désir du monde

quand on est calfeutré ...

 

Cette blancheur parfaite

Sur moi autour de moi

 

S'étendant partout dans l'infini et ses trappes

Jusque dans l'oubli du monde

 

Ce dangereux oubli impardonnable

Mais d'un désir envahissant

 

Cette blancheur

Ouverte à toute tristesse

 

Cette neige si calfeutrée

Sur la pesante porte

 

Jamais cette blancheur de la poésie

Ne pourra être forcée

 

Ne pourrait devenir

Autre chose que le lancinant réveil

 

               Gérard Lemaire            2008

p28 du livre "Gérard lemaire, un poète à hauteur d'homme"    mai 2019 au Contentieux,  Toulouse

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