En Grande-Bretagne, des écolières sèchent les cours à cause de toilettes unisexes

Source : Daily Mail, 5 octobre 2019.

Traduction : lecridespeuples.fr

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  • Les filles qui ont leurs règles restent à la maison de peur de se « sentir honteuses »
  • Certaines filles risquent des infections en refusant d’uriner toute la journée ou en ne buvant pas
  • Des médecins et des politiciens ont appelé les écoles à mettre un terme au mouvement vers les toilettes unisexes

Les toilettes unisexes dans les écoles ont mis les filles dans une grande gêne et dans un sentiment d’insécurité, et ont même menacé leur santé, ont averti parents et enseignants.

Les filles qui ont leurs règles ont tellement peur à l’idée de partager les mêmes installations que les garçons, que certaines restent à la maison, de peur de se « sentir honteuses ».

Avec un nombre croissant d’écoles primaires et secondaires installant des toilettes unisexes, certaines filles risquent des infections en refusant d’uriner toute la journée.

D’autres ont tellement peur qu’elles ont cessé de boire des liquides à l’école.

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Des parents et personnels enseignants ont déclaré au Mail on Sunday que les élèves de sexe féminin se sentent profondément mal à l’aise, voire en insécurité, parce qu’elles doivent partager des toilettes avec des élèves de sexe masculin.

La mode des toilettes unisexes est motivée par le souhait d’inclure davantage les enfants qui s’identifient comme transgenres et souhaitent utiliser les mêmes installations que le sexe opposé.

Mais hier, des médecins et des politiciens ont appelé les écoles à mettre un terme au mouvement des toilettes unisexes afin de prévenir tout préjudice supplémentaire pour les élèves filles.

Tessa Katz, médecin généraliste, a déclaré que le fait de retenir l’urine pendant des périodes prolongées sur une base régulière pourrait augmenter le risque d’infection urinaire et vésicale chez les filles.

« Les conséquences psychologiques pour les filles qui ne se sentent pas suffisamment en sécurité pour utiliser des toilettes mixtes sont également préoccupantes », a déclaré le Dr Katz.

Dans le même temps, l’augmentation du nombre de toilettes unisexes a suscité des réactions négatives chez les parents, dont beaucoup disent qu’ils n’ont pas été consultés avant le changement opéré dans les écoles de leurs enfants.

Le dernier incident concerne l’école primaire Deanesfield de South Ruislip, dans l’ouest de Londres, où les parents ont lancé le mois dernier une pétition contre l’introduction de toilettes unisexes.

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Une mère en colère, qui a des filles âgées de quatre et huit ans à l’école, a déclaré : « Les toilettes étaient ouvertes en bas et en haut, si bien que les élèves plus âgés pouvaient facilement grimper et regarder par-dessus. »

Stephanie Davies-Arai, du groupe militant de parents Transgender Trend (Mode Transgenre), a déclaré que les écoles étaient mal informées par des organisations de « militants trans » qui affirmaient que les écoles violeraient les lois sur l’égalité si elles ne rendaient pas les toilettes unisexes.

Elle a dit que les lois sur l’égalité en vigueur prévoyaient clairement des exemptions, ce qui signifiait qu’il était parfaitement légal d’avoir des toilettes non mixtes.

Un porte-parole de Deanesfield a déclaré : « Nous continuerons à soutenir les parents qui ont des inquiétudes ou des préoccupations individuelles. »

Le député conservateur David Davies, qui a soutenu les revendications féministes selon lesquelles les droits des transgenres l’emportaient sur ceux des femmes, a déclaré : « Si les filles sont gênées par le fait de partager les toilettes avec les garçons, les écoles devraient prendre cela en compte (en amont), au lieu de dire (après coup) que les filles ont un problème. »

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