...traversé malgré tout... par les effluves de la beauté...

Vomissant dans l'ailleurs inaudible

La main de solitude

 

Chair de sang appelant un verbe

Appelant l'amie qui croit et vit

 

Appelant une rencontre n'importe où

Pour rompre ce qui n'a jamais été rompu

 

On est malgré tout traversé de part en part

Ne serait-ce que par les effluves de la beauté

 

Par le manque en spirales de vertiges

par la conscience de sa propre muetteté

 

N'étant moi-même que cette branche morte

Qui regarde jalousement une sève sous les pas

 

Désirant que l'ennui s'appuie sur la douceur

Cet ennui dont les vautours accusent la terre entière

 

        Gérard Lemaire    2012

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