Ça commence à bien faire !

Nice le 18 juillet 2019.

 

Chers amis, et lecteurs, je suis très en colère. Pourquoi ? Tout simplement car je regarde les JT des chaînes publiques et ce sont ces émissions qui provoquent  cette colère (à part ceux d’ARTE). Holà Le_Courteau, ne te met pas la rate au court-bouillon , regarde les JT des autres chaînes.

Hélas non, sur les chaînes privées, c’est tellement pire que ça fait belle-lurette que je ne me gâche plus mon temps à le faire.

Et, pourquoi il est en colère le biquet ?

Ce qui me met en colère, c’est que quand je connais, ne serait-ce que superficiellement le sujet abordé, je m’aperçois que l’on me roule dans la farine.

Je me pensais être le seul, mais dès que j’en parle, les personnes sont d’accord avec moi et partage mon avis. Un petit exemple peut-être ? Un de mes amis a vu un reportage sur les plats cuisinés industriels contenant de la viande. Le journaliste a fait mention trois fois de la présence « décoli » dans les préparations. Il a fallu quelques minutes à mon ami pour se rendre compte que ce n’était pas écholi ou des colis dont on parlait mais d’Escherichia coli. Vous me direz et alors ? Il faut savoir que ce sont des bactéries qui sont présentes dans les intestins. Quand la bête est abattue, on l’éventre et à ce moment les matières fécales rentrent en contact avec les muscles qui servent aux préparations. Le journaliste a donc parlé d’ « écoli » pour ne pas dire « on trouve dans la viande des traces de ……merde ! ». Le service public peut-être fier d’avoir traité ce sujet dans la rubrique des informations. Il pourra toujours y faire référence pour faire montre de son indépendance. Je dirai moi, que le sujet a été traité dans la rubrique désinformation.

Je reconnais que journaliste est un métier difficile. On traite de tout et n’importe quoi, et on ne peut être spécialiste de tout, mais cela n’empêche de poser les bonnes questions. C’est sûr que donner la parole à des personnes intéressées au sujet, peut paraître une mise en exergue des conservatismes professionnels, des corporatismes. Là aussi le journaliste peut réagir et poser des questions gênantes…

Maintenant, on va rentrer dans le dur, et voir ce qui hier a provoqué l’écriture de cet article en réaction. Mais d’abord regarder cette vidéo du 20H de France 2 du 17/07/2019.

 En voici l'adresse, le sujet commence 20mn après le début :  20H du 17 juillet 2019

Ou la bande son du sujet : 

Le journaliste aurait dû faire remarquer que la retraite des enseignants interrogés était assez conséquentes, et que par soucis d’une meilleure répartition de la richesse entre retraités, il faut peut-être que certains gagnent moins pour que d’autres gagnent plus. Mais point de question. La réalité des pensions des fonctionnaires et enseignants compris, c’est que ce n’est pas une retraite, mais un salaire différé. Tous les mois, les fonctionnaires actifs cotisent. Cet argent ne va pas dans une caisse, mais à l’État, qui redistribue immédiatement en payant les fonctionnaires retraités. Il n’y donc pas, par nature, de déficit « de la caisse retraite des fonctionnaires ». Maintenant, pourquoi le calcul est fait sur la base de la moyenne des six derniers mois ? Parce que les fonctionnaires sont mal rémunérés en rapport à leur niveau d’étude. On « majore » donc leur niveau de pension. Rappelez-vous, François FILLON qui justifiait la rémunération de Pénélope (Moyenne de 3200€ net par mois), par le fait « qu’elle avait les titres universitaires qui le justifiaient ». Une licence, 3 ans post-bac. Les professeurs du premier et second degré ont tous, maintenant, un master. 5 ans post-bac. Comme un ingénieur. Quel ingénieur commence sa carrière en gagnant 1428€ net, et la finit au bout de 40 ans à 2485€ ? Quels salariés acceptent de voir leurs salaires stagner un, deux, trois ans consécutifs ? (gel du point fonction publique de 2010 à 2016 ; et de 2017 à 2022). Vous avez échappé à ces questions et analyse.

Le reportage est cependant équilibré, car on donne la parole en la fin à un député LREM.

 Bande son : 

La journaliste annonce une remise en cause des projections faites par les enseignants, alors que le député annonce une large concertation pour « que les enseignants ne soient pas perdants ». Silence assourdissant de la journaliste à propos d’une prise en compte des enseignants particulièrement dans un Système Universel de Retraite. Elle rappelle de la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter les enseignants, sans la relier à la promesse déjà faite par Nicolas SARKOZI le 27 février 2012 qui proposait la réduction du nombre d’enseignants parallèlement à une augmentation de 30%. Les effectifs ont décru, les salaires ont stagné.

Merci, beau travail.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.