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Billet de blog 25 oct. 2021

Religions : définitions idéologiques et paralysie face au désastre planétaire annoncé

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  1. Religion : définitions idéologiques et paralysie face au désastre planétaire annoncé.

L'idéologie et la rhétorique

La philosophie socratique est le creuset de la science mathématique, par son souci de construire et d'interroger les définitions proposées pour la pensée, et par son ironie, c'est à dire par la remise en cause des définitions proposées.. Conditions sine qua non de la pensée véritable. Socrate voyait dans la mathématisation, ainsi définie, le moyen par excellence de bien penser et de retrouver l'efficacité et l'harmonie dans l'action et dans la cité. Il s'opposait en cela à la "rhétorique", c'est à dire aux discours articulés sur la recherche du pouvoir, fondés sur le pathos et sur des définitions trompeuses, et cherchant, à cette fin, à persuader pour dominer ou maintenir une domination sur les citoyens d'Athènes, au prix de leur aveuglement. La rhétorique, art de convaincre par le discours, est à la source de ce type de parole appelé maintenant "idéologie". C'est à dire parole ne reposant plus sur la pensée pure mais sur une représentation ancrée dans un état particulier des choses, un désir perverti et la volonté de prendre cet état des choses particulier, actuel ou souhaité, avantageux pour soi, mais le plus souvent pathologique, pour l'essence même d''une réalité éternelle et immuable. C'est cette distance incommensurable qu'il y a entre la science véritable (qui ne se réduit pas aux sciences "positives"), qui étudie ce qui règle les rapports entre les êtres de l'univers, et la rhétorique politique. Trop répandue, malheureusement par tant de médias, celle-ci se met au service de l'idéologie, et dérègle les rapports harmonieux qui ont pu exister et peuvent encore exister entre les hommes.

L'idéologie religieuse

Il n'est pas besoin d'être très avancé dans l'étude des phénomènes idéologiques et leurs conséquences désastreuses pour repérer ce qui est mensonge et entraîne les hommes, à défendre courageusement, de bonne foi, le plus souvent par vertu, ce qui les condamne eux-mêmes.

La façon dont on définit et dont on parle de la religion est un modèle du genre.

Avant toutes choses, il faut préciser que si on parle de religion, on ne parle pas de l'existence ou non d'une transcendance issue de la nature ou supra naturelle, ce qui ne suffirait pas à définir une religion, mais de ces créations humaines si diverses, faite de croyances et de préceptes prétendument issus de "dieux", que l'on appelle "religions".

On dit, depuis la naissance du christianisme, très souvent et presque en tout lieu, et en tout cas dans toute la littérature issue de nos religions, que l'essence de la religion tient de l'amour, de l'amour du dieu pour les hommes et de l'amour des hommes entre eux. Selon saint Paul, l'amour serait le coeur de l'esprit religieux et la vertu religieuse par excellence. Le mot viendrait du verbe latin religare qui signifie"relier" et dont on retrouve la racine dans des mots comme ligature. Le discours religieux serait alors la déclaration de "l'unité en dieu des hommes qui ne savent pas s"entendre". Le dieu serait le seul véritable vecteur de l'entente et de l'amour entre les hommes, et les discours religieux regorgent de ces exhortations à l'amour d'autrui. On trouve même cette étymologie du mot chez des penseurs de haut niveau. Cicéron lui-même n'ose pas prendre position et conserve cette "probabilité" d'étymologie

