est votre attitude à cet égard ?

Vladimir Poutine : Pouvez-vous répéter votre question ?

Lana Samsonia : Que pensez-vous de l’introduction de certificats internationaux pour ceux qui décident de se faire vacciner.

Vladimir Poutine : Que sont ces certificats ? Je ne comprends pas.

Lana Samsonia : Ils permettraient aux gens de voyager librement, de visiter d’autres pays. Peut-être que la Russie pourrait lancer l’introduction de certificats internationaux comme celui-ci. Cela aiderait à promouvoir notre vaccin sur le marché international et permettrait aux gens de voyager, et non de rester confinés lorsqu’ils sont à l’étranger, en particulier aux États-Unis. Je vous remercie.

Vladimir Poutine : En ce qui concerne les certificats internationaux qui permettraient aux personnes vaccinées de voyager librement, nous pouvons probablement en discuter, même si c’est de notoriété publique, et je ne révèle rien de nouveau en disant que même les personnes vaccinées peuvent infecter les autres. Nous devons simplement garder cela à l’esprit.

Il paraîtrait que les chercheurs ont mis au point un type d’anticorps avec des propriétés qui ne permettront pas au COVID-19 de durer longtemps. Le virus est rapidement détruit par le système immunitaire de la personne avec ces anticorps. Mais ces questions nécessitent une étude supplémentaire. Je ne sais pas s’il est possible de recevoir un certificat de ce type maintenant.

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La vaccination ne consiste qu’à protéger votre santé individuelle. Dans une certaine mesure, cela fonctionnera comme une barrière à la maladie. Cela est également vrai. C’est ainsi qu’on atteint l’immunité collective. Bien sûr, nous pouvons en discuter avec nos collègues. […]

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