un bouffon ne pourrait même pas en rire

Pourquoi ce fond de silence

Qui vous tend

 

Si aimablement les bras

Et ces aurores dans les bombes

 

Ces aubes de myriades de tourbillons d'yeux crevés

Voilà de quel plateau

 

Même pas un bouffon ne saurait parler

Ces jours sans repos

 

Qui narguent

Le marché d'invalides

 

Quel clipper quelle goélette quelle barque

Troublera ces ouragans de sécheresse

 

Ces lignes de pylônes sans inspiration

Au bout des voies de cimetières qui n'ont pas fin

 

        Gérard Lermaire     2007

 

 

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