Il s'agit pourtant là d'une immense supercherie. l'amour ne peut définir les religions. Le mot religion ne vient pas du verbe latin religare. Il est né tardivement à Rome, au début de notre ère. Il vient du verbe religere qui signifie chez les latins, relire avec crainte (les

textes religieux1), puis craindre, comme si toute crainte était d'origine religieuse. Le mot religere a donné en latin le mot religio qui signifie religion. Le trait dominant de la religion est aux yeux des romains, la crainte du dieu, un dieu de domination sans partage, de courroux et de vengeance, un capricieux qui n'hésite pas à rayer de la carte tout un peuple, sinon l'humanité entière. Les hommes sont seuls face à "dieu" et les dieux font peu de cas des hommes. On retrouve ces traits dans toutes les grandes religions. L'épopée de Gilgamesh (III° millénaire avant Jésus Christ) rapporte que le dieu suprême Enlil, en Mésopotamie, veut détruire les hommes, et n'en est empêché que par son besoin d'être servi. Tel est, en effet, le rôle des hommes dans toutes les religions. "Servir Dieu" est le précepte central de toutes religions. Si dieu est tout, alors, nous dit Sartre, les hommes ne peuvent être que rien en dehors de lui. D'où la seule solution pour exister est de se fondre en lui. Dans les religions, les "textes sacrés" sont l'expression de la volonté "divine". D'où la nécessité de les lire et relire, voire de les apprendre par coeur pour faire entrer dans sa vie les préceptes divins, sans se tromper, tant ils éloignent les hommes de leur nature profonde et de leurs sentiments naturels. La lecture et la relecture des textes est alors fondamentale pour bien les interpréter. Ce qui est nécessaire si on ne veut pas être rejeté par le dieu dans le néant, les abîmes ou les "enfers". En réalité, il faut distinguer dans ces textes, ce qui est issu des prétendus dieux et ce qui relève de la sagesse des hommes.

La religion est née dans un monde paradisiaque qu'elle elle a renversé.

Mais le mot religere est lui-même issu d'une racine sanscrite signifiant cueillir, puis recueillir, utilisé dans un contexte où il signifiait la cueillette à proprement parler, puis le recueil de la parole des anciens.Cette évolution étymologique est très riche de signification dans la mesure où, avant de signifier la crainte des dieux, le mot indiquait, dans une période pré religieuse. qui remonte sans doute à l'époque des chasseurs cueilleurs, une attitude fondamentale des êtres humains face à la vie .Ceux-ci attendaient sans crainte, tout ce dont ils avaient besoin, de la fécondité de la terre mère. Cet esprit a laissé des traces encore maintenant dans notre langage, par exemple dans l'expression "cueillir la vie". Mais pour savoir cueillir la vie, il fallait recueillir la parole et l'expérience des parents et des anciens, à une époque où les hommes n'étaient par encore pervertis par le religieux. C'est encore le sens profond du mot recueil. C'est ce recueil qui permettait aux êtres humains d'exister, c'est à. dire de prendre place parmi les êtres et les choses. Ce qui est bien, encore au plus profond des êtres humains, le projet de tout être humain et des parents n'ayant pas oublié ce qu'était la vie. C'est de la terre mère et des ancêtres dont les dieux (ceux qui se veulent dieu ou se prétendent tels) ont pris la place. Dans les mythologies des grandes civilisations, les dieux ne deviennent tels que par la destruction des puissances terrestres créatrices du monde auxquelles ils substituent leurs prétentions ordonnatrices de la terre, sinon de l'univers. Ainsi, dans la mythologie assyrienne le dieu Marduk tue Tiamat, puissance terrestre et marine fondamentale pour recréer la terre à partir des parties de son corps déchiré. Dans la théogonie d'Hésiode Zeus ne devient le dieu suprême qu'après sa victoire sur les titans, fils de la terre, et il "réordonne" alors la terre. Dans la religion, définie comme soumission à un dieu tout puissant, en toute logique, l'existence humaine pleine et entière tend à s'évanouir. On reconnaît la présence d'un ordre social de nature religieuse, sous quelqu'une de ses formes, à la présence du sentiment de cette inexistence, ou à celui d'une existence non reconnue. Seul un événement cataclysmique peut expliquer un tel renversement et il n'est actuellement pas impossible d'en préciser les contours.

