Poutine appelle les Etats-Unis à ne pas oublier les leçons de l’histoire

Discours de Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie, à l’occasion de la commémoration du 76e anniversaire de la victoire contre le nazisme, le 9 mai 2021.

Source : en.kremlin.ru

Traduction : lecridespeuples.fr

Victoire sur le nazisme : Poutine appelle Washington à ne pas oublier les leçons de l'histoire © Le Cri des Peuples

Transcription :

Vladimir Poutine : Citoyens de Russie,

Chers vétérans,

Camarades soldats et marins, sergents et adjudants, aspirants et sergents-majors,

Camarades officiers, généraux et amiraux,

Joyeux jour de la victoire ! La victoire avait une importance historique colossale pour le destin du monde entier. C’est une fête qui a toujours été et restera un jour sacré pour la Russie, pour notre nation.

C’est notre fête de plein droit, car nous sommes les parents de sang de ceux qui ont vaincu, écrasé, détruit le nazisme. Elle est à nous parce que nous descendons de la génération des vainqueurs, une génération dont nous sommes fiers et que nous tenons en grand honneur.

Nos chers vétérans, nous nous inclinons devant votre courage et votre esprit indomptable, et nous vous remercions pour cet exemple immortel d’unité et d’amour pour notre patrie.

Vous avez prouvé que ce n’est qu’ensemble qu’il est possible de réaliser ce qui semble impossible. Vous avez vaincu un ennemi impitoyable, défendu votre maison, vos enfants et votre pays. Vous êtes sorti vainqueurs absolus de la bataille contre le nazisme et avez éternisé la mémoire du 9 mai 1945.

Nous nous souviendrons toujours que c’est le peuple soviétique qui a fait preuve de l’héroïsme ultime. Pendant les périodes de guerre les plus dures, pendant les batailles cruciales qui ont déterminé le cours de la lutte contre le nazisme, notre nation était seule sur la route pénible, héroïque et dévouée de la Victoire. Notre peuple a combattu jusqu’au bout sur chaque ligne de front, dans les batailles les plus féroces sur le terrain, en mer et dans les airs.

Des gens de toutes ethnies et confessions se sont battus pour chaque centimètre carré de notre sol. Pour les champs aux abords de Moscou, pour les roches de Carélie et les passages du Caucase, pour les forêts de Vyazma et Novgorod, pour les rives de la mer Baltique et du Dniepr, pour les steppes de la Volga et du Don.

L’héroïsme des troupes soviétiques et l’esprit sans faille des civils se perpétuent dans les glorieux titres de Villes Héroïques, décernés à Moscou et Leningrad, Minsk et Kiev, Stalingrad et Sébastopol, Mourmansk et Odessa, Kertch et Tula, Novorossiysk et Smolensk.

Le lien indéfectible entre les combattants de première ligne et ceux du front intérieur a permis à nos troupes de disposer de tout ce dont elles avaient besoin pour la victoire, grâce aux efforts des usines de la région de la Volga et de l’Oural, de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russe, les villes de Républiques du Kazakhstan et d’Asie centrale. Nous nous souvenons de ceux qui ont offert un abri et un soutien aux évacués qui ont été forcés de quitter leurs maisons.

© Le Cri des Peuples

Aujourd’hui, nous célébrons avec gratitude la mémoire de toute une génération de grands héros et de travailleurs dévoués, et nous nous souvenons de nos combattants de première ligne, de braves partisans et de membres de la résistance clandestine.

Nous pouvons ressentir la douleur sans fin des habitants de Leningrad qui ont enduré le siège ; les prisonniers des camps de concentration et les innombrables tragédies des habitants des territoires occupés.

Nous nous inclinons devant la mémoire bénie de ceux dont la vie a été emportée par cette guerre ; la mémoire des fils, filles, pères, mères, grands-pères, maris, épouses, frères, sœurs, camarades soldats, membres de la famille et amis. Nous pleurons les anciens combattants qui sont décédés.

Je demande une minute de silence.

(Une minute de silence.)

Chers amis,

Cette année, nous célébrons les 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique.

