"Jamais ne dirais ce que je suis"...

Jamais ne dirais ce que je suis

Trop pauvrement décharné aux yeux des hommes

J'entends leurs rires

Ils aiment faire de ces malheurs

Une telle fête !

Seulement à eux pour eux.

Où serait un parfum de noblesse

à ces misérables coquilles en détresses

Ils ne pourraient pas s'en empêcher

Ce serait un tonnerre que leur joie

Gestes en tombeau d'agonisant longtemps

Que je cache

Ce masque inerte me trouble

Même quand je l'oublie

            Gérard Lemaire     2005

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