La guerre du profane contre le religieux

Il est une véritable sagesse dans les textes sacrés et les discours "religieux". Mais à y regarder de plus près, cette sagesse n'est pas d'origine religieuse. Elle est d'origine profane. Elle n'est que la sagesse des hommes, cette part de sagesse à laquelle les hommes ne peuvent pas renoncer, telle qu'elle est reprise des sagesses des peuples chez lesquels la religion est venue s'installer . La part de sagesse d'Abraham et de la bible n'est pas celle d'un "dieu", elle n'est que celle des peuples de Chaldée dont Abraham est issu et de Canaan où il s'est installé. Il en est de même de la part de sagesse mahométane qui est issue des peuples de la région de La Mecque où Mahomet a vécu et de Médine où il s'est installé. Les religions ne sont, en effet, acceptables par les peuples que dans la mesure où elles reprennent et font entrer dans leurs canons les moeurs et les sagesses. de ceux-ci. Ce que l'on a appelé leur syncrétisme religieux (mélange de représentations et de morales sociales avec celles de la religion) n'est que l'expression de cette auto préservation face à ces idéologies, déguisées en lois "divines" qui prétendent régler leur vie. Et ce syncrétisme n'est pas l'apanage des très petites ou anciennes civilisations ultra marines, il est massivement présent aujourd'hui, dans tous les continents et tout le monde actuel. Que des fidèles accommodent leur religion aux moeurs de l'époque, par exemple, qui s'affranchissent de la loi de "dieu" sur l'interdit de l'avortement, est une marque de ce syncrétisme. Tous ceux qui choisissent les préceptes de vie qu'ils vont, ou non, respecter, s'excluent de la religion tant celle-ci est soumission totale à la loi divine. C'est ce que nous signifie l'épisode des textes dans lequel Abraham, par soumission à dieu, s'apprête à sacrifier son fils Jacob. Les dieux n'ont que faire des sentiments humains et des situations humaines Une "religion" qui suit les moeurs ou les idées d'une époque n'est plus qu'une simili religion et un simple syncrétisme. Le dieu est anhistorique et sa loi ne peut varier. C'est bien ce qui différencie la religion musulmane ou la religion juive, de la religion "chrétienne" catholique actuelle. Cette dernière, "trop à la remorque des hommes", perd sa dimension véritablement religieuse. C'est là la source de tous les schismes, et de l'affaiblissement de l'alibi religieux des pouvoirs. Le pouvoir d'un chef politique profane est sans commune mesure avec celui d'un chef religieux. La religion est au fondement du pouvoir politique, (cette dimension reste présente là où l'esprit de religion est entré dans des valeurs matérielles: les dieux pouvoir, argent, célébrité, etc.) .Mahomet a compris que c'est sur ce qui restait d'esprit religieux, et donc d'esprit de soumission, qu'il fallait se fonder pour pouvoir satisfaire ses ambitions. Ambitions politiques et religieuses participent de la même logique : il s'agit de se substituer aux autres hommes, dans la conduite de leur vie, et de prendre la plus grande place possible, si ce n'est toute la place. Et, pour cela, apparaître comme détenant, seul, les clés de leur survie. Attitude, à la fois, des "dieux" et des rois et de ceux qui les servent et s'identifient à eux.. Les rois se voulaient, et apparaissaient, malheureusement, aux yeux des hommes, comme thaumaturge (faiseurs de miracles). Ce qui leur conférait un pouvoir absolu et les marquait d'une aura divin. Il en est ainsi de tous les dieux anciens et des nouveaux dieux : ceux de la richesse, du pouvoir, de la célébrité, voire de la connaissance, et de tous ceux qui se veulent, veulent apparaître, ou se croient plus importants qu'ils ne sont et qu'un être humain peut l'être.. Toutes choses qui relèvent d'une puissance magique de nature supra humaine. La possession de l'or et les dorures, "qui renferment la lumière céleste", en sont la marque.. L'or n'a de valeur que par le fait qu'il est la marque d'une appartenance divine, hors de quoi, il n'est aux yeux des hommes qu'un vulgaire métal décoratif. Les dorures sur les murs, à l'image des tabernacles, sont la marque des palais divins. Le veau d'or est un dieu pour les hommes qui veulent s'emparer de "la puissance" et de "la gloire" prêtée aux dieux.

