des oiseaux ; promenade dans le jardin

 

 Les oiseaux armés jusqu'aux dents

Se tiennent droit sur le fil

 

Alors bien tranquille tu entres

Dans le jardin des délices d'automne

 

Tu pénètres à pas lents dans l'allée

Avec ce puits et son eau tout au bout

 

Tu te souviens qu'un jardin est

Comme une ombre sur le jour

 

Il te rappelle que l'allée jonchée de feuilles

A une mémoire dans ses entrailles

 

Parfois brille un semblant de phare

Dans cette forêt d'arbres dévorés de parasites

 

Des fruits rouges encore tombent sur le sol

Ils vont rouler sous les touffes ici et là

 

              Gérard Lemaire       2007

 

 

des fauvettes

ébruitent

 

le

 

fond

 

de

 

l'œil

 

pas grand chose à

dissembler

 

Poèmes de Guy Benoît «  Ma mort reconnaîtra (sans qu'on sache le versant) » 2014 ; p16

 

 

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