Le 22 juin 1941 est l’une des dates les plus tragiques de notre histoire. Un ennemi a attaqué et envahi notre pays pour tuer et répandre la mort et la douleur, l’horreur et des souffrances incommensurables.

Cet ennemi voulait non seulement renverser le système politique soviétique, mais aussi nous détruire en tant qu’État, en tant que nation et effacer nos peuples de la surface de la terre.

Nous avons répondu à l’invasion des hordes nazies avec une détermination unie, formidable et imparable à repousser cette invasion, à faire tout ce qui était en notre pouvoir pour que l’ennemi soit vaincu et que les criminels et les meurtriers reçoivent un châtiment inévitable et juste.

Le peuple soviétique a rempli son serment sacré, a défendu sa patrie et a libéré l’Europe de la « peste brune ».

putin-nato

Le peuple soviétique a rendu un verdict historique contre le nazisme avec la puissance de ses armes sur les champs de bataille et avec sa force morale et sa droiture, la bravoure dévouée des mères des soldats et la fidélité de ceux qui attendaient, chaque jour, un message de leurs proches en première ligne. Le peuple soviétique a gagné grâce au pouvoir de bonté et de charité inhérent à notre caractère national depuis les temps les plus reculés.

Ce pouvoir s’est manifesté dans l’héroïsme des médecins et des infirmières qui ont sauvé les blessés et se sont battus pour chaque vie dans les tranchées, dans le feu de la bataille, dans les hôpitaux en première ligne et sur le front intérieur.

À l’époque, en 1941, il restait encore quatre ans de guerre la plus violente à venir. Cette guerre était une attaque contre notre avenir, notre jeunesse, notre plus jeune génération et, par conséquent, ceux qui ne devaient jamais naître.

La guerre nous a apporté tant d’épreuves insupportables, de chagrin et de larmes qu’il est impossible de l’oublier. Ceux qui planifient de nouvelles agressions ne peuvent être pardonnés ou justifiés.

Cela fait presque 100 ans que l’abominable bête nazie gagnait en insolence et en force prédatrice en Europe centrale. Les slogans de suprématie raciale et ethnique, d’antisémitisme et de russophobie devenaient de plus en plus cyniques. Les accords destinés à arrêter le glissement de terrain vers une guerre mondiale ont été facilement rompus.

L’histoire exige que nous en tirions des leçons. Malheureusement, des tentatives sont faites pour déployer une grande partie de l’idéologie nazie et des idées de ceux qui étaient obsédés par la théorie délirante de leur propre suprématie.

Cette idéologie n’est pas seulement soutenue par les radicaux et les groupes terroristes internationaux de toutes sortes. Aujourd’hui, nous voyons les membres survivants de ces escadrons de meurtriers et leurs partisans essayer de réécrire l’histoire et de justifier les traîtres et les criminels dont les mains sont tâchées du sang de centaines de milliers de civils.

Notre peuple ne sait que trop comment cela peut se terminer. Chaque famille de notre pays chérit la mémoire sacrée de ceux qui se sont battus pour notre victoire et nous serons toujours fiers de leurs exploits.

La Russie défend constamment le droit international tout en continuant de protéger ses intérêts nationaux et la sécurité de notre peuple.

Nos garanties sont les glorieuses forces armées russes, les descendants des troupes victorieuses et, bien entendu, nos efforts conjoints pour le développement de notre pays et le bien-être des familles russes.

Nos anciens combattants, leur destin et leur fidélité à la patrie sont l’exemple que nous suivons. C’est le sommet pour lequel nous devons lutter tout en réaffirmant la signification et la valeur de la grande victoire dans nos pensées et nos actes, dans nos efforts présents et futurs pour le bien de notre patrie.

Gloire à la nation victorieuse !

Joyeux jour de la victoire !

Hourra !

Pour soutenir ce travail censuré en permanence (y compris par Mediapart) et ne manquer aucune publication, faites un don, partagez cet article et abonnez-vous à la Newsletter. Vous pouvez aussi nous suivre sur TwitterFacebook et VKontakte.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.