Dans toutes les religions, et on retrouve cela dans des prières vieilles de 5000 ans, la vie est le privilège des dieux et toutes vies sont dans leurs mains. Il n'y a pas de vie en dehors d'eux. Dans les textes les plus anciens, dans la mythologie macédonienne, 3000 ans avant J.C., dans la bible, le bonheur recherché, et donné par les dieux à ceux qui le servent, est un bonheur terrestre. Mais les trop grandes exigences humaines devenant dangereuses pour les dieux, et risquant de les faire apparaître pour ce qu'ils sont, les paradis, lieux de la vie véritables, et les dieux eux-mêmes, sont déplacés vers les cieux, hors de portée et de contrôle des hommes. Il ne reste plus, à ceux qui veulent vivre, qu'à tout attendre de leur dieu, à s'attacher passionnément à lui et à se fondre en lui, au prix de leur bonheur immédiat. (ce que le christianisme autorisait et qui est sûrement, avec la restauration de la valeur du sentiment humain, la source fondamentale de son succès). Ou alors, il ne leur reste alors qu'à devenir eux-mêmes, dans leur fantasmatique, des "dieux", puisque les "dieux" sont les seuls dépositaires et les seuls maître de la vie. C'est là, semble-t-il, les deux principes fondamentaux inconscients qui organisent la vie et toutes choses dans les grandes (par le nombre) civilisations. Comme le caractère divin est exclusif de tout ce qui n'est pas lui, ce qui s'organise alors, c'est une compétition totale pour la vie, chaque place étant exclusive de toutes les autres, compétition dans laquelle la proximité du dieu ou le caractère "divin" de l'individu décidera du droit à la vie. Le monde s'organise alors selon la logique verticale du "mérite". L'école forme des "élèves" c'est à dire qu'elle donne à chacun, non pas l'art de la vie terrestre, mais la possibilité de s'élever vers le monde des dieux. L'égalité qu'elle revendique est celle de la possibilité de pouvoir prendre rang pour accéder au monde divin, là où est la vie. Donner à chacun sa chance, c'est en même temps justifier l'inégalité finale qui en résulte. Etymologiquement, le mérite, de "mérités" en grec, est le "rang" occupé dans le partage des dépouilles de guerre, décidé par le chef. Tous, alors se détournent de la terre mère, jettent dans le mépris et la dévalorisation ce qui n'est que naturel et terrestre, dont notamment la femme, la fille directe de la terre féconde. Et les yeux tournés vers le ciel, se lancent dans la recherche du premier rang, voire de la place divine. Recherche qui les jettent, chacun de son côté, dans une guerre chacun contre tous. C'est avec la naissance de la religion qu'est né le refus de l'autre, et la psychopathologie chez les hommes.

Chrétien, catholique, et musulman

Dans ce que l'on considère habituellement comme "religion", il faut, ainsi, bien distinguer les deux logiques antagonistes : ce qui est, à proprement parler, religieux, la soumission à un "dieu", et ce qui, au sein même de ces soi-disant religions, est à proprement parler, le plus souvent inconsciemment, anti religieux, c'est à dire ce qui accorde la prévalence au désir et au sentiment humain, servis par l'intelligence, dans la pensée et la conduite se sa vie.

