lierre, ce chant impavide

        Le lierre.

                                               À René Bourdet.

 

Lierre âpre aux tendres feuilles

Qui recouvre la pauvreté des pierres

 

Ton élan me semble si humain

Dans sa toute tranquille impétuosité

 

Tu traverses les murs si allègrement

Admirable cette vélocité de caractère

 

Toute une maison peut disparaître

Sous ton emprise qui la rend

 

Proche d'une imaginaire forêt

Un regard d'enfant te lance l'ode

 

Lierre aux reflets si vifs

Aux racines adorant tout le ciel

 

Tu es le chant le plus impavide

Qui enveloppe l'angoisse du jour

 

      Gérard Lemaire    2000

 

René Bourdet, artiste creusois, comédien, paysan, anar, chef d'orchestre du festival d'été « Les jardins-jeudis de la Spouze » à la Celle-sous-Gouzon (23) ; il publie «œil de Fennec », une revue de poésie, depuis 1981 (386 numéros) après avoir fait "œil de lynx" des années

 

 

 

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