Le dernier poème de Georg Herwegh / Était un appel à la grève générale...

                  H o r i z o n

 

Le dernier poème de Georg Herwegh

Était un appel à la grève générale

 

Il apparaît aujourd'hui tel un monstre

Sorti de quelques enfers océaniques d'ailleurs

 

C'était juste un allemand sans frontière

Il dut se réfugier en temps à Paris et à Strasbourg

 

Comme ça de rares noms flottants

Baignent dans l'oubli universel le plus contrôlé

 

Nulle part ces profils sur les rayons

Des librairies maisons de la presse et autres

 

Où paradent mille et mille revues-magazines

Sur l'art de passer son temps à ne rien faire

 

L'écran ensuite absorbe les Restes

les néo-poètes s'agenouillent entre les fesses des dictateurs

 

      Gérard Lemaire   2004

 

Georg Herwegh, 1817-1875, poète allemand, traducteur, révolutionnaire,

 

 



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