Ainsi, le chrétien est à l'opposé du catholique, et du musulman. Le catholique et le musulman dans la mesure où ils s'en tiennent strictement à la loi de leur dieu sont religieux. Il en va tout autrement du chrétien, ou du moins de celui des origines. C'est en tant qu'il déclare qu'il est venu abolir la loi, au profit de l'amour, que Jésus Christ est suivi par ses disciples. Il leur rappelle qu'il faut, pour cela, ranger les épées, précisément parce que l'amour ne se décrète pas.. Il ne peut être le fait de la loi d'une autorité à laquelle il faudrait se soumettre. Le "aimez vous les uns les autres" fondé sur une loi, n'a de sens que pour les désespérés de l'amour. L'amour est inscrit dans le coeur des hommes qui n'ont pas été desséchés par des siècles de domination, et il y fait toujours de la résistance. Les "dieux" n'aiment pas que les hommes accordent de la valeur à d'autres qu'eux. Ils veulent que tous les yeux soient tournés vers eux. Le christianisme originel est en ce sens, une anti religion, il refuse l'autorité ecclésiastique et tout forme de soumission et restaure la valeur du sentiment humain. Il s'inscrit en cela dans les mouvements de révolte contre la domination religieuse, qui sont apparus en même temps que la royauté, la religion elle-même, et l'esclavage, à l'aube du néolithique, très certainement dès 10000 ans avant J.C. et sans doute bien avant, dès les premiers événements qui en constituaient l'annonce. L'ambigüité du christianisme, réside dans le fait que les premiers chrétiens, mal libérés de leur religion antérieure, ne voyaient que l'action d'un dieu pour les libérer de l'oppression des dieux et des rois de leur époque. C'est la même logique qui fait que les peuples attendent encore, pour les libérer de l'oppression, un "homme providentiel", un géant, un titan ou un être possédant des pouvoirs suprahumain, de nature quasi magique, sinon divine, tant ils ont intégré l'infériorité, l'impuissance, la culpabilité, que leur ont inculqué les religions . Mais le fait de vouloir faire de Jésus Christ un dieu, les a condamné à devenir "enfants" fidèles d'une religion, la religion catholique, avec tous les méfaits que cela a engendré. C'est cette contradiction qui est à la source de tout les schismes qui se sont organisés, dans l'histoire, autour de l'humanité ou de la divinité du christ. C'est elle qui tend à organiser la doctrine de l'église entre le temporel et l'éternel et qui engendre, dans l'église, à la fois l'humanisme le plus profond quand les hommes parviennent à lui imposer leur loi et la domination la plus totale et la plus cruelle quand l'esprit de soumission au dieu l'emporte.

Quand les hommes accepteront-ils de voir que les dieux, tels qu'ils apparaissent et se comportent dans les religions et les mythologies religieuses, y compris dans les mondes sur matérialistes, obéissent aux mêmes schémas psychologiques, aux mêmes exigences tyranniques et totalitaires que ces enfants à la fois gâtés et mal aimés, devenus tyranniques et insupportables aux adultes.

Quand verront-ils que l'infantilisme divin, et celui dans lequel les dieux les enferment sont à la source de toutes les grandes perversions sociales, et au bas mot de la pédophilie et de la violence envers les femmes

Quand les hommes comprendront-ils qu'ils n'ont pas besoin de "dieux" pour résoudre leurs problèmes, que la magie, fut-elle divine, n'existe pas et ne repose que sur la force de désirs frustrés et sur l'illusion. Et que s'identifier à eux ou à ceux qui s'en disent serviteurs, c'est se vider de sa propre existence et se réduire soi-même, avec tous ceux qui font de même, à l'impuissance.

Quand comprendront-il qu il n'est pas impossible de construire un monde meilleurs, voire que l'on peut qualifier de paradisiaque, même s'il est de bon ton de le nier en se gaussant dans tant de milieux intellectuels, et contrairement au témoignage vécu de beaucoup d'êtres humains et de peuples.

Les "dieux" ne sont pas au service des hommes et de la terre, mais au leur, et sont prêts a construire tous les autels, au nom d'une illusoire sacralité, pour le sacrifice de ce qui n'est pas leur propre intérêt, bien ou mal compris. L'autel des sacrifices est l'alpha et l'oméga de la véritable religiosité. Quand les hommes comprendront-ils qu'après déjà tant de sacrifices humains, ils sont en train de construire l'autel où la planète sera sacrifiée, au nom de la sacralité, pour le plaisir des "dieux" et de tous ceux que la maladie de la religiosité réelle a contaminé.

1les anciens croyaient lire dans les entrailles des animaux les décrets divins. Psychanalytiquement, cela signifie que cette volonté est d'abord celle du sacrifice de toute forme d'animalité non divine.

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