Innommée

J'ai découvert ce matin une part du ciel

Enveloppée d'une nuit claire

Mais c'était ma propre main

Qui soulevait un voile

C'était le plus caché de l'Innommée

Parsemé de pâquerettes

Dans les voûtes cette fois brûlantes

C'était ma bouche percée d'une flèche si vive

Que je ne pouvais parler cette vue de bonheur

La tente d'une nomade posée là sous mon regard

Exhalant l'issue d'une extase

Promise à un berceau

                       Gérard Lemaire    2000

paru dans Diérèse, n°9, avril 2000 ; gérant : Daniel Martinez, Ozoir la Ferrière (77)

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